Comme
une jongleuse au milieu de son public rempli d'enfants pour la
représentation d'un cirque , je jongle et m'amuse avec les
différents masques dont vous êtes les spectateurs . A la manière
d'un habit dont on choisi la couleur et l'harmonie , le masque se
peint , s'efface , se crée , se transforme et se perfectionne pour
finir comme cette serrure magique qui passe tout les verrous.
Et finalement si après 9 mois
, je n'écrivais pas mes pensées, mes humeurs que je souhaite
vous faire partager mais plutôt l'idée de pensée que je désir
être comprise et que vous soyez touché ... Avec cette envie de
progrès constant , d'effort qui mène au succès , de cette lois
stupide et totalement vrai du "quand on veut on peut" ..
Et si « l'accrocheuse » c'était moi sans que je ne
l'accepte ? Faire fuir mes peurs et mes doutes, car dans le doute
il y a une remise en question de son soi Ce que l'être humain de
croire puisque nous nous pensons impossible de tout ça ? Et si
.., la voltigeuse était le rempart de la solitude tout en étant
le bélier des frontières que je brandis ?
Cet état d’esprit me rappelle
un film un capital temps pour une vie qui à 25 ans le compteur est
remis à zéro et à cette âge il faut « gagner » du
temps pour rester en vie.
Qui
y a t-il dans un monde où toute la vulgarité de l'honnêteté
est masquée , où le mensonge est le seul moyen pour se parler ,
derrière des murailles dites sans nom , pour se donner un genre
où l'intérêt n'existe pas , pour flatter l'apparence et
délaissé la profondeur , au risque de se retrouver vide de sens
et d'espoir. Qui y a t-il dans notre société qui vaille
la peine d'en oublier des choses si essentielles , qui devant nous
depuis bien longtemps sont ensevelis sous les illusions que nous
avons prôner pour se croire vivant , entouré et sûr de soi ?
Faire
face à des épreuves comme le handicap, se battre contre une maladie
ou contre les conséquences d’un accident, ou certains choix de vie qui nous serait imposé sans qu'on ai vraiment conscience sur un moment donné tout cela nous oblige à
grandir malgré nous. A côtoyer le malheur, le destin, la fatalité,
appelez cela comme vous voudrez, nous prenons conscience d’énormément
de choses. L’apprentissage de la vie que nous faisons dans ces
conditions est d’une intensité toute particulière. Après, chacun
l’utilise à sa manière : à bon ou mauvais escient.
Quoi
qu’il arrive, le handicap, que ce soit ses bons ou ses mauvais côté
ne peut en aucun cas servir d’excuse. Le handicap n’est
pas une fin, et ce n’est pas non plus la pire chose au monde qui
puisse arriver. Oui nous nous retrouvons dans un cas différent de ce
qu’on appelle « normalité », oui c’est parfois
difficile, oui le quotidien est à recréer et ce n'est pas toujours
aisé MAIS. Mais nous vivons. Et comme tout le monde, nous ne
sommes pas à l’abri des soucis, des déceptions, des
incompréhensions, des « pas d’bol », des tristesses,
des bassesses et des petits tracas. Mais ça veut aussi dire que nous
ne sommes pas à l’abri des sourires, des surprises, des joies, de
l’aide, de la compréhension, de l’acceptation, du beau, du vrai,
du grand, de l’incroyable, du magique , des petits bonheurs et
même de l'amour.

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