vendredi 26 juin 2020
les rêves évanouis
samedi 23 mai 2020
Non tous les emmerdeurs de sont pas pervers narcissique
L’emprise n’est pas générée que par les pervers narcissiques. J’ai repéré, dans ma pratique clinique, trois autres types de personnalité qui génèrent et entretiennent de type de lien.
- La personnalité paranoïaque. Elle se décrit classiquement comme étant porteuse de quatre traits : la méfiance, l’orgueil, la psychorigidité (la fixation de principes rigides et le fait d’être têtu) et la fausseté du jugement (l’interprétation du réel sur un mode – justement – paranoïaque). Pour la personnalité paranoïaque, qui n’est pas avec elle est contre elle : toute tentative de lui expliquer que son point de vue est peut-être erroné sera perçue comme un signe de collusion avec le « complot ». Qui plus est, le raisonnement paranoïaque est logique et cohérent, son vice fondamental étant qu’il est fondé sur des prémisses fausses.
Toute personne souhaitant (ami, amour…) ou étant obligée (relation de travail…) de maintenir une relation avec une personnalité paranoïaque se trouvera dans « l’obligation » de ne pas la contredire, ce qui l’amènera à faire/dire/ressentir/penser des choses qui lui sont étrangères, et à renoncer à des pans entiers d’elle-même, ce qui est une des définitions de la relation d’emprise.
Pour peu que la relation soit forte (amour ou admiration sans bornes par exemple) on n’est pas à l’abri alors du phénomène de « délire à deux » décrit au début du XXe siècle par les psychiatres Sérieux et Capgras. Dans le délire à deux, la personne saine se met à adhérer aux thèses délirantes du paranoïaque, comme on peut le voir dans les phénomènes sectaires, dans des mouvements politiques extrêmes et délirants (3e Reich par exemple) mais aussi dans des sphères beaucoup plus privées, au travail et dans les relations amicales, familiales ou amoureuses.
- La personnalité obsessionnelle. La personnalité obsessionnelle est rongée par une angoisse intense qu’elle tente de contenir en étant excessivement contrôlante, organisée, pointilleuse, maniaque, déraisonnablement perfectionniste, néophobe (effrayée par la nouveauté) et têtue (très têtue). Toute personne rentrant en relation avec une personnalité obsessionnelle se verra tôt ou tard contrainte de se soumettre à ses multiples fixations, obsessions et maniaqueries, si elle veut éviter une vie d’arguties et de disputes sans fin pour des détails. Elle sera donc amenée, elle aussi, à renoncer à des pans entiers d’elle-même pour faire/dire/penser ce que l’obsessionnel attend d’elle. Comme à chaque fois, plus la relation est forte (amour, amitié, admiration sans bornes) plus l’emprise sera forte.
- La personnalité passive-agressive. Les personnes passives-agressives ont dû, souvent pendant l’enfance, s’opposer à un parent qui faisait beaucoup trop pression sur elles pour qu’elles soient conformes à son désir (violence verbale ou physique, mais aussi pression excessive pour les résultats scolaires ou quoi que ce soit d’autre). Quand elles n’ont pas pu s’opposer activement et exprimer leur colère, elles se sont mises à s’opposer passivement, en « ratant », « oubliant », « sabotant » etc.
Adultes, ces personnes cherchent à se remettre dans le même système, celui de la résistance passive. Il leur faut donc une pression (qu’elles vont créer !) à laquelle elles vont pouvoir résister.
Le piège de la relation passive-agressive fonctionne en deux temps. Dans le premier, la personne va par exemple se montrer charmante (suscitant le désir de la fréquenter, ou de rentrer en amour) ou en détresse (suscitant le désir de l’aider) … de façon à déplacer son désir à elle (celui de construire une relation amoureuse ou d’être aidé) chez l’autre. Une fois ce désir créé chez l’autre, elle va se mettre à y résister. L’autre n’y comprendra plus rien, et il est fréquent qu’il (ou elle) se mette à « courir après » et à faire pression pour pouvoir réaliser ce qui au départ était le désir… de la personne passive-agressive. On constatera alors les caractéristiques de la relation d’emprise : confusion mentale, obsession, « pliage en quatre » pour se conformer à ce qu’on imagine que l’autre attend (et qui n’est jamais énoncé clairement), renoncement à soi…
Bien sûr, les personnes acceptant de rentrer dans des relations d’emprise sont souvent prêtes à payer très cher le fait de se sentir aimées ou appréciées. Souvent, elles ont la croyance qu’on ne peut pas les aimer comme elles sont, sans conditions, et elles sont prêtes à « travailler » très dur pour qu’on les aime. Une fois l’emprise identifiée, c’est l’acceptation tendre d’elles -mêmes qui sera leur porte de sortie. Et le constat qu’il vaut mieux parfois être seul(e) que mal accompagné(e)…
[1] Anne Clotilde Ziégler, Pervers narcissiques bas les masques, Paris, Solar, 2015
Publié par
Anne Clotilde Ziégler
Psychothérapeute, formatrice-consultante, auteur. En exercice libéral
#perversnarcissiques#emprise#personnalitéspathologiques#diagnosticdifferentiel#obsessionnel#personnaliteparanoïaque#personnalitepassiveagresive#diagnosticdifferentielperversnarcissique#perversnarcissiquesbaslesmasques
mercredi 13 mai 2020
respirez, pensez, agissez, vivez
samedi 21 mars 2020
Chapitre 9 : Arrogant partie 2 : soupir d'un coeur
mercredi 25 décembre 2019
Quand l'autisme lance une mesure AEMO
mercredi 11 décembre 2019
chapitre 9 : Arrogant partie 1
Depuis quelques années, le sujet des violences conjugales subies par les femmes n’est plus tabou. Qu’elles soient physiques ou psychologiques, elles sont aujourd’hui reconnues, et la lutte contre celles-ci est devenue une cause médiatisée
Enfin dans les faits car dans la réalité
Les femmes sont les premières victimes de violences conjugales certes mais dès que le handicap entre en jeu, là, il y à un engouffrement de la partie adversaire : prises en charge des enfants concernant leur pathologie, aide ménagère, TISF préconisé par la PMI et mise en place de celle-ci pour m'aider selon eux dans dans mon quotidien ce qui n'est pas justifiable car de 03 au 31 octobre 2018 , j'ai pu pleinement prendre en charge mes enfants avec aucune aide avec seulement 4 heures semaine de TISF (cf attestation d'hébergement de CHRS Louise Michelle du 06 décembre 2019).
J’en vois déjà un qui roule des yeux en se disant qu’une femme handicapée ne peut pas subir de violences de la part de son mari, selon sa définition propre car une claque, deux et plus ce n'est pas selon lui de la violence,ou insulterai ou menacerai de mort ce sont que des mots, rien de plus.Une femme en situation d'handicap ne peux s'occuper seule de ses enfants.
STOP aux idées reçues.
C'est logique et humain de penser à celà car là société nous façonne pour croire à cette image, non!
C’est vrai qu’un homme d’1m85 et 80kg est largement de taille à mettre une femme handicapée en canne ou fauteuil par terre, debout la tenant fortement pour qu'elle ne tombe pas ce qui explique les ématomes aux bras. Et puis 1m 58 et 54 kg quand elle se ramasse des claques ou giffles ce n'ai pas une douce brise sur sa joue, mais une tournade.
Et comment ça à commencé !
Mon mari est tunisien, nous nous sommes rencontré sur une site de rencontre handi- valide, donc monsieur connaissait ma situation.
Sa situation ne me gênait pas, je voyais l'homme attentif, attentionné, affectueux, un père que mes enfants appelaient papa combien il était devenu indispensable pour nous.
De fait de sa situation de sans papier pendant 18 mois le parfait homme, quelques tirrallements mais rien, enfin le "rien" est léger car toujours à être insatisfait de lui même tel un ado qui faut remotiver, un ado avec ses crises et les crises ont augmenter sans que je puisse les contrôler, (bris de vaisselles- jouets- hurlements)mais voilà c'est con mais j'étais tombé amoureuse ce qui ne m'à pas aidé pour la suite de mon histoire.
«D’abord des insultes. Toujours plus dures les unes que les autres.» où de me dire qu'il le fera à ma place pour ne pas me fatiguer selon lui, il m'enfantilisait en permanence.
Tout d’abord, répondre à la violence par la violence, c’est inutile, je suis de nature à l'échange, à la communication. Parfois, on ne se laisse pas faire, on essaie de se protége. Et d’autre part, les choses viennent insidieusement, on ne voit rien venir, vous connaissez le proverbe : l'Amour rend Aveugle ! Exactement j'étais devenue aveugle je ne voulais que son bonheur.
Les doutes, les questionnements :
Pour ma part, cela a commencé quand j'ai reçu ma première gifle, pas compris, c'est lui que j'aime enfin que j'aimai et pas ce Pascal qui à 19 ans de plus que moi, oui il était un peu le père que je n'ai jamais eu : protecteur.
J'ai promis à mon futur mari que nos liens allait cesser ce que j'ai fais, nous avons commencer à être dirigé, cela m'ennuyais mais il me le présentait comme une nouvelle organisation familial et moi et bien j'avais toujours ce voile sur mes yeux : faire comme ça et pas comment ceci tout devait tourner selon ses choix, enfin notre famille était au complète avec ce ventre qui s'arrondissait et là douce brise m'à emporté vers un précipice que je voyais pas : tomber dedans aurait été fatal.
Il mesuré combien j’étais bien accrochée à lui éprisse au point de laisser passer toutes sortes de choses. Sous couvert d’une dépression monsieur s'isolait, buvais beaucoup de bières, ses lieux de prédilections étaient le garage ou la voiture où il s'enfermait parfois des longues heures avec notre fille et dès que je lui disais que Sirine doit être avec ses frère et soeur, il me poussait, je tombais parfois comme il l'a précisé lors de l'audience du 10 décembre 2019, il venait m'aider en me disant : et bien tu vois imagine que je ne sois pas là et que tu tombe, et de crises à l’encontre de celle qui lui avait fait du mal par le passé, sa famille laissé au pays, son stress quand il prenait ma voiture sans permis et sans titre de séjour. Là mienne aussi car en cas d'accident et bien voyez, mais voilà je l'aimais et je lui offrais tout ce qu'il voulais : voyage en Tunisie seul, Belgique, scooter, cigarettes, bière, voiture pour l'essentiel. Je devais lui dire Oui car sinon il se mettaitdans une rage, en me disant des choses absurde comme : tu achete pour ton chat mais moi tu t'en fou.
Et puis nous nous sommes mariés, notre famille, ma famille était enfin au complet avec ce petit être qui grandissait en moi.
Et à 7 mois de grossesse mon rêve, mes espoirs ont basculé.
D’abord des insultes. Toujours plus dures les unes que les autres. Puis des humiliations, dans l’intimité d’abord, puis de plus en plus au grand jour.
Et enfin des coups, jamais à mains nu toujours avec des objets : vêtement, papier... des bris d'objet : ma canne, de la vaisselle, des jouets, comme il l'a signalé aux audiences du 05 et du 10 décembre que je ramassais avec difficultés, et en conséquence qu'il devait faire pour sécuriser notre enfant.
Pendant près de 2 ans, j’ai cru que c’était ma faute. Je ne savais pas, je ne comprenais pas ce qui le mettais en colère mais que je devais le mériter.
Que cette colère était justifiée. Que j’étais la cause de cette colère. Et donc que je méritais d’encaisser cette colère.
La première violence, c’était de réussir à me faire croire et à faire croire aux autres que tout était de ma faute. Que je n’étais pas assez ceci, trop cela.
«La seule chose pour que la justice passe : oser porter plainte car à la maison les enfants en souffraient beaucoup.» Et devenaient à leur tour les souffres douleurs de mon mari par des petites réflexions andines pour lui.
À force, j’y ai cru, et je le suis devenu. Et donc je me suis persuadée que c’était de ma faute. Rabaissée, humiliée, insultée, frappée, blessée au corps, au cœur et à l’âme, mentir pour lui, le protéger, l'aider dans ses démarches.
C’est ce que j’ai vécu pendant près de trois ans Jusqu’au jour où j’ai eu la force et le courage d’arrêter les choses.
Les violences conjugales sont un délit, voire un crime, selon la gravité de celles-ci. La justice est armée pour intervenir. La seule chose pour que la justice passe : oser porter plainte mais voilà lorque la partie adverse demande la clémence et fait appel de la décision de la cour d'appel de Caen et bien ça vous grève le coeur car la violence est bien présente mais est discutable car ça serai les services sociaux d'après Monsieur qui aurait engendré cette violence qu'il qualifie de disputes, mettant en cause sa religion, différences culturelles la "lourdeur" de l'handicap pourrait justifier de son comportement impulsif, de sa fatigue car suivant une formation et après un travail en poste, et il deviendrai même la victime de cette affaire de violence inter familiale.
Et moi! Et bien c'est banalisé, voilà comment je vois celà Monsieur le Président, alors qu'on me disais ne banaliser jamais ce que vous avait vécu, soyez franche, il y a, avait cette ambiance qui m'empêchait de dire toute la vérité.
Affronter le regard des gens, médecin, agent de police judiciaire, éventuellement juge et avocat, assistants sociaux,famille, avec toujours dans leur regard de l’incrédulité, un certain scepticisme et une question: pourquoi un homme valide, bien présenté serai t'il avec une femme à mobilité réduite avec des enfants atteint de TSA!. Certains disaient que j'avais de la chance, ou par Par Amour ! Ou autre chose que je laisserai seul décideur selon l'argumentation de Monsieur.
Lorsque les certificats d'ITT de 10 jours où 5 jours sont remises en causes car le médecin ne précise pas combien de largeur ou de hauteur fait l'hématome.
Que du fait de mon handicap et sachant que j'ai élever seule et sans que les services sociaux n'ai connaissance de notre famille et parceque j'ai voulue longtemps croire en cet Amour car je pensais que de mettre autant de force dans mes craintes, mes peurs et mes espoirs cependant avec toute cette ferveur mon miracle ne s'est pas réalisé.
Il y a de multiples raisons, qui sont souvent les mêmes. Les enfants, tenir coûte que coûte pour les épargner. L’emprise. Même quand on essaie de partir une première fois, cette emprise est toujours là. Et sournoisement, elle vient vous pourrir votre nouvelle vie.
«Ce n’est pas ma faute, ce n’est pas votre faute.»
J’ai de la chance. J’ai quelques cicatrices, visibles et invisibles, mais c’est tout.
D’autres n’ont pas cette chance. Et meurent sous les coups de leur conjoint, ou mettent fin à leurs jours, réduits à néant, avec le sentiment qu’elles sont des moins que rien, qu’elles n’existent plus, victimes de cette emprise qui les dévore et non reconnue par la justice.
Si je m’exprime aujourd’hui, si je témoigne de ce que j’ai vécu, c’est pour deux raisons:
C’est une étape nécessaire dans le processus de reconstruction en tant que femme et en tant que mère. Ma maternité et mon rôle de mère ont été volé il ne m'à laissé je t'aide ç'est plus sûr pour notre fille. Mon humanité m’a été retirée quand je ne suis plus devenue qu’une chose, tout juste bonne à satisfaire les besoins de Monsieur.
Il faut beaucoup de courage, de force pour sortir de tout ça, je suis au début de mon parcours
Cette force est en chacune des victimes de ces violences, il faut juste la leur montrer. Il n’y a pas de honte, il n’y a pas de honte, même de savoir qu'il nous à été d'une très grande aide, toujours présent mais si complexe de sa personne.
Monsieur est responsable de ses actes, pas moi et j'aimerai qu'il en prenne conscience, car il n'ai pas tout seul il y à notre fille, une petite fille qui va grandir et si elle pouvait grandir entre deux parents certes séparé et qui ne sont plus à se mettre des battons dans les roues car mon son souhait et de retrouver une communication avec le père de notre fille afin que Sirine grandisse dans les meilleurs conditions possible
dimanche 15 juillet 2018
C"étais prévisible, mais le mur était si beau
mardi 17 octobre 2017
Du charme pour séduire, de la personnalité pour conquérir.
vendredi 14 juillet 2017
l'histoire du voyageur qui voulait (V)ivre
Et un jour j'ai réalisé que tout ça avait pris fin bien avant que je n'ose le réalisé. Le temps n'avait pas attendu mon accord pour faire ce qui devait être fait, il ne m'a pas comme une mère cajoler entre ses bras en me demandant d'accepter. Il l'a fait, silencieusement et je peux jurer qu'il n'y avait pas de bruit mais que le vacarme en moi était bien présent. Une fissure silencieuse qui se faisait, pendant que le monde tournait, je vivais une fissure interne qui me déchirait la poitrine et me séparait l'âme en deux, tandis que le monde lui tournait, et continuait de vivre.
Aujourd'hui je te laisse partir car je sais que tu me reviendra car depuis le 10 juillet 2017 je suis devenue ta femme et qu-à ton retour, tout aura changé et qu'à ton prochain voyage, le premier jour je vivrais le henné, le deuxième jour le wtia et le dernier jour c'est la dokhla.



