lundi 4 juin 2018

BLOOD

tiré du blog loveless


On écrit pas quand on est heureux. ", c'est vrai, personne n'écrit quand il est heureux, peut-être parce qu'il est quasiment impossible de définir correctement par des mots le bonheur et la joie qui nous est procurés à instant précis de notre vie. Personne écrit quand il est flamboyant, la littérature des années après, des siècles même fait figure de lieu de tristesse. Elle est très certainement le moteur d'une inspiration mélancolique qui a permis l'écriture des fleurs du mal ou la monotonie désastreuse du dernier jour d'un condamné à mort. Je crois qu'on ne sait pas écrire correctement la joie, on ne sait qu'en profiter pleinement, nous ne sommes tout compte fait, dans un doute, pas adapter à écrire plus que l'on ressent. Un auteur, un écrivain, c'est avant tout quelqu'un qui cultive sa tristesse et pour les plus audacieux la nostalgie. Hugo disait que la mélancolie, c'est la joie d'être triste

vendredi 19 janvier 2018

Quelles aides pour les mamans à mobilite réduite et leur bébé en cours de la 1ère année?




Depuis la naissance de mes 2 premiers enfants (2003 et 2007) quelques évolutions ont vu le jour, certes et malheureusement pas dans le domaine du handicap cependant ces informations sont bonnes à savoir et même si parmi mes lecteurs vous êtes pas toutes ou tous en situation d'handicap.



  1. La PMI par le biais de la CAF qui accorde une prise en charge d'heures de TISF par rapport à votre quotient familial dans le cadre d'une grossesse :
Un quotas de 200 heures que vous pouvez utiliser comme bon vous semble, bien entendu il faut établir un contrat avec par exemple l' ADMR qui fixeront avec la famille le nombre d'heures dont vous aurez besoin.
La prise en charge dans le cadre de la grossesse se fait jusqu'au 5- 6mois de l'enfant.
Exemple : pour une mère en situation d'handicap indépendamment de l'aide qui pourrai être octroyée pour l'assistance d'une tierce personne.
200 HEURES sur UNE PERIODE DE 5 MOIS
ce qui donne 40 heures mensuelles réparti en 2 heures par jour

2. L’aide éducative préventive (AEP) : pour conforter les parents dans l’exercice de leur fonction éducative

L’AEP est une prestation mise en place par la direction "Famille, Enfance et Jeunesse". Cette aide, propre au département, est une mesure de prévention exercée par l’Aide sociale à l’enfance conjointement avec un autre travailleur social intervenant auprès de la famille.
En quoi consiste-t-elle ? Un travailleur social, souvent accompagné d’un(e) assistant(e) social(e) de circonscription ou de service social scolaire, ou d’une puéricultrice de service de PMI, reçoivent les familles en entretien ou les rencontrent à leur domicile. D’une durée de 3 mois, renouvelable une fois dans la limite de 4 heures par semaine, l’AEP permet d’accompagner les parents, de façon transitoire, dans leur rôle éducatif.


mardi 16 janvier 2018

Quelles aides à la parentalité ?





Quelques éclairages concernant l'octroi d'un(e) TISF ou d'une ADF ( Aide a domicile aux Familles) dans le cadre de la PCH, ou du CG, ou encore de
la CAF. Le droit social reste à comprendre comment s'exprime le besoin et son rattachement soit à la Personne, ou à sa Famille.
Pourquoi ce post !  Et bien le 02 février 2018 une petite frimousse verra le jour et je voulais mettre à jour les aides possibles lors d'une grossesse ou d'une naissance.


Dans le cadre de la PCH (Prestation de Compensation du Handicap), l'attribution des droits à la Personne est attachée aux droits liées à la dépendance de la Personne en fonction de son autonomie : c'est donc un droit qui s'appuie toujours sur la singularité de la situation dans laquelle se trouve la Personne, et des besoins exprimés pour elle-même.
L'aide à la parentalité la MDA  n'aime pas pourtant 
L'aide à la parentalité en Ille et Vilaine est décidée par le Président du Conseil Général pour les pères et mères en situation de handicap et ayant besoin d'aides humaines pour eux même mais également pour prendre soin de leur enfant.
La personne doit donc être éligible à l'aide humaine de la prestation de compensation.

Conditions d'attribution :

Elle est accordée sans condition de ressources
La principale condition pour pouvoir prétendre à cette aide est de rémunérer des aides humaines pour soi même .

Evaluation du nombre d'heures :

il s'agit d'une évaluation au cas par cas, c'est l'équipe pluridisciplinaire d'évaluation qui apprécie le nombre d'heures. La MDPH de Rennes est aidée par exemple par une ergothérapeuthe pour l'évaluation.

Les plafonds :
Enfants de moins de 3 ans
parent seul: 5 h par jour sur 365 jours
couple: 5h par jour sur 216 jours

enfants entre 3 et 7 ans
parent seul: 2heures par jour sur 365 jours
couple: 2 heures par jour sur 216 jours 

La nouvelle mesure est textuellement la suivante :  Créer des aides à la parentalité dans le cadre de la PCH Cette mesure vise à créer une aide humaine à la parentalité pour les parents d’enfants de 0 à 7 ans : 3 heures par jour pour les parents handicapés moteurs ou sensoriels ayant des enfants de moins de 3 ans ; 1 heure par jour pour les parents avec un handicap mental ou psychique ayant des enfants de moins de 7 ans d’une part et les parents handicapés moteur ou sensoriel ayant des enfants âgés de 3 à 7 ans." 
Seulement à quand un texte de loi ????

Différences de traitement
L’IGAS fait également état dans son rapport de la difficulté d’accès à la PCH pour les personnes en situation de handicap psychique ou encore le manque de prise en charge d’une aide-ménagère au sein de la prestation.
Pour limiter les différences de traitement des demandes de PCH par les MDPH (Maison Départementales des Personnes Handicapées), sources d’incompréhension de la part des associations et bénéficiaires, l’IGAS préconise d’harmoniser sur tous les territoires les aspects les plus importants de la prestation, quand d’autres seraient laissés à l’appréciation des départements.

La notion de parentalité met en jeu la notion de Famille et de l'équilibre familial. Elle n'apparaît pas dans la liste des actes essentiels de la Vie qui servent, en outre, à l'évaluation des besoins de la Personne. Lorsque la TISF intervient à domicile, elle accompagne les parents dans leur parentalité dans l'intérêt de l'équilibre familial. Dans cette considération, ce n'est donc pas la personne handicapée (enfant ou adulte) qui est au centre de son action, mais bien la famille.

En conséquence, pour faire appel à l'aide à la parentalité, il conviendrait mieux d'interpeller soit le Conseil Général qui peut apporter une aide spécifique par le biais des MSF (Maison Sociale et Familiale) dans le but de prévention d'un placement, d'un acte de maltraitance, ou encore de risque de carence éducative,
 - ou encore, la CAF qui, au titre d'une aide spécifique, peut verser une aide à la Famille (cas de grossesse géméllaire, ou grossesse à risques... etc,....) pour un nombre d'heures à réaliser par un(e) TISF à domicile.Il est donc clair qu'il ne peut être confondu, selon le Législateur, la Personne Handicapée et ses besoins (qui relèvent de la
compétence de la MDA) et la Famille à laquelle appartient la Personne Handicapée (rélève de la CAF ou CG) et son organisation.

Par exemple en cas de grossesse la CAF finance une partie du coup en fonction de votre quotient familial à hauteur d'une trentaine d'heure mensuelle,
Lorsque la mère se blesse " indépendamment de l'handicap" une TISF peut intervenir selon le même critère qu'une grossesse à hauteur de 40 heures mensuelle.
Après une naissance  et sans prendre en compte l'handicap, toute famille ayant une naissance à le droit à 200 heures à utiliser comme bon lui semble.


La CNSA met en garde les CDAPH vis-à-vis de l'extension de l'ouverture des droits à la Personne vers les besoins de la Famille, car l'aide apportée dans le cadre de la PCH intéresse exclusivement la Personne (et non la famille).
La place de l'UDAF, selon moi, se situe dans la défense de l'intérêt de la Famille, quelles que soit ses conditions d'existence. Dans ces conditions, et considérant que le besoin d'une personne handicapée, rattachée à une famille, qui n'est pas en mesure de pouvoir réaliser les taches incombant à la vie familiale, devrait pouvoir bénéficier de l'aide à la parentalité par l'octroi d'un nombre d'heures de TISF. Il s'agit alors d'un combat à mener dans deux directions : la CAF et le CG.

dimanche 29 octobre 2017

La fin de la fille intripide

Ce jour là, j'ai compris que faire ce qui fallait qu'il soit fait n'était pas toujours en accord avec ce que nous voulions c'est dans des larmes qui ne sècheront jamais que j'ai accepté de te laisser rester. A vrai dire je t'y ai même incité à rester  car comme tu m'a dis hier  " je suis ta canne" et je pourrais te répondre " moi, je suis ton canoé de sauvetage". On ne combat pas ce qui est, seulement ce que l'on pense qui est.

lundi 23 octobre 2017

Lettre à mon avenir pensé par logan 14 ans ayant reçu un diagnostique d'autisme infantile précoce typique

Cher avenir,



tu risques d’être difficile pour moi parce que je suis autiste et le resterai toute ma vie. Je sais que je devrai discuter avec beaucoup de monde, notamment des collègues pour mon futur stage cependant et bien moi je ne sais pas trop. J’ai beaucoup de mal maintenant à aller vers les autres afin de communiquer avec eux car j'ai peur de leur réactions face à ma façon de communiquer. J'ai trés peu de copains, et puis certains se retourne contre moi. J’espère donc que je vais progresser ainsi que je le fais depuis que je suis tout petit. Et puis il y a le bus, préparer mes repas, entretenir ma maison. Oui maman est là pour m'aider et il y a le SESSAD, au moins il m'aideront jusqu’à mes 20 ans mais après! Si je rencontre quelqu’un qui a les mêmes problèmes que moi, j’essayerai de me lier d’amitié avec lui pour « affronter » le monde des « neurotypiques ». Maman me dit que je peux tout à fait avoir la vie que je désire  (avec  de l'aide et du temps), elle va parfois sur des blogs de personne qui sont Asperger et qui ont réussi à avoir un métier, une femme, parfois même des enfants et des amis. J’aimerais aussi avoir tout cela. Être complètement autonome sera un défi pour moi !

dimanche 22 octobre 2017

Logan autiste amoureux





Logan a "presque" une petite copine à presque 15 ans –je n’en reviens toujours pas ! Il a traversé des moments difficiles car l’autisme reste toujours là malgré ses progrès et il ritualise beaucoup  leur relation avec des sms presque aussitôt en rentrant à la maison. Quand il ne reçoit pas immédiatement un retour, le voilà qu'il panique, par exemple, il pleure presque et s'enferme dans sa chambre en insistant par ses sms ou par ses doutes sur le fait qu'il se trouve nul et moche, ce qui, évidemment, n’est socialement pas acceptable. Handicapé par l’autisme dans le décodage des intentions des autres, il a encore plus de mal qu’un autre à comprendre les subtilités du comportement et du discours d’une pré-ado  de 13 ans: « aujourd’hui, je préfère être avec mes copines qu’avec toi » ; « je ne suis plus sûre de vouloir venir chez toi pendant les vacances peut-être que si quand même »….  J'ai essayé de lui expliquer les subtilités en question. En douceur et à gros renfort de pourcentages –les statistiques sont ses meilleures amies-, je lui ai fait comprendre que la probabilité que son "amoureuse d'ULISS" soit sa vraie amoureuse pour la vie était proche de zéro. Un jour, sa petite amie redeviendrait une amie tout court, c’était presque sûr. Mais en attendant il es content car hier elle lui a dis qu'elle l'aimait.

mardi 17 octobre 2017

Du charme pour séduire, de la personnalité pour conquérir.

" Nous ne connaissons pas notre bonheur. Nous ne sommes jamais aussi malheureux que nous voulons bien le croire " [Marcel Proust]


Il vaut mieux être entouré d'ennemis, que d'amis. En plus de savoir ce qu'ils pensent vraiment, nous sommes au moins certains de leurs capacités, détermination, et savoir faire pour protégé et obtenir les choses qu'ils veulent. Ils n'ont rien à cacher, et pas mal de haine à nous offrir. Rappelant que si nous ne sommes pas les meilleurs, si nous ne faisons pas de notre mieux, quelqu'un le fera à notre place. Ils nous rappellent la compétition. Le fait que la vie n'est pas qu'une partie de plaisir, qu'elle est davantage un obstacle avant d'être une récompense

voilà pourquoi je dis rarement "je t'aime", je ne crois pas être pourtant autiste



A vous de voir si vous êtes plus sensible à un " Ne t'en fais pas une prochaine fois " ou un " N'abandonne pas, pas maintenant. ".