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dimanche 8 octobre 2017

Mon odyssée en compagnie des constructeurs du desespoir




Combien de temps un singe peut-il manger de bananes avant de se rendre compte qu’il en fait une indigestion?. C’est une question à laquelle je n’ai pas su trouver de réponse durant mes journées d’été ensoleillée. Pas que j'ai passé mes journées au zoo à travailler sur une thèse sur l'alimentation des grands singes mais plutôt à m'identifier à eux. 
Bon ok je vous explique :
Rappelez vous  après un long combat contre la COMMISSION DE REFORME qui désirai me mettre en invalidité donc en retraite pour inaptitude j'avais réussi à les convaincre que j'étais capable de retravailler.
Et voilà que à ma plus grande fierté j'ai repris mon travail à la Marine le 04 janvier 2016 seulement le coup du mauvais sort à fait que le 22 janvier j'ai eu un accident de voiture et j'ai dû racheter un véhicule qui me mobilisa pendant 10 semaines. L'été dernier j'ai failli faire une embolie pulmonaire qui me mobilisa durant 3 mois.
Et là la machine de l'administration c'est remise en marche
CONVOCATION devant le MEDECIN EXPERT dans leur seule intention de me mettre définitivement hors jeu.

Donc depuis le 18 octobre 2016 je suis officiellement en retraite pour l'invalidité, mais un autre suceur de sang vient faire son apparition et je reçois de la CAISSE D'ALLOCATION FAMILIALES une notification de dette en mai 2017 qui m'informe que j'ai travaillé 6 mois et que j'aurai trop perçu d'ALS, d'AAH et de MVA la somme à rembourser et de 3114 euros, je demande donc une remise de dette, une réduction de dette m'est alors accordé.  Fin Août je reçois un courrier m'informant que mon AAH me sera supprimé à compter du 01 novembre 2017 car je dois faire une demande l'ALLOCATION SUPPLÉMENTAIRE D'INVALIDITE sans compter une autre notification de dette m'informant que ma situation administrative à changer depuis le 01 octobre 2016 et en conséquence 4600 euros d'indû alors même que mes ressources on baisser de 30%.
Cette allocation est prioritaire à l'AAH donc vous n'avez pas le choix vous êtes dans l'obligation de la demander.  Si vous la refusez vous vous priver d'un complément de ressource INDISPENSABLE  A VOTRE SURVIS.
Mais voilà l'ASI est récupérable sur succession à partir de 39000 euros d'actif donc si vous percevez par exemple en complément de votre invalidité un montant mensuelle de 350 euros et cela pendant 20 ans cela vous fera à rembourser :45000 euros ( 84000 - 39000 euros d'actif qui vienne en déduction)
Vous! vous êtes mort donc c'est vos héritiers qui devront payer.

DERNIERE INFO :

Heuu oui j'oubliais, l'AAH pourrai venir en complément à hauteur de 810. 89 euros mensuel avec un complément de MVA.

Depuis le 01 févier 2017, les allocataires de l'AAH (au moins 80%) peuvent continuer à la percevoir au-delà de l'âge de la retraite sans avoir à demander l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) Ce nouveau dispositif permet par ailleurs aux personnes titulaires de la majoration pour la vie autonome (jusqu'à 104.77 euros par mois, qui permet à celles vivant dans un logement indépendant de faire face aux dépenses), de continuer à la percevoir. Quant aux personnes ayant travaillé, elles percevront leur pension de retraite, éventuellement complétée par une AAH différentielle pour leur permettre d'atteindre ce montant de 810.89 euros par mois. Attention, cette mesure ne s'applique qu'aux personnes atteignant l'âge de la retraite à compter du 1er janvier 2017.
 l 'Aspa ouvrait le champ aux inquiétudes sur le devenir des personnes puisqu'elle est récupérable sur succession", précise Véronique Bustreel, conseillère nationale ressources de l'APF. C'est à dire qu'une fraction de la somme versée pouvait être réclamée aux héritiers au moment du décès, dans une certaine limite.


Avoir travaillé  et être mis en invalidité alors même que notre handicap a évolué et ayant tout de même un taux d'invalidité égal ou supérieur à 80% me (nous) désavantage par rapport  à un allocataire bénéficiant de l'AAH et n'ayant jamais travaillé de sa vie, alors même que certains pouvaient être apte au travail





LES CONSTRUCTEURS DU DÉSESPOIR



Peut être finalement que la réponse se trouve dans la question, peut-il seulement se lasser de ce qu’il a ? Se dire un beau matin que les bananes ne sont plus aussi intéressantes pour lui que le reste des fruits qu’il y a sur terre ? 

Doit-on être conscient des opportunités qui s’offrent à nous tout en ayant la conscience tranquille de n’en obtenir qu’une seule ? Est-ce que être conscient du bonheur ou de l’instant heureux que l’on vit c’est en vérité prendre le risque de ne pas en profiter ? Peut-on être heureux, le savoir, et continuer tout de même de l’être. Pour nous « trop » n’est jamais « assez » une fois une chose obtenue, nous recherchons avec envie et désir la prochaine chose qui nous confortera dans ce que nous pouvons être ou faire. Pour autant cela ne nous rendra pas forcément heureux, en partant du postulat que nos jours sont comptés, peut-on se permettre de perdre du temps à pourchasser quelque chose dont on ne tira aucun bénéfice louable à notre vie ? Et si la réponse à ça c’était ce singe ? Il sait ce qu’il mange, il sait ce qu’il a, cela lui suffit. Soit nous apprendrons à être heureux avec le peu de chose que nous avons déjà, soit nous ne le serons jamais parce que être heureux ne dépend que de nous et de notre manière de percevoir le monde.



Être conscient d’être heureux rend-t-il pour autant moins heureux ? Je ne crois pas, pas plus que le fait de croire qu’avoir le dernier objet high-tech, la dernière tenue à la mode nous permettra de nous sentir bien dans son corps.

Il n’y a rien de plus violent que la guerre de la vie, se battre pour vivre et il est ridicule de ne pas user de stratégie à l’en- contre de celle-ci pour la gagner. Réagir au quart de tour sans stratégie, au son de l’humeur et à l’odeur du sang qui frémisse dans nos veines est la sauce parfaite accompagnant le plat des vaincus. Alors oui, je ne peux m’empêcher en te voyant réagir à l’extrême pour une réflexion ou une vérité à laquelle tu ne peux faire face parce que par tes choix tu t’es rendus faible, que le diable doit rire de toi. Il n’est pas question de se relever ou de ne pas se relever après un échec, mais plutôt de savoir correctement se lever. L’art d’attendre, c’est la force d’obtenir des plus riches et ce n’est pas une question d’argent ou de richesses palpables. 



samedi 19 août 2017

Vivre de ses malheurs pour connaitre un soupçon de bonheur




Comme une jongleuse au milieu de son public rempli d'enfants pour la représentation d'un cirque , je jongle et m'amuse avec les différents masques dont vous êtes les spectateurs . A la manière d'un habit dont on choisi la couleur et l'harmonie , le masque se peint , s'efface , se crée , se transforme et se perfectionne pour finir comme cette serrure magique qui passe tout les verrous.
Et finalement si après 9 mois , je n'écrivais pas mes pensées, mes humeurs que je souhaite vous faire partager mais plutôt l'idée de pensée que je désir être comprise et que vous soyez touché ... Avec cette envie de progrès constant , d'effort qui mène au succès , de cette lois stupide et totalement vrai du "quand on veut on peut" .. Et si « l'accrocheuse » c'était moi sans que je ne l'accepte ? Faire fuir mes peurs et mes doutes, car dans le doute il y a une remise en question de son soi Ce que l'être humain de croire puisque nous nous pensons impossible de tout ça ? Et si .., la voltigeuse était le rempart de la solitude tout en étant le bélier des frontières que je brandis ?
Cet état d’esprit me rappelle un film un capital temps pour une vie qui à 25 ans le compteur est remis à zéro et à cette âge il faut « gagner » du temps pour rester en vie.

Qui y a t-il dans un monde où toute la vulgarité de l'honnêteté est masquée , où le mensonge est le seul moyen pour se parler , derrière des murailles dites sans nom , pour se donner un genre où l'intérêt n'existe pas , pour flatter l'apparence et délaissé la profondeur , au risque de se retrouver vide de sens et d'espoir. Qui y a t-il dans notre société qui vaille la peine d'en oublier des choses si essentielles , qui devant nous depuis bien longtemps sont ensevelis sous les illusions que nous avons prôner pour se croire vivant , entouré et sûr de soi ?

Faire face à des épreuves comme le handicap, se battre contre une maladie ou contre les conséquences d’un accident, ou certains choix de vie qui nous serait imposé sans qu'on ai vraiment conscience sur un moment donné tout cela nous oblige à grandir malgré nous. A côtoyer le malheur, le destin, la fatalité, appelez cela comme vous voudrez, nous prenons conscience d’énormément de choses. L’apprentissage de la vie que nous faisons dans ces conditions est d’une intensité toute particulière. Après, chacun l’utilise à sa manière : à bon ou mauvais escient.

Quoi qu’il arrive, le handicap, que ce soit ses bons ou ses mauvais côté ne peut en aucun cas servir d’excuse. Le handicap n’est pas une fin, et ce n’est pas non plus la pire chose au monde qui puisse arriver. Oui nous nous retrouvons dans un cas différent de ce qu’on appelle « normalité », oui c’est parfois difficile, oui le quotidien est à recréer et ce n'est pas toujours aisé MAIS. Mais nous vivons. Et comme tout le monde, nous ne sommes pas à l’abri des soucis, des déceptions, des incompréhensions, des « pas d’bol », des tristesses, des bassesses et des petits tracas. Mais ça veut aussi dire que nous ne sommes pas à l’abri des sourires, des surprises, des joies, de l’aide, de la compréhension, de l’acceptation, du beau, du vrai, du grand, de l’incroyable, du magique , des petits bonheurs et même de l'amour. 


vendredi 30 septembre 2016

Handicapée et dépendante et alors ?


Voilà quelque chose dont je parle rarement. Et encore moins ici. La façon dont les épreuves de la vie et la détérioration de mon corps, le regard que je porte sur mon mon état général. Il y a souvent un long chemin entre l'annonce de la dégénérégence de son corps et l'acceptation. Si acceptation, il y a réellement. Il est clair que cela prend du temps. Ce n'est pas immédiat, bien au contraire. Ce n'est d'ailleurs pas si évident que cela d'en parler. Mais je crois que j'en ai besoin.

Pour ma part, cela fait quatre ans que des faiblesses apparaisses sur mon corps. C'est douloureux de voir son corps changer à cause de certaines épreuves.  Dans mon dernier poste je vous annonçais ma grossesse, malheureusement, le cœur du bébé a cesser de battre à 14 SA  et c'est là que la douleur c'est installée définitivement dans ma vie. Actuellement j'ai une flébite avec un risque d'embolie pulmonaire Se dire qu'on ne sera plus jamais la même. Et que ça peut encore évoluer dans le temps. L'incertitude fout les boules. Un médecin te dit qu'un jour tu auras une prothèse de hanche, de genou, que il se pourrai que tu sois opéré de dos à cause de ton arthrose... de affaissement de certains disques. Mais ne te dit pas quand. Du coup, quand tu sens ton corps fatiguer, tu te voiles la face et te dis que ce n'est pas possible.

Tu vas même jusqu'à pousser tes limites de plus en plus loinPourtant, c'est le cas. Tu te fatigues chaque jour de plus en plus et ne peux plus faire les mêmes choses qu'avant.

Un jour, ce même médecin t'annonce que tu devras prendre un fauteuil roulant électrique et certaines personne te dise qu'il faudrait penser à la retraite pour invalidité... Là, ça en est tropTu pètes les plombs. Tu refuses catégoriquement. Il n'en est pas question. D'ailleurs, tu ne comprends même pas de quoi on souhaite te parle. Ne plus travailler ? Non, pas pour moi. Pourtant, cette évidence débarque dans ma vie. Malgré toiContre moi. Parce qu'accepter cette immobilisation dans ma vie est, pour moi, accepter que la dégénérégence donc la dépendance prend de plus en plus de place. Et ce constat me met beaucoup en colère. C'est simple, vous me rencontrer en ce moment, vous n'auriez eu qu'un seul mot à l'esprit : rebéllion

 

C'est le premier des sentiments négatifs que la dégénérégence a apporté dans ma vie.

 

Je vis très mal sa présence. Je ne comprenais pas pourquoi cela m'arrive à moi. Je me demande ce que j'ai fait de mal pour mériter cela. Je souffre beaucoup de voir mon corps se fragiliser et l'accepte encore moins. Comment accepter cela à un âge où l'apparence compte énormément ? À cause de cela, je ne me sent faible. Je me cache sous mon sourire et ma bonne humeur, pour ne pas que les autres voient ma tristesse.
 

 

Les autres debout et moi,  'ai été obligé de rester couchée plusieurs semaines depuis la mi Aout, au lit, à cause de ma douleur, mes douleurs. Croyez-moi, voir le monde couché n'a rien à voir. Le rapport aux autres est très différent. Ne plus  pouvoir se mettre assise sans hurler et se mettre debout fait partie de votre passé. Sentir son corps dans l'incapacité de le faire est insupportable. Tu as beau essayer de toutes tes forces, rien n'y fait, tu es bloquée et douloureuse, le simple fait d'expirer te broye les côtes et tu pleure car ton moral est à zéro, que tu vois tes enfants aller et venir en prennant bien soin de rappeler à l'autre : ne dérange pas maman elle à mal et est malade et toi tu voudrais te lever mais tu reste là immobile avec tes sombres idées qui t'envahissent. Nada. Rien ne se passe. C'est fini.

 

Je me sens différente et celà ne me plais pas

 

C'est là que la phase d'acceptation a du commencer pour moi.

 


Sans que cela soit forcément conscient sur le moment. Je réalise aujourd'hui que j'ai du faire le deuil de ma personne que j'aurai aimée être Pour accepter la nouvelle personne que je deviens. Quelque part, je pourrais considérer qu'il y a moi avant et moi après. Il a fallu faire un long travail sur moi. J'ai du réapprendre à vivre différemment. Car ne plus pouvoir marcher complique considérablement le quotidien. Tu commences à mettre à temps infinie pou te laver, pour t'habiller. , faire le repas seule devient vraiment compliqué. .  La dépendance est très difficile à accepter. Cela me rend triste de ne plus pouvoir faire les choses seule, m'occuper de ma fille toute seule. J'ai mon corps en horreur.




 Parce que j'ai l'impression qu'il ne me servira plus à rien à rien. Cet homme rencontré est pourtant là, toujours disponible et toi tu te demande si tu pourra tenir  ton rôle de femme et toujours lui procuer du plaisir ? Oui je le pense mais j'ai envie d'avoir une autre vision de mon couple : passant davantage aux caresses,le souhait et un désir insoupsonné de partir, voyager, faire un saut en parachute.
Je ne veux pas avoir un jour à réaliser que je n'ai pas assez fait avec la personne qui partage ma vie, je veux quelque chose de total, je suis bien trop consciente du fait que l'équilibre s'impose partout dans cette univers, que si on désir à tout prix être heureux il faut passer par une souffrance qui sera aussi douloureuse que tout le bonheur qu'on veut bien se donner. Je souhaite prendre ce risque, je ne veux pas vivre ma vie totalement juste pour le plaisir de la vivre totalement. Je veux la vivre totalement parce qu'au plus profond de moi je sais que si je ne le fais pas je m'en voudrais sincèrement, que je devrais répondre en face du miroir un jour à cette question de savoir si ma vie me plaît, et tu sais je n'ai pas envie d'hésiter quand ce moment arrivera, je ne veux pas avoir besoin de prendre quelques secondes pour dire oui ou non. Je veux que ça soit spontanée, je veux être heureuse de pouvoir dire que ma vie me plaît c'est pour ça que je fais en sorte d'être correcte avec moi. 
 
 
 
 
 




Tu sais j'aimerais te dire que j'ai l'impression parfois d'être hors du temps de ne pas comprendre et de ne pas être comprise. Te dire que parfois mes souvenirs m'attrapent et ne me rendent ma liberté que bien plus tard, que je plonge dans tout mes souvenirs sans savoir quand je sortirais la tête hors de l'eau. Je revois ma vie, mais elle n'est pas terminé. Et je ne sais pas mais j'aime ce que j'ai vécu, et j'aime ce que je vis là. Mais il y a quelque chose en moi que je n'arrive pas à comprendre, quelque chose qui m'empêche d'être pleinement moi, dans cette réalité, dans ce temps.

Pourtant de tout ça tu poses ta tête sur mon épaule et tu me dis avec une certitude sans faille que tout ira bien. Et tu as bien raison, tout ira bien. Parce que c'est comme ça que le monde tourne. Tu me fais un baiser sur le front comme tu en a l'habitude. Peut être que je trouverais ma place, prés de toi, peut être que ça n'est pas le jour où j'avancerai vers qui je veux être, mais ça ira, parce que ça ira toujours.



Je sais aujourd'hui que le handicap ne m'empêche pas de  plaire.
 
 

vendredi 22 juillet 2016

Nous aimons, nous rencontrons et moi je n'oublie personne

Nous croisons, rencontrons, voyons, apercevons des gens qui avec le temps nous permet de nous lier entre nous. Nous parlons. Nous apprenons à nous connaitre. L'on apprend à détester l'autre aussi, bein oui aussi, et puis nous aimons, nous aimons rapidement, fort. Nous nous lions d'avantage encore à cet inconnu qui parfois nous attire et d'autres fois nous effraie de plaisir. Nous aimons être à chacun des chasseurs d'être, découvrir les masques des inconnus pour leur donner des surnoms, les reconnaître dans nos mondes. Leur associé un sentiment, fait en sorte que leurs prénoms finissent par signifié quelque chose. L'on s'attache, toujours plus fort, à quelque chose que l'on mine de ne pas comprendre. A quelque chose dont l'on jure que ça n'est pas le cas. On apprend, on apprend, on découvre, on recherche. On fini émerveillé, dégouté de cette aventure qui n'en fini pas. Nous l'aimons puis la détestons. Nous voulons de ce voyage qu'il ne se termine jamais en jurant le lendemain, qu'il ne mérite pas d'être fait. Nous nous enrageons. 





Nous nous lions, toujours et encore. Nous nous lions à ses paroles, à sa présence que nous avons eu. L'on se parle par téléphone, l'on en oublie les lettres pourvues que cela soigne les maux. Des mots, des maux, nous n'avons plus que ça à la bouche, et ça dans le coeur. Nous nous lions à l'inconnu en espérant que cela soit beau. Un jour nous aimons. Un autre jour nous détestons. Tout se répète, mais rien ne se ressemble. Nous aimons et nous détestons mais jamais ensemble, jamais à deux, jamais tout les deux. Nous nous lions, l'un l'autre. Les surnoms deviennent des mots à aimer, et nous aimons les mots. Nous aimons nos maux qui n'en deviennent plus. La folie s'empare de nous en espérant que cela continue, la drogue se diffuse, la drogue se perfuse. Nous nous lions envers et contre tout en espérant que cela en vaille le coup. L'inconnu est devenu l'essentiel. Et l'essentiel est devenu notre inconnu. Nous croisons des gens, que nous apprenons à connaître, qui nous plaisent pour au final disparaître comme ce dessin à la craie sur un tableau. Nous nous lions, à travers des émotions. Le coeur serré nous nous lions, en espérant nous comprendre. En espérant partager quelque chose ensemble. Ensemble ou séparé. Séparé ou assemblé l'un à l'autre. Nous nous lions sur quelques mots, nous nous renforçons à travers nos paroles. Nous nous haïssons à travers nos maux. Nous avons appris à découvrir l'inconnu qui n'est plus. Le sentiment en prononçant son nom fait toujours le même effet. Le coeur battant au rythme des pas fait dans cette aventure ne s'arrête toujours pas. Le voyage est beau le voyage est grand. Nous nous lions. Je me lie à toi. Tu te lies à moi. Et pourtant ce lien se casse. S'effile, ce lien doux devient fissuré, et cette fissure devient une lame qui nous blesse. Je me blesse, tu te blesses, nous nous blessons l'un l'autre. Nous nous lions. L'un l'autre à travers des maux qui ne sont plus des lettres mais des douleurs. Nous nous détestons mais nous continuons dans notre haine à nous lier, davantage et encore. Nous nous lions. Nous nous lions. Nous nous lions et nous nous brisons. L'inconnu redevient l'inconnu. L'inconnu à évité, l'inconnu douloureux, l'inconnu indifférent. Le fantôme qui existe mais qui est mort à travers nos yeux. Le voyage est un souvenir. Les maux sont devenu des mots. Les surnoms sont devenus des lettres. Nous nous brisons. Je t'oublie tu m'oublies. Je ne me rappelle plus de toi, de moi tu ne te rappelles pas. Je suis la fumée connue qui devient une vapeur. Nous nous brisons davantage. L'indifférence comme couverture, l'ignorance comme oreiller, nous nous endormons. A jamais et pour toujours. Nos rêves sont cauchemars, et nos cauchemars ne sont que plus terrible. Nous nous brisons encore et toujours, davantage et toujours plus. A l'excès, à la folie toujours plus loin, toujours plus fort. Nous nous lions. Dans nos douleurs. Et nous arrêtons aussi rapidement que ce regard plongé dans la ruelle qui nous distinguait l'un et l'autre. Tu n'es plus moi, et je ne suis plus toi. Le lien s'efface, et l'esquisse de ce qui s'est passé n'est plus. Nous rattrapons chacun notre tour, morceau par morceau, nous rebaptisons notre histoire dans nos terreurs nocturnes.
Tu n'es plus et je ne suis plus. L'inconnu pour chacun de nous. La tristesse nous empare, et nous nous effaçons l'un l'autre, moi dans ton existence, toi dans ma décadence. Ton nom ne me dit plus rien. Notre histoire n'est plus qu'un souvenir d'une chose floue passée. Tu étais et j'étais. Nous nous lions dans le passé. Nous n'existons plus et pourtant quand la dérive de mon existence s'abandonne au drame de ma vie, je referme les yeux et je nous vois encore, nous regarder pour la première fois, dans ce jardin, nos liens se touchant, s'accrochant, l'un à l'autre.. Oui, nous nous lions encore et toujours. JTH et a jamais ,


mardi 13 octobre 2015

Les plus grands changements sont ceux que nous voyons pas


 
J'en ai marre. Je suis fatiguée, fatiguée de tout ça. De ne jamais en voir le bout , de ne jamais entendre un encouragement , d'avoir cette impression de faire tout ça pour rien . D'avoir l'impression que rien ne change , quoi que je fasse. Quoi que je dise. "

" Tu es encore trop jeune pour pensé ça . C'est le temps des premières défaites , des premiers obstacles de la réalité. Tu entendras beaucoup de "non" mais ce n'est pas pour autant qu'il ne faudra rien faire. C'est le test pour savoir si tu es prêt à la magie et à la difficulté de la vie. "

" Je ne veux plus. Je ne veux plus d'espoir , je veux que ça s'arrête , que tout cesse. J'ai trop donné pour ne rien reprendre. "

" C'est normal que tu sois déçue. Si tu donnes en espérant recevoir tu n'auras jamais ce que tu veux. Il ne faut pas donner pour prendre , mais donner pour donner. Et si l'on reçoit quelque chose c'est que la vie nous remercie d'aider , et d'aimer ce que l'on fait. On ne devrait rendre des comptes qu'à nous mêmes. "

" Je ne vois pas l'intérêt de dire ça. Je ne vois pas ce qui s'arrange , ni même se qui s'aggrave . "

" Quel temps fait-il aujourd'hui ? "

" Je te demande pardon ? "

" Et moi je te demande quel temps il fait aujourd'hui . "

" Quel culot je te parle de mon état , de mes difficultés et tu me parles du temps.. Qu'est-ce que j'en ai à.. "

" Répond simplement à la question au lieu de partir dans des choses qui ne m'intéresse pas. "

" Hm.. Il fait moche , froid , ça ne donne pas envie de sortir , il va pleuvoir je crois et je v.."

" Je t'ai demandé quel temps il faisait pas la météo. "

" T'es vraiment qu'une conne ! Espèce de connasse va ! "

" Bon , et est-ce qu'il y a du soleil ? "

" .. Non il est caché par les nuages . "

" Oui mais est-ce que le soleil est là ? "

" Oui mais on ne le voit pas. "

" Alors est-ce que ne pas le voir est une raison suffisante pour qu'il arrête de briller ? "

" Bah .. Enfin , non . "

" Et à ton avis , quand les nuages s'en iront qu'est-ce qu'on verra ? "

" .. Le soleil "

" Et il brillera à ton avis ? "

" Oui bien sûr ! "

" Il brille toujours tu penses ? "

" Mais c'est quoi ces questions à la con que tu me sors ? "

" Répond y . "

" Bien sûr qu'il brille , il continue de briller , même si on le voit pas , même si il pleut , même si il neige , même quand il y a des nuages devant , il continue quoi qu'il se passe. Parce que le soleil brille , il brille toujours. Et quand il part la nuit , il fait son tour mais il revient toujours ! Tu m'emmerdes à la fin j'ai pas trois ans ! "

Tu vois , le soleil c'est un peu comme toi . Et les nuages sont tes problèmes. Tu continues de les résoudre , quoi qu'il se passe , qu'il pleuve , qu'il neige , qu'il fasse nuit ou qu'il fasse orage. Tu ne t'arrêtes jamais. Mais ce n'est pas parce qu'on ne te voit pas , que tu ne fais rien. Ce n'est pas parce que tu réussis que ça ne se fait pas ressentir. Et quand tu n'auras plus de problème qu'est-ce qu'il se passera ? Exactement la même chose que lorsque le soleil est caché par les nuages et qu'ils s'en vont. On te verra , briller . Et tu verras par toi même le chemin que tu as éclairé , et ce que tu as réussis à faire. Tu vois , ce n'est pas parce que tu ne vois pas le résultat de tes victoires toute suite , qu'il faut baisser les bras. Certaines mettent du temps à venir , mais quand elles sont là , leurs filament de lumière te dit de continuer , et te pousse à réussir. Comme un appel , un message " Ne lâche pas , tu es sur la bonne voie , continue , c'est ça . " . Est-ce que le soleil s'arrêtera un jour de briller ? On ne sait pas , mais ce que l'on sait c'est qu'aujourd'hui il brille. Et tu dois faire pareille. Est-ce qu'un jour tu n'auras plus de problème ? Tu ne sais pas , mais ce que tu sais c'est qu'aujourd'hui les problèmes que tu as , doivent être réglé. Mais comme partout , le temps se gatte , quelquefois il y a plus de nuages qu'autre part , et à certain moment il n'y en a pas . Mais est-ce que le soleil s'arrête de briller pour autant ? Est-ce que le soleil se dit " Non je ne veux pas briller aujourd'hui " ou " Il y a trop de nuage aujourd'hui ça sert à rien on ne verra pas ma lumière . " Bien sûr que non , chaque jour , il brille , et quand il y a des nuages il brille quand même , regarde tu as juste à attendre que des nuages partent et tu verras la lumière arriver. C'est pareille pour toi. Tu es toujours mise à l'épreuve , et ce n'est pas parce que tu ne vois pas les conséquences de tes victoires qu'il n'y en a pas. Il faut laisser le temps au temps. Si tu ne brilles pas aujourd'hui , tu brilleras demain. Et si ce n'est pas demain ce sera plus tard. Mais tu brilleras un jour soit en certaine ! Parce que tu brilles crois-moi. Moi je vois ta lumière , et elle est magnifique ! "

lundi 28 septembre 2015

Je lève le rideau... Théatre


Je poserai bien une question stupide comme : « Qu'aimeriez-vous changer en vous ? ».
Et je reçois une vague de réponses … Elles me répondent brunes et blondes, la tête dans la lune ou sur les épaules, fausses ou vraies comme est la vie aujourd’hui. Une vie un peu mythomane ; une vie qui s’organise autour d’une névrose de la personnalité. Serait-ce la cause d’un manque d’affectivité et d'émotivité ?

«(…) Depuis petite je suis complexée. Parce que je ne grandissais pas aussi vite que les filles de mon âge. Je me trouvais petite, je détestais cette situation. Et maintenant, je mesure 1m60 environ et j'en suis très contente. Mes connaissances ne sont pas beaucoup plus grandes que moi et les femmes plus grandes, je ne les envie pas.

J'aime être petite et me sentir fragile dans les bras d'un homme !
Si je pouvais changer quelque chose, je me ferais refaire le ventre car voilà depuis ma dépression et mes 2 grossesses tous mes kilos ont trouver refuge là où je ne voudrai pas qu'ils soient.
J'aurai aimé un dos plus droit.
Je déteste ma main spastique,elle se raidit involontairement.
 Mais j'adore mes yeux, mon visage dans l'ensemble et je suis assez bien dans mon corps. Je suis belle

Si je pouvais, j'aimerais bien changer ma mère par une autre.

Ma peau qui suit un peu trop mes sautes d'humeur je ne la supporte plus ! Il suffit que je sois stressée, triste ou malade pour que je vois apparaître rougeurs et petites imperfections ! ... Et oui, j'ai hérité d'une peau lunatique !
J'ai deux gros complexes : ma taille et ma patte folle
Tout simplement parce que je me persuade d'être comme les autres, mais je le suis pas, car j'ai des faiblesses musculaires, difficultée à me déplacer et je peux tomber à tout moment ! A part ça, j'ai hérité  de la physionomie de mon père et malgré nos apports que l'on califirai d'atypique, je le trouvais bel homme.
Ah, j'oubliais, mes vergetures au niveau de mon ventre, et je dois les trimbaler depuis mes 13 ans suite à une perte de poids !  et à mes 2 grossesses. J'ai tout essayé mais elles ne partent pas. Mais aujourd'hui je suis tatouée ohhh yes, c'est ma marque d'identification.

J'avais un complexe avec mes doigts, car je me rongeais les ongles, ce qui n’est pas top du tout pour une fille ...  et mes doigts en col de cygne
Mais mon plus gros complexe reste mon ventre. Toujours ballonnée, je ressemble à une femme enceinte, bein sisi même si toi tu me dis ''nikni – tahtajouka janbi ''. Donc, si j'avais une baguette magique, je gommerai ce ventre !
J'ai aussi mes pieds, que j'aimerai ne pas porter de semelles orthopédiques et ma différences de taille entres mes deux pieds, pour pouvoir mettre n'importe quel escarpin !

Ce qui est certain, c’est que les réponses se focalisent autour du physique hormis l'épisode de ma mère. L’esprit et le comportement quant à eux ne changeront pas. Avec cette tendance de placer le physique au sommet de l’affiche, nous finirons tous hystériques et névrotiques. Seuls les chirurgiens esthétiques et autres acolytes aujourd’hui se frottent les mains.
Et je vous rappelle que je ne suis pas psychologue ni sociologue. Et puis cette question m’entraine vers la folie et des scies, je me referais bien le « portrait » :

« Si on ne choisit pas sa tête
Peut-on choisir ses amis
C'était un jour de fête
Par ici les amis
Je vous annonce que je vais changer
D'abord mon ventre
Je ne toucherai pas à mes seins
Ni à mon cul,
Ils ne sont pas en latex

Ce n’est pas fini ce cirque ? Non, j’ai bien peur que nous n’avons pas tous vus !


Et moi, je répondrai comme Julio Iglésias : « non je n’ai pas changé, je suis toujours ce jeune homme étranger … » .
J’essaie d’écrire des romances et je suis un peu folle comme vous. Par contre, j’ai attrapé un virus, celui d'écrire partout et n'importe où, dans mon lit, allongé sur le tapis,  dans les salles d'attentes,  sur les bancs publics, en mangeant sur les quais de gare,  oui c’est moi... que voulez vous il fait bien que je survive à mes démons.
J'écris des lettres à contre temps, des morceaux de phrases verbales ou pas, contre des courants d’airs ou le temps, à contre sens des saisons, contre toutes attentes, j'écris.
J'écris, des vers vides ou pleins, sans substances ni alcool ou fumées, de la prose, des bouts de textes, des expressions, des citations, des fragments d'eau douce en court-bouillon.
Je n’ai jamais envoyé quelques morceaux éparpillés ou de papiers déchirés à la poubelle comme un papier de chocolat.

Le jour sans idée, l’envie arrivera celle de ne plus pouvoir écrire quelque chose, alors j'imagine le voyage de ces mots glissés dans la soie d’une enveloppe tabac carrée et cet imprévisible décalage du temps, tout a pu changer, l’état d’esprit de l’instant, l’écriture, l'homme...

Faut-il ouvrir ce tiroir secret où les émotions, les sentiments et les colères sont couleur d’encre bleue de la mer méditerranée ?
Faut-il s’inscrire dans ses tempêtes et ses fracas obscurs des naufrages ?
Le texte voyage entre deux respirations, la sienne la mienne.

A un clavier froid et impersonnel, je préfère le contact du papier le crissement de la pointe de mon Stabilo PointVisco orange à la pointe ronde qui bave quand il fait trop chaud.
J’aime la lettre manuscrite, si rare, glissée au milieu de prospectus sur la table basse de mon kiné, oui, je cache des mots et j’attends les réponses à ces nombreuses questions sans importance. Qui aime le  kiné ? Qui aimerait lui dire : « monsieur, vous êtes si délicat que je peux plus me passer de vous ». hein saint Antoine de pas doux.

J’ai reçu une réponse, je l’ouvre comme un dessert, je le savoure avec délice, je la renifle pour savoir si je reconnais le parfum, je déteste cette lassitude de l’attente d’une réponse, j’aime la page blanche indécente, juste dans sa nudité obscène avec un petit numéro de téléphone disant : « appelle moi et écris moi encore… ».
Peut-on écrire les silences et l’attente dans laquelle les mots se dissolvent ? J'adorerais le croire.
Écrire avec le désir de vous plaire, de vous séduire, mettre des odeurs sous mon Stabilo paré d’artifices d’une plume pour ombrer vos yeux de mes couleurs d’anges transfigurées et lumineuses.
Lettre interrompue jetée au dernier rendez-vous chez mon kiné, là où le message peut être cueilli et lu.
Tous les mots posés ici, sont voués à l’errance, à la solitude d’une caresse sans fin, une naissance et une mort, étroitement mêlées.
Serait-ce un stratagème pour susciter un attendrissement, entrer dans l’âme du lecteur et s’y dissoudre vers une recherche d'affection et d'admiration ?
Les mots partent à la dérive sur un navire, sans voile ni gouvernail, déchirés par les écueils lacérés, par les vents contraires, petite bouteille remplie de vers à la mer, rejetée sur un rivage sans nom, chahutée par les vagues qui écrivent sur le sable des éphémères dentelles, mousseline blanche où ces mots s’abandonnent à la floraison, écume d'émaux jusqu’à en épouser la transparence.

Invisible, serais-je devenu ici sur cette terre ? Alors j'écris jusqu’à plus d’encre pour exister...

Et puis, j’ai reçu ce message un jour sous un de mes textes :
«(…) j'ai lu ton poème trois fois depuis hier soir et je voulais te dire à quel point il m'a touché par l'amour qu'il dégage et à quel point ton père était une personne qui a compris que la vie puise son sens dans  le partage avec les siens et les autres et ce n'était qu'un SOS.
Le plus merveilleux est qu'il a réussi à te transmettre son message de la vie, le parfum des désirs, donc je dis qu'il a réussi sa vie tout court.
Ainsi son esprit continue à se manifester à travers toi et puis à travers ses petits enfants! En lisant cet hommage à ton père, j'ai dû penser à mon propre père qui - selon les dires de ses frères et amis - réunissait certains traits de caractère du tien ce qui me fait sentir une parenté spirituelle avec ton père. Le mien est parti à l'âge de quarante ans, fauché par un accident de voiture.
Est-ce injuste? Est-ce un Dieu extérieur qui nous infligerait nos souffrances? Chacun trouvera sa réponse au moment voulu(…)».


Un vieux proverbe nous raconte que les talents de quelqu'un ne sont jamais assez reconnus par les siens. Et naît la bulle internet ! Et l'idée d'y écrire à l'intérieur comme dans une bande dessinée me brûle les doigts et m’asperge l’esprit aussi d'y voir toutes ces images fixent ou animées.
J'emmagasine et j'attends une brûlure vive pour que quelqu'un, ou soyons fous, pour que tout le monde reconnaisse mes cris mon écriture ...

Quand la brûlure est artificielle car avec le temps j'ai appris à doser mon exposition, je me soigne en restant près du feu de l'automne à l'hiver pour finir de consommer les calories en trop, c'est ma cure de jouvence et d'espoir, un remède assainissant à la fois spirituel et corporel.

Alors je m'y accroche et je vous y invite en essayant d'écrire et de construire votre vie dedans en prenant garde à cette mariée trop belle qu'est internet et de se rappeler que nul n'est prophète sur terre ; car même si l'homme sait faire des bulles avec un chewing-gum, bien souvent elles lui éclatent au visage.
Et c’est le vol au-dessus du lac des cygnes à la rencontre du troisième type. Un jour de départ sous un grand ciel bleu. Un bleu outremer intense couronnant les montagnes brunes vêtues d’une couverture blanche avec à l’horizon une ligne épaisse grise et franche.
Annoncerait-elle déjà l’arrivée du mauvais temps au profil inquiet de mes yeux ?

Je les ferme un instant pour oublier et décolle sans en connaître la raison. Libéré de la gravité, je gagne l’apesanteur sans contre-épreuve, mon corps fait corps avec cet esprit invisible en combinaison venu d’ailleurs les bras et les jambes écartés .
Je suis un être à la fois pur tendre léger volatile voluptueux et nuageux.
Je n'ai plus aucun trouble même les pieds dans l’eau.
Je les garde sur terre avec mon petit oiseau sans appréhender le moindre nouveau trouble.
Et le clan est né, cette idée nouvelle de ne plus reculer mais d’avancer. Et j’écris une lettre enluminée pour le paradis car j'ai toujours pensé que ce qui donnait un sens à la vie d'un homme, c'était d'avancer et être meilleur qu'hier.

« Serais-je une enveloppe au bout d’une corde
Sans adresse ni destination
Sans timbre de voix en ballade
Une simple lettre écrite au jus de citron
Serais-je une ombre au bout d’un chemin
Sans traces ni flambeaux à nos pas
Sans signal de détresse enfin
Un ver luisant comme seul repas
Serais-je une stèle au bout d’une scène
Sans décor ni sujet d’adaptation
Sans lumière à l’ombre obscène
Une statue démembrée en perdition
Serais-je une mèche au bout d’un fumigène
Sans amour ni trait d'union
Sans fluide pour nourrir mes veines
Un cerveau asséché en irrigation
Serais-je une carpe au bout du fleuve
Sans oxygène ni hameçon polymère
Sans mots immergés à mes épreuves
Une langue endormie sous une surface amère

Et puis le coup de tonnerre l'homme tant désiré
Né pour m'aimer à tort ou à perdre la raison
Né pour cultiver jour et nuit une destinée
Né pour vivre et mourir ensemble une passion
J'oblitère la flamme de son sceau d'espoir

Et une voix lointaine proche de l’ancien verger répond : « J'aime le doute qui se profile à chacun de tes vers puis l'amour comme une révélation, ta muse a su t'inspirer un très beau poème ».
Et je me dis, si la perfection n'était pas chimérique, elle n'aurait pas tant de succès.
Comme il n’y a qu'un remède à l'amour : aimer davantage car l'amour excuse tout dans un cœur enflammé. Enfin j’ose l’imaginer.

Comme le disait Albert Camus : « Le sens de la vie est la plus pressante des questions. ». Ainsi, chacun-e de nous est appelé-e à construire pas à pas le sens de sa vie. Ce sens est unique
 

mercredi 22 juillet 2015

Je leur dois tout


Une petite histoire avant le dodo
Méliha est la petite de dos avec son tigre sur la tête

Logan est la 12 éme personne en partant de la gauche assise sur la barrière

Comme vous le voyez mes enfants sont en vacances, oui oui sans leur maman, la colo qui les accueille est vraiment top, les animateurs sont géniaux. Et moi je suis également en vacances, cependant je pense énormément à eux et lire leur sourire sur les photos me fait oublier combien il a été difficile de les intégrer avec leur pairs et c'est pour ça que je leur dédie ce post.


Accepter ce fait a été très très dur et je ne suis pas sur d'y être arrivée encore (pourquoi? pourquoi moi? pourquoi eux?, pourquoi le bonheur ne frappe t’il pas enfin à ma porte?, c'est pas juste)

Et finalement, c'est mes enfants qui m’ont apporté le plus dans ma vie, me dépasser, croire encore et encore, refuser d'accepter l'impossible, se battre encore et encore, toujours plus loin, lâcher un peu...puis repartir de plus belle.

Mes plus beau défis, je leur dois

Ma force, mes espoirs, mon self contrôle, la patience, je leur dois

Et je sais qu'un jour je pourrai arriver a dire "merci" a l'autisme, merci a ces enfants d'être dans ma vie, merci de m'avoir choisi, merci de m'avoir fait confiance...et merci d'être si spéciales.

La réflexion qui se construit doucement dans mon esprit et dans mon âme est que le handicap n'est pas un "problème" négatif, ni même un fait neutre...c'est une chance, un privilège qui nous permet de développer en nous des trésors de qualités au travers les nombreux apprentissages qu'elle requiert.

Et si le but de cette vie c'était cela, pour chacun, handicapé ou non: développer nos qualités ? Alors le handicap serait presqu'une chance, en ce qu'il exige un développement plus grand de nos qualités et de la morosité de certaines personnes.

Qu'en pensez-vous?

samedi 27 juin 2015

La vie est une illusion






Finalement seul...
... seul face à toutes les grandes décisions
... face à soi-même
... finalement seul face à Lumière et à ce que nous aurons accompli :
"Qu'as-tu fait de beau que tu puisses me montrer ?"
Tout l'amour que tu accordes au monde dépend de l'amour que tu te donnes...
Il n'y a pas un chemin, il n'est pas tout tracé avec les bordures bien taillées, bétonnées,
Nous ne choisissons pas toujours le chemin le plus court pour arriver à nous-même ou pour décoincer une situation douloureuse dans nos vies: l'expérience nécessite de respecter notre rythme particulier, le rythme de notre pas.

nous arrivons toujours sur le sujet du pardon dans notre vie, il est impossible de se libérer du du passé sans apprendre à pardonner .... Le plus grand apprentissage dans notre vie concerne le Pardon et c'est un des sujets le plus épineux.

Pardonner ce n'est facile , cela doit se faire dans le  temps. Nous ne pouvons pardonner que quand nous sommes prêts à le faire mentalement et émotionnellement et en dernier dans le coeur.
Il est un fait que nous ne pouvons pas pardonner dans l’état de colère puisque tous les pardons faits dans cet état de dualité où l'égo règne en maître sont des pseudo-pardons.

Il existe plusieurs raisons pourquoi il est si difficile de pardonner :

1 - Nous n’avons jamais appris à pardonner
2 - Nous nous méprenons sur le vrai sens du pardon car nous croyons que ce sens est le même pour tout le monde
3 - Nous ne voulons pas,ni désirons pardonner car nous sommes trop blessés
4 - Nous pensons que le pardon est pénible et nous demande de faire de trop grands sacrifices.
5 - Nous mettons trop l’accent sur la faute commise ou une explication qui à vos yeux n'ai pas recevable.
6 - Nous croyons que nous vivons dans la réalité alors que nous sommes dans l’illusion d'un possible.
7 Nous croyons que le temps va guérir notre blessure et oublier l’offense. Il n’en est rien car le temps ne guérit pas les blessures même faite de manière inconsciente.
8- Nous croyons à tort que pardonner c’est approuver le comportement destructif de l’autre. Pardonner veut dire ne plus jouer au jeu de victime et de culpabilité. Il faut séparer la personne de l'acte destructeur.
9- Celui ou celle qui sait Pardonner sait Aimer

Rien ne retient, ni ces fils, ces cordes, ces liens tacites, rien ne retient que tes peurs et tes doutes.
Alors, va! Délivre-toi, tu es seul à avoir ce pouvoir sur ta vie... à choisir là-bas ou ici.
Tu es libre, tes fers ne sont qu'illusion, alors va!

Ha oui et pour finir....
"Lorsque tu veux vraiment une chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir."
Paulo Coelho