dimanche 8 octobre 2017

Mon odyssée en compagnie des constructeurs du desespoir




Combien de temps un singe peut-il manger de bananes avant de se rendre compte qu’il en fait une indigestion?. C’est une question à laquelle je n’ai pas su trouver de réponse durant mes journées d’été ensoleillée. Pas que j'ai passé mes journées au zoo à travailler sur une thèse sur l'alimentation des grands singes mais plutôt à m'identifier à eux. 
Bon ok je vous explique :
Rappelez vous  après un long combat contre la COMMISSION DE REFORME qui désirai me mettre en invalidité donc en retraite pour inaptitude j'avais réussi à les convaincre que j'étais capable de retravailler.
Et voilà que à ma plus grande fierté j'ai repris mon travail à la Marine le 04 janvier 2016 seulement le coup du mauvais sort à fait que le 22 janvier j'ai eu un accident de voiture et j'ai dû racheter un véhicule qui me mobilisa pendant 10 semaines. L'été dernier j'ai failli faire une embolie pulmonaire qui me mobilisa durant 3 mois.
Et là la machine de l'administration c'est remise en marche
CONVOCATION devant le MEDECIN EXPERT dans leur seule intention de me mettre définitivement hors jeu.

Donc depuis le 18 octobre 2016 je suis officiellement en retraite pour l'invalidité, mais un autre suceur de sang vient faire son apparition et je reçois de la CAISSE D'ALLOCATION FAMILIALES une notification de dette en mai 2017 qui m'informe que j'ai travaillé 6 mois et que j'aurai trop perçu d'ALS, d'AAH et de MVA la somme à rembourser et de 3114 euros, je demande donc une remise de dette, une réduction de dette m'est alors accordé.  Fin Août je reçois un courrier m'informant que mon AAH me sera supprimé à compter du 01 novembre 2017 car je dois faire une demande l'ALLOCATION SUPPLÉMENTAIRE D'INVALIDITE sans compter une autre notification de dette m'informant que ma situation administrative à changer depuis le 01 octobre 2016 et en conséquence 4600 euros d'indû alors même que mes ressources on baisser de 30%.
Cette allocation est prioritaire à l'AAH donc vous n'avez pas le choix vous êtes dans l'obligation de la demander.  Si vous la refusez vous vous priver d'un complément de ressource INDISPENSABLE  A VOTRE SURVIS.
Mais voilà l'ASI est récupérable sur succession à partir de 39000 euros d'actif donc si vous percevez par exemple en complément de votre invalidité un montant mensuelle de 350 euros et cela pendant 20 ans cela vous fera à rembourser :45000 euros ( 84000 - 39000 euros d'actif qui vienne en déduction)
Vous! vous êtes mort donc c'est vos héritiers qui devront payer.

DERNIERE INFO :

Heuu oui j'oubliais, l'AAH pourrai venir en complément à hauteur de 810. 89 euros mensuel avec un complément de MVA.

Depuis le 01 févier 2017, les allocataires de l'AAH (au moins 80%) peuvent continuer à la percevoir au-delà de l'âge de la retraite sans avoir à demander l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) Ce nouveau dispositif permet par ailleurs aux personnes titulaires de la majoration pour la vie autonome (jusqu'à 104.77 euros par mois, qui permet à celles vivant dans un logement indépendant de faire face aux dépenses), de continuer à la percevoir. Quant aux personnes ayant travaillé, elles percevront leur pension de retraite, éventuellement complétée par une AAH différentielle pour leur permettre d'atteindre ce montant de 810.89 euros par mois. Attention, cette mesure ne s'applique qu'aux personnes atteignant l'âge de la retraite à compter du 1er janvier 2017.
 l 'Aspa ouvrait le champ aux inquiétudes sur le devenir des personnes puisqu'elle est récupérable sur succession", précise Véronique Bustreel, conseillère nationale ressources de l'APF. C'est à dire qu'une fraction de la somme versée pouvait être réclamée aux héritiers au moment du décès, dans une certaine limite.


Avoir travaillé  et être mis en invalidité alors même que notre handicap a évolué et ayant tout de même un taux d'invalidité égal ou supérieur à 80% me (nous) désavantage par rapport  à un allocataire bénéficiant de l'AAH et n'ayant jamais travaillé de sa vie, alors même que certains pouvaient être apte au travail





LES CONSTRUCTEURS DU DÉSESPOIR



Peut être finalement que la réponse se trouve dans la question, peut-il seulement se lasser de ce qu’il a ? Se dire un beau matin que les bananes ne sont plus aussi intéressantes pour lui que le reste des fruits qu’il y a sur terre ? 

Doit-on être conscient des opportunités qui s’offrent à nous tout en ayant la conscience tranquille de n’en obtenir qu’une seule ? Est-ce que être conscient du bonheur ou de l’instant heureux que l’on vit c’est en vérité prendre le risque de ne pas en profiter ? Peut-on être heureux, le savoir, et continuer tout de même de l’être. Pour nous « trop » n’est jamais « assez » une fois une chose obtenue, nous recherchons avec envie et désir la prochaine chose qui nous confortera dans ce que nous pouvons être ou faire. Pour autant cela ne nous rendra pas forcément heureux, en partant du postulat que nos jours sont comptés, peut-on se permettre de perdre du temps à pourchasser quelque chose dont on ne tira aucun bénéfice louable à notre vie ? Et si la réponse à ça c’était ce singe ? Il sait ce qu’il mange, il sait ce qu’il a, cela lui suffit. Soit nous apprendrons à être heureux avec le peu de chose que nous avons déjà, soit nous ne le serons jamais parce que être heureux ne dépend que de nous et de notre manière de percevoir le monde.



Être conscient d’être heureux rend-t-il pour autant moins heureux ? Je ne crois pas, pas plus que le fait de croire qu’avoir le dernier objet high-tech, la dernière tenue à la mode nous permettra de nous sentir bien dans son corps.

Il n’y a rien de plus violent que la guerre de la vie, se battre pour vivre et il est ridicule de ne pas user de stratégie à l’en- contre de celle-ci pour la gagner. Réagir au quart de tour sans stratégie, au son de l’humeur et à l’odeur du sang qui frémisse dans nos veines est la sauce parfaite accompagnant le plat des vaincus. Alors oui, je ne peux m’empêcher en te voyant réagir à l’extrême pour une réflexion ou une vérité à laquelle tu ne peux faire face parce que par tes choix tu t’es rendus faible, que le diable doit rire de toi. Il n’est pas question de se relever ou de ne pas se relever après un échec, mais plutôt de savoir correctement se lever. L’art d’attendre, c’est la force d’obtenir des plus riches et ce n’est pas une question d’argent ou de richesses palpables. 



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