Vous
me prenez pour un folle n'est-ce pas ? Et vous savez , vous avez
totalement raison. Mais avez-vous déjà essayer de sourire quand
l'enfer commence à vous brûlez ? C'est .. Bouleversant de clarté .
On touche la folie et la détermination. La frontière des deux. Un
pas de trop et vous êtes morte parmi les vivants. La bonne mesure et
l'on devient la personne de la situation. Trop de conséquence pour
juste une esquisse. C'est ça le pouvoir de l'Homme. Quoi qu'il se
passe. C'est vous , et vous seul qui décidez si vous allez bien ou
mal
mardi 16 mai 2017
samedi 28 janvier 2017
Echelle de taille
Ou le politiquement correct d'un officier et d'une Attaché d'Administration de l'Etat (AAE)
![]() |
| Départ sans rancœur d'une AAP1 |
Le vocabulaire est la marque
d'appartenance, de rang social, de distinction d'une éducation.
C'est le fil d'ariane du degré de valeur d'une personne, du
respect qu'elle peut avoir envers elle-même, quand elle se
présente aux autres. Le vocabulaire ainsi que la manière dont
vous êtes habillés sont les deux premières impressions que vous
donnez à quelqu'un. Mais l'un peut aller sans l'autre. Si un
homme est habillé en smoking mais qu'il parle comme un jeune
lycéen dévergondé dont la politesse rime avec "levrette",
le smoking n'en sera pas plus qu'un simple ensemble de jogging.
Tandis qu'un homme qui porterai ce même ensemble de jogging mais
qui lui, se présenterai d'une manière bien plus délectable,
avec plus de savoir vivre, montrant ainsi la base de son
éducation, et ses principes comme présentation. Alors l'ensemble
de jogging respirait l'élégance et la classe. Car l'élégance
comme la classe, ne vienne pas des objets, ni des vêtements, mais
bien de la manière dont la personne les porte, et s'y ressent. Le
vocabulaire tout comme l'habit est l'extension de soi. La
présentation de ce que nous sommes. Le vocabulaire est la
culture, l'intelligence, les bonnes manières, le savoir-vivre, le
politiquement correct, il est la preuve que vos parents vous ont
éduqué, correctement éduqué. La vocabulaire prouve à lui seul
que les valeurs, les mots, les principes sont pour vous d'un
intérêt fondamental dans ce que vous êtes et accomplissez
chaque jour. Il est une carte de visite en velours sur laquelle
aucun doigt se refuserait à la voyager sans plaisir. Le
vocabulaire est la culture de la littérature, de vos lectures, il
n'est non pas la présentation unique et solitaire d'un être,
mais d'une multitude de champ de vision, de connaissance et de
respect. Car en effet, le vocabulaire est un respect envers les
autres, mais avant tout envers soi-même, mal parler est mal élevé
, mais aussi rabaissant pour la personne qui le fait, et qui ne
donne aucun doute sur ce qu'elle est, et sur le degré
d'importance de choses communes à une bonne éducation. Il n'y a
rien de plus rabaissant qu'une mauvaise utilisation du
vocabulaire. Je ne ferai pas de manière, car je suis moi-même
quelqu'un qui parle de la pire des façons, je ne ferai pas non
plus la leçon sur cela, mais je suis consciente de ce qu'est le
vocabulaire et son effet. En cela, je peux promettre une chose,
habillé d'un costume ou uniforme, nul homme ne doit paraître
vulgaire, et je tâcherai du mieux qu'il soit pour remplir ce rôle
à mon tour. Le vocabulaire est l'essence de la valeur des mots.
Les mots peuvent tout changer, les mots peuvent sauver. Mais ça,
le monde l'a oublié
Tout le monde n'a pas
les mêmes limites, ni les mêmes considérations. Il ne faut pas
être étonné que certains puissent avoir un seuil de tolérance
inférieur au nôtre, craquer au quart de la moitié de ce que
l'on a accepté d'eux, dans l'autre cas il ne faut pas être
étonné que certains ne considèrent pas nos problèmes comme de
véritables problèmes
Le monde est un terrain où plusieurs tempêtes existent, et
malheureusement pour nous, certaines ne sont pas faites pour être
gagnées. Aujourd'hui je ne devais et ne pouvais simplement pas
gagner. Aujourd'hui il faut apprendre. Et c'est dur, parce
qu'aujourd'hui la leçon est lourde de sens. Les moments
difficiles ont un sens caché, nous apprendre à grandir et je
trouverai en celui-ci la raison d'être. Je trouverais en cette
douleur la raison qui me pousse à avoir mal, et je ne donnerais
ni carburant ni même un moyen de maintenir cette haine
grandissante. A la haine j'ai préféré le mépris, pour la
simple et bonne raison que le mépris est une haine raisonnée,
sous contrôle, elle n'est pas folle, sauvage et imprévisible
parce qu'elle n'est pas dictée par nos sentiments, simplement par
notre esprit. La haine est une terre brûlée qui se répand à
même sur nous avant d'envahir les autres, et j'ai trop donné
pour ça, j'ai trop perdu pour ça, j'ai trop sacrifié pour ça
Je ne suis pas quelqu'un de parfait,
et je ne me pose jamais la question pour être franche. Je ne me
le demande jamais, car j'ai compris que la notion de perfection
n'a pas besoin de sens à être quelque chose ici. Mais je
mentirai si je disais que je ne pose pas certaines fois la
question de savoir si ce que je fais ou ne fais pas est bien. Je
n'ai rien accompli de grand pour les autres, peut être certains
faits marquant, mais pas de quoi ériger une statue de moi, d'en
faire un livre, de me faire une biographie, ou encore de
m'afficher en une d'un magazine. Je ne fais rien d'exceptionnel, à
part me chercher un sens à mon existence d'une façon plutôt
original qui peut s'avéré dérangeante. Je me cherche tout en me
perdant, morceau par morceau, je tente de crée le miroir de mon
âme, le bruit de ma vie. Je mentirai encore une fois si je disais
que je ne me déteste pas parfois, il y a des jours ou je ne
m'aime pas, d'autre où je m'accepte. Sommes-nous ce que nous
sommes, ou pouvons-nous être ce que nous tendons à désirer ? Je
me le demande, dans la noirceur de la nuit, la tête sur
l'oreiller, le cœur aux aguets. C'est aux gens de notre monde de
décidé pour nous, si nous sommes bon ou mauvais, mais qu'importe
de ça, j'ai déjà fais mon choix sur la manière de tenir ma
vie, mieux vaut être craint que d’être aimé disait Machiavel.
Dans les échos de mes questions j'espère que certains y trouvent
quelque chose qui résonnent en eux.
Jamais.. Jamais est un
mot que nous utilisons beaucoup, et qui nous cause souvent du
tord. Du tord car au final, jamais n'est jamais vraiment jamais
face à nous. Il s'engage face à un temps on se sait mit en
échec. C'est peut être ça le but, de ne jamais se comparer aux
temps qui passent mais de lui donner la valeur et le mérite de
passer, en lui permettant de donner une profondeur si grande qu'il
s'y perd. L'éternité parait-il est dans la profondeur. On ne
devrait jamais s'amuser contre le temps. Il est fait pour gagner,
et nous pour le voir faire. C'est à la manière d'un miracle que
l'on ne peut voir que de ses propres yeux. Quelque chose que l'on
ne peut avoir mais qui nous ravi de plaisir. Le temps. Le grand
tic toc de notre existence à tous. Le mot jamais, a une portée
que nous n'assumons pas. Jamais se réfère à une durée dans le
temps que nous ne pouvons accepter, ni même vouloir. Jamais n'est
jamais vraiment jamais. Adieu n'est qu'un au revoir. Et tout ça
n'est qu'un rêve. Que dirais-je plus tard de tout ses souvenirs ?
Qu'est-ce qui me permettra à part eux de dire que j'ai vraiment
vécu tout ça ? Qu'est-ce qui me donnera la preuve à part les
sensations des sentiments qui se sont perdus dans l'infini du
temps à travers les souvenirs que j'ai vraiment vécu ça.. Le
temps.. Nous vivons des moments uniques qui jamais ne se
ressembleront.. C'est une malédiction. Les gens ont peur du
futur, peur de leurs incapacités, peur de la peur. Peur d'être
oublié. Peur de mourir. Peur des autres. Peur d'eux-mêmes et
finalement peur de la solitude... Mais rien en terme d'horreur
n'égale les ravages du temps.. Qui nous endiguent, nous
rattrapes, nous noies.. Et finalement nous efface. Car si les
souvenirs disparaissent rien ne prouve que nous avons vécu une
chose. Le temps veut nous détruire. Et c'est ce qu'il fait.
Combien depuis la naissance de l'humanité a-t-il dévoré ?
Combien d'existence ?.. Faites qu'on se souvienne de vous.. A tous
ses noms noyés dans l'anonymat, tué, effacé, oublié par le
temps. La solitude face à l'arrivée du temps. A l'arrivée du
temps c'est toute l'humanité qui pleure.
Protéger vos
sentiments, ils sont les seuls qui prouvent que vous avez
réellement vécu
J’ai
besoin de me rappeler que malgré tout ça je ne suis que ce que
je suis.
Un
être sur deux jambes, avec deux bras, deux mains, une capacité
de penser, de voir, de percevoir, de comprendre, sentir, voir,
entendre, goûter, toucher, ressentir mais que je ne suis pas de
plein droit réintégrée dans mon emploi.
mercredi 28 décembre 2016
Et vous comment persevez vous les autistes ?
Ce n’est pas en faisant du mot « autiste » une insulte, en associant les autistes à une image négative que l’on arrivera à une société inclusive…enfin c’est mon opinion.
Faites un sondage à vos proches non concernés : à quoi associez vous un autiste, et ces personnes auront pour référence les caractéristiques associées lorsque l’on traite telle personne d’autiste : « renfermées, peu d’émotions, imperméables, emmurées »
Encore aujourd'hui beaucoup de personnes ne comprennent pas ce que autiste veux dire :
"Les autistes ne sont pas ce que vous croyez
Ces personnes sont, comme tout le monde, bombardées de stimuli, sauf que :
• Elles les traitent d’une manière différente de vous
• Beaucoup de ces stimuli sont perçus beaucoup plus intensément que vous
• Elles ont des difficultés à les filtrer, à saisir l’information pertinente
Ces personnes sont, comme tout le monde, bombardées de stimuli, sauf que :
• Elles les traitent d’une manière différente de vous
• Beaucoup de ces stimuli sont perçus beaucoup plus intensément que vous
• Elles ont des difficultés à les filtrer, à saisir l’information pertinente
« Les autistes, ça se balance et ça se cogne la tête contre les murs en poussant des cris, et tes enfants ne font pas cela, ils vont même en colo.( oui exact et c'est bien les seuls) Chaque personne autiste exprime sa souffrance à sa manière. Certains l’intériorisent plus que d’autre. Ce n’est pas parce que l’on cache sa souffrance qu’elle n’existe pas
Un autiste aura la même difficulté à se connaître, à se comprendre, à se définir, tant qu'on ne lui aura pas dit "tu es autiste et tu fonctionne comme ci ou comme ça". Alors bien sûr, on est tous un peu différents, les descriptions sur le mot autiste sont généralistes, elles décrivent toutes les options disponibles, mais vous, en tant qu'individus, autiste ou pas on est tous livrés avec certaines options, et pas avec d'autres.
Contrairement à l’idée véhiculée, les autistes
éprouvent des émotions, comme tout le monde, mais la
différence est dans la façon de les exprimer.
J'ai l'impression que d'être autiste est devenu un phénomène de mode. Aujourd'hui on ne dis plus autiste mais TSA (troubles du spectre autistique) alors quoi!les dépressifs, la bipolarité, les troubles thymique seraient t'ils dans ce spectre ?
J'ai l'impression que d'être autiste est devenu un phénomène de mode. Aujourd'hui on ne dis plus autiste mais TSA (troubles du spectre autistique) alors quoi!les dépressifs, la bipolarité, les troubles thymique seraient t'ils dans ce spectre ?
On
est tous un peu autistes, par moments ». Bah oui,
tiens, parfois je me dis « tiens, si je faisais
l’autiste ce soir, ça serait cool !
Je
suis parfois maladroite pour exprimer certaines
émotions, ou ne ressent pas le besoin de les manifester
clairement, cela ne m'empêche pas d'en éprouver.
Disons que je suis assez pudique sur ce point. Cela
n'empêche pas mes enfants de savoir que je les aime.
Je le montre juste différemment, avec parfois plus de
retenue, davantage par l'expression que par les gestes,
non sans blague parfois je dois faire des efforts pour
embrasser comme Logan qui quand je l'embrasse détourne
légèrement la tête Suis je
TSA pour autant ? Non je ne le pense pas enfin... quoi que
La définition de l'autisme
dans sa forme mise en évidence par Leo
Kanner, reste représentative
d'un spectre plus large que cette première
définition. La notion de troubles
du spectre autistique,
introduite en 1988,
permet d'inclure les autres troubles représentatifs
de ces critères sans pour autant les confondre avec
l'autisme infantile ou le SA (syndrome d'Asperger ou
autiste de haut niveau).
en
2010, seules 75 000 personnes avec autisme ou autres
TED étaient diagnostiquées et prises en charge dans
le secteur social et moins de 20% d’entre elles
bénéficiaient d’un accompagnement au sein d’une
structure dédiée. Si le diagnostic des enfants a
progressé avec la mise en œuvre des précédents
plans, la question du dépistage et de la mise en place
d’un accompagnement adapté se pose toujours pour les
adultes. Les données manquent également cruellement
sur le nombre de personnes concernées et sur les
prises en charge psychiatriques qui sont actuellement
leur quotidien.
samedi 10 décembre 2016
Moi, moche, insociable et égoiste
Je
ne sais pas encore quoi écrire sur mon nouveau livre ou carnet .
Tenter de reprendre mes articles précédemment écrit, mais une idée
vite abandonnée et jeté à l'eau . Je n'en tirais aucune gloire
personnelle ni fierté à la vue de quelques pages de plus. Je dois
laisser le temps au temps. Pourtant ça ne m'empêche pas d'avoir un
pincement au coeur de savoir que quelque part , je condamne mes
écrits à un oubli éternel. Non .. C'est complètement le fait de
savoir que délaisser mes anciens écrit c'est assurément abandonnée
Pourtant j'en suis venue à
décider de changer de livre et de méthode de travail. Ce qui ne
m'enlève rien au goût de l'écriture aussi jouissif soit-il (avec
mes fautes) pour
moi que le nectar divin d'une mélodie aux oreilles d'un musicien
avisé. J'ai enfin pris une grande décision qui paraît communément
inutile et insignifiante pour la personne que j'étais , et donc
d'effacer une ancienne partie de moi qui m'est clairement et
assurément importante.
totalité des gens qui peuplent le petit bout de globe bleu-marron appelé " Terre " ..
Fin' bref .. Je commence déjà à regretter ma nouvelle décision. Mais je ne suis pas du genre à refaire machine arrière .. J'ai décidé qu'il fallait que je me détache de ce que j'étais et sa commence toute suite. Du moins demain.. Roh . Bordel je ne m'y mettrais jamais à ce rythme. Et pourtant tant bien que mal un changement se produit petit à petit , sinon je ne serais pas ici à réaliser cette odieuse trahison.
Alors j'avance de ce fait dans une pénombre qui ne cesse de s'agrandir , je m'inquiète du futur de mes écrits et de se que je vais faire . Et pourtant de tout cela je rigole .. Parce qu'une nouvelle fois. Je prend mes décisions les plus importantes .. La nuit
totalité des gens qui peuplent le petit bout de globe bleu-marron appelé " Terre " ..
Fin' bref .. Je commence déjà à regretter ma nouvelle décision. Mais je ne suis pas du genre à refaire machine arrière .. J'ai décidé qu'il fallait que je me détache de ce que j'étais et sa commence toute suite. Du moins demain.. Roh . Bordel je ne m'y mettrais jamais à ce rythme. Et pourtant tant bien que mal un changement se produit petit à petit , sinon je ne serais pas ici à réaliser cette odieuse trahison.
Alors j'avance de ce fait dans une pénombre qui ne cesse de s'agrandir , je m'inquiète du futur de mes écrits et de se que je vais faire . Et pourtant de tout cela je rigole .. Parce qu'une nouvelle fois. Je prend mes décisions les plus importantes .. La nuit
Et
peut être que j'aurais le coeur brisé. Peut être même que ça
me fera mal à m'en broyer l'âme. Peut être même que j'en
aurais peur toute ma vie. Peut être que je fais là une erreur
qui va me hanter jour et nuit. Mais.., Je ne peux pas laisser des
"peut être" définir ma vie et dicter mon existence. ça
n'est décemment pas raisonnable. A la sagesse de l'indifférence
j'ai toujours su me risquer à la folie des êtres.
vendredi 25 novembre 2016
Il veux tout faire seul
Demander de l’aide, ça parait simple, mais pour mon fils, c’est impossible. Je ne sais pas si c’est lié à l’autisme, mais au vu des différents témoignages que j’ai pu entendre ou lire, il s’avère que de nombreuses personnes avec autisme ont vraiment du mal à appeler au secours ou tout bonnement à demander de l’aide. Alors il faut que je vous raconte ce qui c’est passé il y a quelques jours :
Avec l’autisme, rien n’est jamais linéaire. Bien sûr, on mesure les progrès au fil du temps, mais en 13 ans, je n’ai jamais vu mon fils progresser lentement, naturellement, au même rythme : tout s’est toujours fait par paliers, avec parfois de longues périodes où il ne se passait rien – et c’est là qu’il ne faut surtout pas baisser les bras ou s’imaginer le pire. Et hier, c’est avec fracas que mon fils a sauté deux paliers, ou débloqué deux verrous si vous préférez. Je dis fracas car cela s’est fait non sans mal, ça a été dur, vraiment difficile et douloureux pour lui (et par ricochet, pour moi aussi).
C’était donc hier après-midi. Après avoir fait ses devoirs, Logan me dit qu’il va faire un truc dans le bureau. Pendant ce temps, je reste avec ma fille au salon. Au bout de deux bonnes heures, je l’entends jurer, crier, se mettre en colère alors je vais le voir et là, il m’explique que ça fait 2 heures qu’il est sur ce truc, et que ça ne marche pas, il est vraiment hors de lui. Je lui demande alors pourquoi il ne m’a pas appelé, mais il me dit que non, il veut tout faire tout seul.
Je le mets alors devant ses contradictions : il veut tout faire tout seul sauf qu’il vient de perdre deux heures et qu’il n’y arrive pas et que là, tout de suite, je suis là et que je peux l’aider. Je lui tends une perche monumentale pour qu’il me demande de l’aider mais non, rien ne sort : il argumente comme quoi ça ne marche pas et qu’il veut se débrouiller seul car dans la vie on doit faire tout tout seul.
Je vois qu’il se calme un peu donc j’insiste un peu en lui rappelant que je peux l’aider et là, il recommence à s’agiter, à s’énerver, et à bout d’arguments il part de la maison en claquant la porte. Autant vous dire que je ne suis pas rassurée du tout du tout du tout et je retiens ma respiration. Je l’entends faire le tour de la maison, et le vois revenir.
Le premier verrou vient de sauter.
C’est la première fois que je vois mon fils se calmer tout seul et aussi vite. En 13 ans. J’en ai encore les larmes aux yeux quand j’y pense : il y a encore quelques mois, c’était un véritable problème, il était capable de « mouliner » pendant des heures sans arriver à se calmer. Et là…. wouawh ! Ca a pris 2 minutes. Seulement 2 minutes ! Je l’ai félicité, lui aussi était content de voir qu’il y était arrivé seul, il était aussi surpris que moi ! Du coup on s’est assis tous les deux et on a recommencé à discuter.
Je lui ai expliqué que personne, dans la vie n’arrivait à s’en sortir seul : quand un bébé nait, ses parents lui donne le lait pour le nourrir ; plus tard, ils lui tiennent les mains pour lui apprendre à marcher, puis à l’école, les enseignants lui apprennent à lire et à écrire; devenu jeune adulte, quand il se lancera dans la vie active, au début dans son premier travail, il aura besoin d’un chef pour lui apprendre les ficelles du métier; et moi-même encore aujourd’hui, je demande de l'aide et je n'en suis pas toujours fière
Je crois qu’il a compris car… il m’a dit » Est-ce que tu peux m’aider ? » . Le deuxième verrou a sauté. Alors ensemble, on a passé du temps à regarder son problème, et on y est arrivé. Je l’ai laissé finir seul, mais au bout d’une heure, il m’a redemandé de l’aide, parce qu’il n’y arrivait pas. J’y suis retournée, et j’ai fait marcher son truc, puis je suis partie.
Une demie heure plus tard, je l’ai entendu hurler : « WOOOOOOOO I AM THE BEST, I AM THE KING OF THE WORLD ! » Il était super content, il avait réussi. Parce qu’il avait demandé de l’aide.
Alors voilà, au bout de 13 ans, mon fils a appris à se calmer seul et à demander de l’aide. C’est un progrès considérable, incroyable !
Je me suis alors rappelé que pendant des années, mon fils n’avait pas vraiment eu à demander de l’aide, vu que nous essayions toujours de devancer ses besoins, je ne l’a pas élevé dans cette culture d’appeler à l’aide si nécessaire. En effet, cela implique déjà d’être autonome, de pouvoir faire les choses seul, puis si besoin d’appeler quelqu’un à la rescousse. Maintenant je me rends compte que je ne lui ai pas rendu service, Si je lui avais lâché la bride plus tôt, j’aurais pu le rendre d’avantage autonome.
Avec l’autisme, rien n’est jamais linéaire. Bien sûr, on mesure les progrès au fil du temps, mais en 13 ans, je n’ai jamais vu mon fils progresser lentement, naturellement, au même rythme : tout s’est toujours fait par paliers, avec parfois de longues périodes où il ne se passait rien – et c’est là qu’il ne faut surtout pas baisser les bras ou s’imaginer le pire. Et hier, c’est avec fracas que mon fils a sauté deux paliers, ou débloqué deux verrous si vous préférez. Je dis fracas car cela s’est fait non sans mal, ça a été dur, vraiment difficile et douloureux pour lui (et par ricochet, pour moi aussi).
C’était donc hier après-midi. Après avoir fait ses devoirs, Logan me dit qu’il va faire un truc dans le bureau. Pendant ce temps, je reste avec ma fille au salon. Au bout de deux bonnes heures, je l’entends jurer, crier, se mettre en colère alors je vais le voir et là, il m’explique que ça fait 2 heures qu’il est sur ce truc, et que ça ne marche pas, il est vraiment hors de lui. Je lui demande alors pourquoi il ne m’a pas appelé, mais il me dit que non, il veut tout faire tout seul.
Je le mets alors devant ses contradictions : il veut tout faire tout seul sauf qu’il vient de perdre deux heures et qu’il n’y arrive pas et que là, tout de suite, je suis là et que je peux l’aider. Je lui tends une perche monumentale pour qu’il me demande de l’aider mais non, rien ne sort : il argumente comme quoi ça ne marche pas et qu’il veut se débrouiller seul car dans la vie on doit faire tout tout seul.
Je vois qu’il se calme un peu donc j’insiste un peu en lui rappelant que je peux l’aider et là, il recommence à s’agiter, à s’énerver, et à bout d’arguments il part de la maison en claquant la porte. Autant vous dire que je ne suis pas rassurée du tout du tout du tout et je retiens ma respiration. Je l’entends faire le tour de la maison, et le vois revenir.
Le premier verrou vient de sauter.
C’est la première fois que je vois mon fils se calmer tout seul et aussi vite. En 13 ans. J’en ai encore les larmes aux yeux quand j’y pense : il y a encore quelques mois, c’était un véritable problème, il était capable de « mouliner » pendant des heures sans arriver à se calmer. Et là…. wouawh ! Ca a pris 2 minutes. Seulement 2 minutes ! Je l’ai félicité, lui aussi était content de voir qu’il y était arrivé seul, il était aussi surpris que moi ! Du coup on s’est assis tous les deux et on a recommencé à discuter.
Je lui ai expliqué que personne, dans la vie n’arrivait à s’en sortir seul : quand un bébé nait, ses parents lui donne le lait pour le nourrir ; plus tard, ils lui tiennent les mains pour lui apprendre à marcher, puis à l’école, les enseignants lui apprennent à lire et à écrire; devenu jeune adulte, quand il se lancera dans la vie active, au début dans son premier travail, il aura besoin d’un chef pour lui apprendre les ficelles du métier; et moi-même encore aujourd’hui, je demande de l'aide et je n'en suis pas toujours fière
Je crois qu’il a compris car… il m’a dit » Est-ce que tu peux m’aider ? » . Le deuxième verrou a sauté. Alors ensemble, on a passé du temps à regarder son problème, et on y est arrivé. Je l’ai laissé finir seul, mais au bout d’une heure, il m’a redemandé de l’aide, parce qu’il n’y arrivait pas. J’y suis retournée, et j’ai fait marcher son truc, puis je suis partie.
Une demie heure plus tard, je l’ai entendu hurler : « WOOOOOOOO I AM THE BEST, I AM THE KING OF THE WORLD ! » Il était super content, il avait réussi. Parce qu’il avait demandé de l’aide.
Alors voilà, au bout de 13 ans, mon fils a appris à se calmer seul et à demander de l’aide. C’est un progrès considérable, incroyable !
Je me suis alors rappelé que pendant des années, mon fils n’avait pas vraiment eu à demander de l’aide, vu que nous essayions toujours de devancer ses besoins, je ne l’a pas élevé dans cette culture d’appeler à l’aide si nécessaire. En effet, cela implique déjà d’être autonome, de pouvoir faire les choses seul, puis si besoin d’appeler quelqu’un à la rescousse. Maintenant je me rends compte que je ne lui ai pas rendu service, Si je lui avais lâché la bride plus tôt, j’aurais pu le rendre d’avantage autonome.
vendredi 30 septembre 2016
Handicapée et dépendante et alors ?
Voilà
quelque chose dont je parle rarement. Et encore moins ici. La façon
dont les épreuves de la vie et la détérioration de mon corps, le
regard que je porte sur mon mon état général. Il y a souvent un
long chemin entre l'annonce de la dégénérégence de son corps et
l'acceptation. Si acceptation, il y a réellement. Il est clair que
cela prend du temps. Ce n'est pas immédiat, bien au contraire. Ce
n'est d'ailleurs pas si évident que cela d'en parler. Mais je crois
que j'en ai besoin.
Pour
ma part, cela fait quatre ans que des faiblesses apparaisses sur mon
corps. C'est
douloureux de voir son corps changer à cause de certaines
épreuves. Dans mon dernier poste je vous annonçais ma grossesse, malheureusement, le cœur du bébé a cesser de battre à 14 SA et c'est là que la douleur c'est installée définitivement dans ma vie. Actuellement j'ai une flébite avec un risque d'embolie pulmonaire Se
dire qu'on ne sera plus jamais la même. Et que ça peut encore
évoluer dans le temps. L'incertitude
fout les boules. Un
médecin te dit qu'un jour tu auras une prothèse de hanche, de
genou, que il se pourrai que tu sois opéré de dos à cause de ton
arthrose... de affaissement de certains disques. Mais
ne te dit pas quand. Du
coup, quand tu sens ton corps fatiguer, tu te voiles la face et te
dis que ce n'est pas possible.
Tu
vas même jusqu'à pousser tes limites de plus en plus
loin. Pourtant,
c'est le cas. Tu
te fatigues chaque jour de plus en plus et ne peux plus faire les
mêmes choses qu'avant.
Un
jour, ce même médecin t'annonce que tu devras prendre un fauteuil
roulant électrique et certaines personne te dise qu'il faudrait penser à la retraite pour invalidité... Là,
ça en est trop. Tu
pètes les plombs. Tu refuses catégoriquement. Il
n'en est pas question. D'ailleurs, tu ne comprends même pas de quoi
on souhaite te parle. Ne plus travailler
? Non, pas pour moi.
Pourtant, cette évidence débarque dans ma vie. Malgré toi. Contre
moi. Parce
qu'accepter cette immobilisation dans ma vie est, pour moi, accepter
que la dégénérégence donc
la dépendance prend
de plus en plus de place. Et
ce constat me met beaucoup en colère. C'est
simple, vous me rencontrer en ce moment, vous n'auriez eu qu'un seul
mot à l'esprit : rebéllion
C'est
le premier des sentiments négatifs que la dégénérégence a apporté
dans ma vie.
Je
vis très mal sa présence. Je ne comprenais pas pourquoi cela
m'arrive à moi. Je me demande ce que j'ai fait de mal pour mériter
cela. Je souffre beaucoup de voir mon corps se fragiliser et
l'accepte encore moins. Comment
accepter cela à un âge où l'apparence compte énormément ? À
cause de cela, je ne me sent faible. Je me cache
sous mon sourire et ma bonne humeur, pour ne pas que les autres
voient ma tristesse.
Les
autres debout et moi, 'ai été obligé de rester couchée
plusieurs semaines depuis la mi Aout, au lit, à cause de
ma douleur, mes douleurs. Croyez-moi, voir le monde couché n'a rien à voir.
Le rapport aux autres est très différent. Ne
plus pouvoir se mettre assise sans hurler et
se mettre debout fait partie de votre passé.
Sentir son corps dans l'incapacité de le faire est insupportable. Tu
as beau essayer de toutes tes forces, rien n'y fait, tu es bloquée
et douloureuse, le simple fait d'expirer te broye les côtes et tu pleure car ton moral est à zéro, que tu vois
tes enfants aller et venir en prennant bien soin de rappeler à
l'autre : ne dérange pas maman elle à mal et est malade et toi tu voudrais
te lever mais tu reste là immobile avec tes sombres idées qui
t'envahissent. Nada.
Rien ne se passe. C'est
fini.
Je
me sens différente et celà ne me plais pas
C'est
là que la phase d'acceptation a du commencer pour moi.
Sans que cela soit forcément conscient sur le moment. Je réalise aujourd'hui que j'ai du faire le deuil de ma personne que j'aurai aimée être Pour accepter la nouvelle personne que je deviens. Quelque part, je pourrais considérer qu'il y a moi avant et moi après. Il a fallu faire un long travail sur moi. J'ai du réapprendre à vivre différemment. Car ne plus pouvoir marcher complique considérablement le quotidien. Tu commences à mettre à temps infinie pou te laver, pour t'habiller. , faire le repas seule devient vraiment compliqué. . La dépendance est très difficile à accepter. Cela me rend triste de ne plus pouvoir faire les choses seule, m'occuper de ma fille toute seule. J'ai mon corps en horreur.
Parce que j'ai l'impression qu'il ne me servira plus à rien à rien. Cet homme rencontré est pourtant là, toujours disponible et toi tu te demande si tu pourra tenir ton rôle de femme et toujours lui procuer du plaisir ? Oui je le pense mais j'ai envie d'avoir une autre vision de mon couple : passant davantage aux caresses,le souhait et un désir insoupsonné de partir, voyager, faire un saut en parachute.
Je ne veux pas avoir un
jour à réaliser que je n'ai pas assez fait avec la personne qui
partage ma vie, je veux quelque chose de total, je suis bien trop
consciente du fait que l'équilibre s'impose partout dans cette
univers, que si on désir à tout prix être heureux il faut passer
par une souffrance qui sera aussi douloureuse que tout le bonheur
qu'on veut bien se donner. Je souhaite prendre ce risque, je ne veux
pas vivre ma vie totalement juste pour le plaisir de la vivre
totalement. Je veux la vivre totalement parce qu'au plus profond de
moi je sais que si je ne le fais pas je m'en voudrais sincèrement,
que je devrais répondre en face du miroir un jour à cette question
de savoir si ma vie me plaît, et tu sais je n'ai pas envie d'hésiter
quand ce moment arrivera, je ne veux pas avoir besoin de prendre
quelques secondes pour dire oui ou non. Je veux que ça soit
spontanée, je veux être heureuse de pouvoir dire que ma vie me
plaît c'est pour ça que je fais en sorte d'être correcte avec
moi.
Tu sais j'aimerais te dire que j'ai
l'impression parfois d'être hors du temps de ne pas comprendre et de
ne pas être comprise. Te dire que parfois mes souvenirs m'attrapent
et ne me rendent ma liberté que bien plus tard, que je plonge dans
tout mes souvenirs sans savoir quand je sortirais la tête hors de
l'eau. Je revois ma vie, mais elle n'est pas terminé. Et je ne sais
pas mais j'aime ce que j'ai vécu, et j'aime ce que je vis là. Mais
il y a quelque chose en moi que je n'arrive pas à comprendre,
quelque chose qui m'empêche d'être pleinement moi, dans cette
réalité, dans ce temps.
Pourtant de tout ça tu poses ta tête sur mon épaule et tu me dis avec une certitude sans faille que tout ira bien. Et tu as bien raison, tout ira bien. Parce que c'est comme ça que le monde tourne. Tu me fais un baiser sur le front comme tu en a l'habitude. Peut être que je trouverais ma place, prés de toi, peut être que ça n'est pas le jour où j'avancerai vers qui je veux être, mais ça ira, parce que ça ira toujours.
Pourtant de tout ça tu poses ta tête sur mon épaule et tu me dis avec une certitude sans faille que tout ira bien. Et tu as bien raison, tout ira bien. Parce que c'est comme ça que le monde tourne. Tu me fais un baiser sur le front comme tu en a l'habitude. Peut être que je trouverais ma place, prés de toi, peut être que ça n'est pas le jour où j'avancerai vers qui je veux être, mais ça ira, parce que ça ira toujours.
Je
sais aujourd'hui que le handicap ne m'empêche pas de plaire.
vendredi 19 août 2016
La douleur, cette femme délicieuse qui me quitte plus
Cela
fait bien longtemps que je ne suis pas venue sur mon blog...il est
vrai qu'il y a eu les vacances, La
douleur physique finit toujours plus ou moins, par interagir sur le
moral...Certains jours, je refuse de la laisser envahir ma vie en me
battant pour faire en sorte qu'elle se rapproche le plus possible
d'une vie "normale"...mais ça, c'est "facile"
lorsque celle-ci reste à peu près gérable et contrôlée par le
tramadol..mais il arrive (trop!) souvent, que je souffre au point de
ne plus rien pouvoir faire du tout...(j'ai pris conscience que je
devrai passer prochainement au pallier 3 et pour le reste de mes
futures années )à part lire allongée ou regarder la TV...je sais,
ça peut sembler sympa comme programme...mais seulement pour les gens
qui bossent toute la journée et apprécient de se détendre le soir,
devant un film ou avec un bouquin... Par contre, je peux jurer que ne
pouvoir faire que ça, devient trés vite lassant et surtout
déprimant... Et là, je n'en peux plus, je craque! Tout me fait
mal...!!! Rester debout, rester assise (et même rester trop
longtemps couchée!!!!)... Dans de telles conditions, alors que
faire? si ce n'est regarder vivre les autres?... J'ai l'impression
d'être descendue du train, et seule sur le quai, je le regarde
s'éloigner sans moi, tandis que ceux qui m'entourent sont toujours
dans les wagons...prêts à prendre d'autres trains...visiter
d'autres gares... Il m'arrive même de ressentir ce sentiment
avilissant qu'est la jalousie ou l'envie... Et cela me peine beaucoup
d'avoir de telles pensées..Parfois
il est préférable d'arrêter. Non pas parce que cela n'en vaut plus
le coup, ni même parce que c'est une perte de temps, ou encore que
l'intérêt à la chose ne mérite pas tant d'engagement. Parfois il
faut arrêter, parce qu'il faut arrêter de souffrir. Arrêter de
souffrir de quelque chose dont vous doutez du sens et de l'engagement
que vous avez pris à son égard. Arrêter de subir des souffrances
qui ne riment à rien et qui avec le temps vont vous détruire. Car
c'est en ça que la souffrance gagne. Le temps. Elle gagne sur le
temps, la véritable souffrance ne commence que quand le temps se
prolonge. Elle vous consume comme la braise dévore les cendres
encore brûlantes. La souffrance agit sur le temps, et
proportionnellement au temps son intensité accroît. Parfois arrêter
ça n'est pas être un lâche ni même abandonner, parfois arrêter
c'est nous préféré nous à cette tempête qui menace de nous
détruire. Arrêter c'est s'aimer assez pour ne pas se vouloir de
mal. Arrêter c'est remettre en cause les choses pour lesquelles nous
acceptons de souffrir. Nous nous devons d'accepter la souffrance mais
pas à n'importe quel prix; ni pour n'importe quoi. Parfois arrêter,
c'est ce qui nous permet de continuer. Continuer à être, à devoir,
à vouloir, à vivre. A être ce que nous sommes, à nous laisser une
chance de nous épanouir, et d'être ce que l'on est vraiment sans
devoir se réduire à attendre. Il y a quelques jours j'ai vu un
film : avant toi, très riche en émotions. C'était
plus que ça... C'était sa volonté qui m'enveloppait, c'était elle
tout autour de moi qui s'accrochant à moi me disait de ne pas
disparaître. Je sentais absolument toutes ses émotions, de son
souffle, à ses ongles, en passant par son regard. Des battements de
son coeur à la force de ses bras de me garder autour de lui. Je ne
me battais pas, je ne le rejetais pas et pourtant plus cela durait et
plus cela se resserrait sur moi. ça devenait douloureux, étrangement
je ne voulais pas que ça s'arrête surtout pas. Il était chaud,
bouillant, j'avais des montées de chaleurs terrible. Je suffoquais,
j'étouffais mais c'était bon. A chacun de ses ordres de ne
pas disparaître son étreinte se faisait plus forte, et mon coeur se
serrait encore davantage.. Il me faisait pleurer. Mes larmes
coulaient à présent, il ne lâchait pas et c'était trop pour moi.
C'était beaucoup trop d'émotion, beaucoup trop d'humanité. Je
n'avais jamais ressenti ça de ma vie j'étais totalement
bouleversée. Il ne voulait pas que je disparaisse, il m'a offert
l'image de la personne indispensable, il m'a fait sentir unique,
spéciale. Il m'a fait comprendre que j'étais importante pour lui,
pas seulement par les mots, mais de toute sa chair, de toute son âme.
ça n'était pas juste lui contre moi. C'était toute son existence
qui me recouvrait brutalement et pourtant d'une manière si douce.
C'était trop, je n'en pouvais plus, j'étouffais de vivre.
J'étouffais de ce mal. J'étouffais de me sentir vivre à travers
ses actes.
Ses
émotions me traversaient de long en large, en travers, partout, dans
tout les sens j'étais traversée, bouleversée, j'étais pour lui ce
que je ne pouvais pas être pour moi-même, ce que je pensais n'être
qu'une facette. Pour lui j'étais son tout. Je l'enviais, j'avais
envie moi aussi d'avoir quelque chose pour lequel je me battrai,
j'avais envie d'avoir quelque chose que j'aimerais si profondément
que le perdre serait synonyme de me perdre moi aussi. Ce petit être
en devenir, mes enfants, et cet homme qui partage ma vie depuis
bientôt 6 mois seront le pourquoi de me battre tout les jours contre
cette douleur,
Cela
fait bien longtemps que je ne suis pas venue sur mon blog...il est
vrai qu'il y a eu les vacances, La
douleur physique finit toujours plus ou moins, par interagir sur le
moral...Certains jours, je refuse de la laisser envahir ma vie en me
battant pour faire en sorte qu'elle se rapproche le plus possible
d'une vie "normale"...mais ça, c'est "facile"
lorsque celle-ci reste à peu près gérable et contrôlée par le
tramadol..mais il arrive (trop!) souvent, que je souffre au point de
ne plus rien pouvoir faire du tout...(j'ai pris conscience que je
devrai passer prochainement au pallier 3 et pour le reste de mes
futures années )à part lire allongée ou regarder la TV...je sais,
ça peut sembler sympa comme programme...mais seulement pour les gens
qui bossent toute la journée et apprécient de se détendre le soir,
devant un film ou avec un bouquin... Par contre, je peux jurer que ne
pouvoir faire que ça, devient trés vite lassant et surtout
déprimant... Et là, je n'en peux plus, je craque! Tout me fait
mal...!!! Rester debout, rester assise (et même rester trop
longtemps couchée!!!!)... Dans de telles conditions, alors que
faire? si ce n'est regarder vivre les autres?... J'ai l'impression
d'être descendue du train, et seule sur le quai, je le regarde
s'éloigner sans moi, tandis que ceux qui m'entourent sont toujours
dans les wagons...prêts à prendre d'autres trains...visiter
d'autres gares... Il m'arrive même de ressentir ce sentiment
avilissant qu'est la jalousie ou l'envie... Et cela me peine beaucoup
d'avoir de telles pensées..Parfois
il est préférable d'arrêter. Non pas parce que cela n'en vaut plus
le coup, ni même parce que c'est une perte de temps, ou encore que
l'intérêt à la chose ne mérite pas tant d'engagement. Parfois il
faut arrêter, parce qu'il faut arrêter de souffrir. Arrêter de
souffrir de quelque chose dont vous doutez du sens et de l'engagement
que vous avez pris à son égard. Arrêter de subir des souffrances
qui ne riment à rien et qui avec le temps vont vous détruire. Car
c'est en ça que la souffrance gagne. Le temps. Elle gagne sur le
temps, la véritable souffrance ne commence que quand le temps se
prolonge. Elle vous consume comme la braise dévore les cendres
encore brûlantes. La souffrance agit sur le temps, et
proportionnellement au temps son intensité accroît. Parfois arrêter
ça n'est pas être un lâche ni même abandonner, parfois arrêter
c'est nous préféré nous à cette tempête qui menace de nous
détruire. Arrêter c'est s'aimer assez pour ne pas se vouloir de
mal. Arrêter c'est remettre en cause les choses pour lesquelles nous
acceptons de souffrir. Nous nous devons d'accepter la souffrance mais
pas à n'importe quel prix; ni pour n'importe quoi. Parfois arrêter,
c'est ce qui nous permet de continuer. Continuer à être, à devoir,
à vouloir, à vivre. A être ce que nous sommes, à nous laisser une
chance de nous épanouir, et d'être ce que l'on est vraiment sans
devoir se réduire à attendre. Il y a quelques jours j'ai vu un
film : avant toi, très riche en émotions. C'était
plus que ça... C'était sa volonté qui m'enveloppait, c'était elle
tout autour de moi qui s'accrochant à moi me disait de ne pas
disparaître. Je sentais absolument toutes ses émotions, de son
souffle, à ses ongles, en passant par son regard. Des battements de
son coeur à la force de ses bras de me garder autour de lui. Je ne
me battais pas, je ne le rejetais pas et pourtant plus cela durait et
plus cela se resserrait sur moi. ça devenait douloureux, étrangement
je ne voulais pas que ça s'arrête surtout pas. Il était chaud,
bouillant, j'avais des montées de chaleurs terrible. Je suffoquais,
j'étouffais mais c'était bon. A chacun de ses ordres de ne
pas disparaître son étreinte se faisait plus forte, et mon coeur se
serrait encore davantage.. Il me faisait pleurer. Mes larmes
coulaient à présent, il ne lâchait pas et c'était trop pour moi.
C'était beaucoup trop d'émotion, beaucoup trop d'humanité. Je
n'avais jamais ressenti ça de ma vie j'étais totalement
bouleversée. Il ne voulait pas que je disparaisse, il m'a offert
l'image de la personne indispensable, il m'a fait sentir unique,
spéciale. Il m'a fait comprendre que j'étais importante pour lui,
pas seulement par les mots, mais de toute sa chair, de toute son âme.
ça n'était pas juste lui contre moi. C'était toute son existence
qui me recouvrait brutalement et pourtant d'une manière si douce.
C'était trop, je n'en pouvais plus, j'étouffais de vivre.
J'étouffais de ce mal. J'étouffais de me sentir vivre à travers
ses actes.
Ses
émotions me traversaient de long en large, en travers, partout, dans
tout les sens j'étais traversée, bouleversée, j'étais pour lui ce
que je ne pouvais pas être pour moi-même, ce que je pensais n'être
qu'une facette. Pour lui j'étais son tout. Je l'enviais, j'avais
envie moi aussi d'avoir quelque chose pour lequel je me battrai,
j'avais envie d'avoir quelque chose que j'aimerais si profondément
que le perdre serait synonyme de me perdre moi aussi. Ce petit être
en devenir, mes enfants, et cet homme qui partage ma vie depuis
bientôt 6 mois seront le pourquoi de me battre tout les jours contre
cette douleur,
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