mercredi 25 décembre 2019

Quand l'autisme lance une mesure AEMO

L'arrogance est ce goût amer que certains ont d'avoir l'amour propre touché en son coeur,  les informations préoccupantes viennent d'organimes qui gèrent votre enfant ici le Sessad car mes enfants ont parlé et ça été transmis à la justice.
Certes, il y avaient des disputes parfois violentes, aujourd'hui je suis séparé et personnellement je prend cette mesure comme inutile et  car elle me fera vivre une terreur perpétuelle de risque de placement à la moindre observation, je me sens jugée et contrôlée.
il est la rage de ne pas accepter la réalité des capacités et de se bercer d'une illusion plus plaisante à tel point qu'il est indéfectible pour celui qui l'obtient, de penser que l'illusion est réalité. C'est pourquoi quand les deux se rencontrent, l'un s'agenouille à l'autre, et autant faire simple pour dire que la réalité n'a jamais mis un genou à terre. C'est de cette conséquence issu que l'esprit dans un mal-être persuadé d'une tromperie se refuser à l'accepter, parce qu'il est plus confortable de se dire que cela est faux que d'accepter l'erreur, car l'erreur est à ses yeux d'avoir eu tord, alors que l'erreur objective est d'avoir surestimer ses capacités.

mercredi 11 décembre 2019

chapitre 9 : Arrogant partie 1

Depuis quelques années, le sujet des violences conjugales subies par les femmes n’est plus tabou. Qu’elles soient physiques ou psychologiques, elles sont aujourd’hui reconnues, et la lutte contre celles-ci est devenue une cause médiatisée

Enfin dans les faits car dans la réalité

Les femmes sont les premières victimes de violences conjugales certes mais dès que le handicap entre en jeu, là, il y à un engouffrement de la partie adversaire : prises en charge des enfants concernant leur pathologie, aide ménagère, TISF préconisé par la PMI et mise en place de celle-ci pour m'aider selon eux dans dans mon quotidien ce qui n'est pas justifiable car de 03 au 31 octobre 2018 , j'ai pu pleinement prendre en charge mes enfants avec aucune aide avec seulement 4 heures semaine de TISF (cf attestation d'hébergement de CHRS Louise Michelle du 06 décembre 2019).

J’en vois déjà un qui roule des yeux en se disant qu’une femme handicapée ne peut pas subir de violences de la part de son mari, selon sa définition propre car une claque, deux et plus ce n'est pas selon lui de la violence,ou insulterai ou menacerai de mort ce sont que des mots, rien de plus.Une femme en situation d'handicap ne peux s'occuper seule de ses enfants.

STOP aux idées reçues.

C'est logique et humain de penser à celà car là société nous façonnpour croire à cette image, non!

C’est vrai qu’un homme d’1m85 et 80kg est largement de taille à mettre une femme handicapée en canne ou fauteuil par terre, debout la tenant fortement pour qu'elle ne tombe pas ce qui explique les ématomes aux bras. Et puis 1m 58 et 54 kg quand elle se ramasse des claques ou giffles ce n'ai pas une douce brise sur sa joue, mais une tournade.

Et comment ça à commencé !

Mon mari est tunisien, nous nous sommes rencontré sur une site de rencontre handi- valide, donc monsieur connaissait ma situation.

Sa situation ne me gênait pas, je voyais l'homme attentif, attentionné, affectueux, un père que mes enfants appelaient papa combien il était devenu indispensable pour nous.

De fait de sa situation de sans papier pendant 18 mois le parfait homme, quelques tirrallements mais rien, enfin le "rien" est léger car toujours à être insatisfait de lui même tel un ado qui faut remotiver, un ado avec ses crises et les crises ont augmenter sans que je puisse les contrôler, (bris de vaisselles- jouets- hurlements)mais voilà c'est con mais j'étais tombé amoureuse ce qui ne m'à pas aidé pour la suite de mon histoire.

«D’abord des insultes. Toujours plus dures les unes que les autres.» où de me dire qu'il le fera à ma place pour ne pas me fatiguer selon lui, il m'enfantilisait en permanence.

Tout d’abord, répondre à la violence par la violence, c’est inutile, je suis de nature à l'échange, à la communication. Parfois, on ne se laisse pas faire, on essaie de se protége. Et d’autre part, les choses viennent insidieusement, on ne voit rien venir, vous connaissez le proverbe : l'Amour rend Aveugle ! Exactement j'étais devenue aveugle je ne voulais que son bonheur.

Les doutes, les questionnements :

Pour ma part, cela a commencé quand j'ai reçu ma première gifle, pas compris, c'est lui que j'aime enfin que j'aimai et pas ce Pascal qui à 19 ans de plus que moi, oui il était un peu le père que je n'ai jamais eu : protecteur.

J'ai promis à mon futur mari que nos liens allait cesser ce que j'ai fais, nous avons commencer à être dirigé, cela m'ennuyais mais il me le présentait comme une nouvelle organisation familial et moi et bien j'avais toujours ce voile sur mes yeux : faire comme ça et pas comment ceci tout devait tourner selon ses choix, enfin notre famille était au complète avec ce ventre qui s'arrondissait et là douce brise m'à emporté vers un précipice que je voyais pas : tomber dedans aurait été fatal.

Il mesuré combien j’étais bien accrochée à lui éprisse au point de laisser passer toutes sortes de choses. Sous couvert d’une dépression monsieur s'isolait, buvais beaucoup de bières, ses lieux de prédilections étaient le garage ou la voiture où il s'enfermait parfois des longues heures avec notre fille et dès que je lui disais que Sirine doit être avec ses frère et soeur, il me poussait, je tombais parfois comme il l'a précisé lors de l'audience du 10 décembre 2019, il venait m'aider en me disant : et bien tu vois imagine que je ne sois pas là et que tu tombe, et de crises à l’encontre de celle qui lui avait fait du mal par le passé, sa famille laissé au pays, son stress quand il prenait ma voiture sans permis et sans titre de séjour. Là mienne aussi car en cas d'accident et bien voyez, mais voilà je l'aimais et je lui offrais tout ce qu'il voulais : voyage en Tunisie seul, Belgique, scooter, cigarettes, bière, voiture pour l'essentiel. Je devais lui dire Oui car sinon il se mettaitdans une rage, en me disant des choses absurde comme :  tu achete pour ton chat mais moi tu t'en fou.

Et puis nous nous sommes mariés, notre famille, ma famille était enfin au complet avec ce petit être qui grandissait en moi.

Et à 7 mois de grossesse mon rêve, mes espoirs ont basculé.

D’abord des insultes. Toujours plus dures les unes que les autres. Puis des humiliations, dans l’intimité d’abord, puis de plus en plus au grand jour.
Et enfin des coups, jamais à mains nu toujours avec des objets : vêtement, papier... des bris d'objet : ma canne, de la vaisselle, des jouets, comme il l'a signalé aux audiences du 05 et du 10 décembre que je ramassais avec difficultés, et en conséquence qu'il devait faire pour sécuriser notre enfant.

Pendant près de 2 ans, j’ai cru que c’était ma faute. Je ne savais pas, je ne comprenais pas ce qui le mettais en colère mais que je devais le mériter.
Que cette colère était justifiée. Que j’étais la cause de cette colère. Et donc que je méritais d’encaisser cette colère.

La première violence, c’était de réussir à me faire croire et à faire croire aux autres que tout était de ma faute. Que je n’étais pas assez ceci, trop cela.

«La seule chose pour que la justice passe : oser porter plainte car à la maison les enfants en souffraient beaucoup.» Et devenaient à leur tour les souffres douleurs de mon mari par des petites réflexions andines pour lui.

À force, j’y ai cru, et je le suis devenu. Et donc je me suis persuadée que c’était de ma faute. Rabaissée, humiliée, insultée, frappée, blessée au corps, au cœur et à l’âme, mentir pour lui, le protéger, l'aider dans ses démarches.

C’est ce que j’ai vécu pendant près de trois ans Jusqu’au jour où j’ai eu la force et le courage d’arrêter les choses.

Les violences conjugales sont un délit, voire un crime, selon la gravité de celles-ci. La justice est armée pour intervenir. La seule chose pour que la justice passe : oser porter plainte mais voilà lorque la partie adverse demande la clémence et fait appel de la décision de la cour d'appel de Caen et bien ça vous grève le coeur car la violence est bien présente mais est discutable car ça serai les services sociaux d'après Monsieur qui aurait engendré cette violence qu'il qualifide disputesmettant en cause sa religion, différences culturelles la "lourdeur" de l'handicap pourrait justifier de son comportement impulsif, de sa fatigue car suivant une formation et après un travail en poste, et il deviendrai même la victime de cette affaire de violence inter familiale.

Et moi! Et bien c'est banalisé, voilà comment je vois celà Monsieur le Président, alors qu'on me disais ne banaliser jamais ce que vous avait vécu, soyez franche, il y a, avait cette ambiance qui m'empêchait de dire toute la vérité.

Affronter le regard des gens, médecin, agent de police judiciaire, éventuellement juge et avocat, assistants sociaux,famille, avec toujours dans leur regard de l’incrédulité, un certain scepticisme et une question: pourquoi un homme valide, bien présenté serai t'il avec une femme à mobilité réduite avec des enfants atteint de TSA!. Certains disaient que j'avais de la chance, ou par Par Amour ! Ou autre chose que je laisserai seul décideur selon l'argumentation de Monsieur.

Lorsque les certificats d'ITT de 10 jours où 5 jours sont remises en causes car le médecin ne précise pas combien de largeur ou de hauteur fait l'hématome.

Que du fait de mon handicap et sachant que j'ai élever seule et sans que les services sociaux n'ai connaissance de notre famille et parceque j'ai voulue longtemps croire en cet Amour car je pensais que de mettre autant de force dans mes craintes, mes peurs et mes espoirs cependant avec toute cette ferveur mon miracle ne s'est pas réalisé.

Il y a de multiples raisons, qui sont souvent les mêmes. Les enfants, tenir coûte que coûte pour les épargner. L’emprise. Même quand on essaie de partir une première fois, cette emprise est toujours là. Et sournoisement, elle vient vous pourrir votre nouvelle vie.

«Ce n’est pas ma faute, ce n’est pas votre faute.»

J’ai de la chance. J’ai quelques cicatrices, visibles et invisibles, mais c’est tout.
D’autres n’ont pas cette chance. Et meurent sous les coups de leur conjoint, ou mettent fin à leurs jours, réduits à néant, avec le sentiment qu’elles sont des moins que rien, qu’elles n’existent plus, victimes de cette emprise qui les dévore et non reconnue par la justice.

Si je m’exprime aujourd’hui, si je témoigne de ce que j’ai vécu, c’est pour deux raisons:

C’est une étape nécessaire dans le processus de reconstruction en tant que femme et en tant que mère. Ma maternité et mon rôle de mère ont été volé il ne m'à laissé je t'aide ç'est plus sûr pour notre fille. Mon humanité m’a été retirée quand je ne suis plus devenue qu’une chose, tout juste bonne à satisfaire les besoins de Monsieur.
Il faut beaucoup de courage, de force pour sortir de tout ça, je suis au début de mon parcours
Cette force est en chacune des victimes de ces violences, il faut juste la leur montrer. Il n’y a pas de honte, il n’y a pas de honte, même de savoir qu'il nous à été d'une très grande aide, toujours présent mais si complexe de sa personne.

Monsieur est responsable de ses actes, pas moi et j'aimerai qu'il en prenne conscience, car il n'ai pas tout seul il y à notre fille, une petite fille qui va grandir et si elle pouvait grandir entre deux parents certes séparé et qui ne sont plus à se mettre des battons dans les roues car mon son souhait et de retrouver une communication avec le père de notre fille afin que Sirine grandisse dans les meilleurs conditions possible


vendredi 22 novembre 2019

En sursis

أنت حياتي لا تستسلم
Je pense à tord que l'on devrait tout dire, je fais très souvent machine arrière sur cet instant, comme un soldat qui pose le pied sur une mine en sachant l'entrave dans laquelle il se met par manque de prudence. On peut tout dire mais pas à tout le monde, tout le monde n'est pas suffisamment bon pour entendre ce qu'il y a, a dire. C'est terrible de devoir attendre que les personnes qui vous entoure, vous connaissent un minimum pour pouvoir vous ouvrir. Leur faire comprendre que ce que vous faites est incroyablement rare. Pardon mon chéri, mes phrases divaguent et se font renverser par une mer de doute, et rien n'a vraiment de sens pas vrai... Ce que je veux t'écrire, c'est tout d'abord que c'est la peur du manque de reconnaissance envers ce qu'ils font qui poussent les gens à ne pas s'ouvrir. Savoir que des paroles que l'on ne dit jamais ne vont pas résonner aux oreilles de quelqu'un comme quelque chose de rare selon ce que l'on est ne nous donne pas envie de parler. Regarde-moi par exemple, je hais parler de moi, pourtant penses-tu que quelqu'un m'écoute quand je fais l'effort de parler de moi sous prétexte qu'on me pose une question personnelle ? Le soucis c'est qu'on apprend aujourd'hui à rater l'essentiel. C'est une culture sociale, tout un art, de ne plus écouter celui qui nous parle, de ne pas faire attention à ce qui est, de simplement attendre son tour pour parler. À quoi ça sert de parler si personne n'écoute ?

Je pense à raison que l'on devrait choisir les moments où dire quelque chose de personnelle mais trop peu personnel pour qu'il soit distinctement souligné et suffisamment pour être entendu. C'est tristement beau, mais c'est l'absence de phrase qui crée l'importance. Ne pas dire à quelqu'un de cher qu'il nous est cher pendant une période suffisamment longue rend alors la prochaine déclaration beaucoup plus importante. On est plus sensible à l'absence qui provoque le manque, qu'à la présence qui donne la satisfaction. Autrement dit pour rendre la véritable valeur sur le moment que l'on aurait de s'ouvrir à une personne, serait de lui avoir fait comprendre depuis notre connaissance que nous sommes tout l'inverse de ce que l'on s'apprête à faire.

Les opposés attirent. Tout paraît si simple quand cela se fait tandis que les explications paraissent si ardues. C'est si beau cette illusion de facilité, cette flaque d'eau qui soudainement nous noie dans les profondeurs des plus grands tombeaux des navires.

J'ai fais le choix de ne plus rien dire et de faire semblant de m'ouvrir, parce qu'au fond j'ai peur de ne pas être prise au sérieux dans ce que je suis réellement, davantage encore qu'on ne comprenne pas l'importance que j'attache à ce que je déclare, les nuits de folies m'ont parues si longues que j'en refuse l'anarchie environnante. Tout me rassure quand je suis prêt de toi je sais intimement que je ne suis pas la seule à faire ça, car il a suffit d'une grande déception de la part d'autrui pour ne plus en vouloir.

Les gens tout comme nos sentiments sont temporaires, et tu sais mon ange, j'essaie de me dire la même chose à propos de mes peurs, est-ce que j'ai peur de ne pas être assez bien pour les autres parce que j'ai cessé de croire que j'étais bonne pour moi-même ? Il y a des jours où je me donne raison, et des soirs comme celui-ci où je me donne tord. Je suis torturée on l'est tous, à différent degré, mais voilà, tu dois être ce lion car sans toi comment pourrais je! Oui tu as tes tords, voilà la raison de ton absence et j'espère que je serai assez forte pour affronter ce qui se forme devant nous alors sois avec moi et ensemble nous allons gagner.

dimanche 15 juillet 2018

C"étais prévisible, mais le mur était si beau




J’ai quarante ans. Je ne travaille plus depuis novembre 2016 car mon très chèr employeur m'a mise en invalidité « reconnu à 100 % En ce moment, je ne sais pas trop pourquoi, mon humeur fait yo-yo. Tantôt le bonheur m’envahit me laissant être heureuse de ce que j’ai, tantôt ce qui me manque creuse un trou gigantesque et douloureux à la place du coeur. Voilà cinq mois qu'une  petite tête a fait son apparition, yeux bleu, cheveux chatain, j'ai réussi à l'amener jusqu'au bout et je devrai me réjouir, être heureuse, pour temps, en fauteuil rien n’est simple, On a beau dire que le fauteuil ne nous définit pas, on ne peut pas aller à l’encontre du fait qu’il engendre des réactions, des idées, des préjugés à notre encontre, et ce qu’ils soient justifiés ou non.

Lorsque l’on est dans la rue, quel que soit notre style, quelque soient les personnes qui nous accompagnent, le fait d’être assis et non debout, de rouler plutôt que de marcher, instaure automatiquement une certaine barrière. Et même lorsque face à nous, quelqu’un décide d’aller voir au-delà, c’est comme s’il fallait continuellement faire ses preuves.
Mon mari, depuis deux ans sa situation n'a pas changé, nous nous disputons souvent car il me dit que ce qu'il faut pour moi c'est extraordinaire, je devrai apprendre à me taire... Pourtant ce que je fais pour lui en vu de sa situation me parait justifiable et normal. Prouver que ne pas marcher ne nous empêche pas de penser, qu’être en situation de handicap ne nous empêche pas de ressentir la joie ou de la tristesse, qu’avoir vécu un événement tragique ne nous empêche pas de continuer à vivre et à faire plein de choses.

L’autre jour j’ai rencontré une puéricultrice – de PMI – qui était intriguée par la manière dont j'allais m'occuper de mon bébé, donc aprés maintes explications à monsieur, celui ci ma donné "son autorisation"pour monter un dossier d'aide à l'enfance de 2 fois 2 heures par semaine pour m'aider à m'occuper de notre fille. Plutôt que de me parler, de me poser ses questions, et même si c’est moi qui y répondais, c’est à mon mari qui lui répondait que nous avons absolument aucun besoin d'aide.

Perdons-nous à ce point toute crédibilité en tant qu’être humain doté de raison et de pensée, sous prétexte que nous ne sommes pas tout à fait comme eux ? Pourquoi certaines personnes oublient la moindre règle de bienséance, même basique, quand elles s’adressent à nous ? Quel intérêt éprouvent-elles à nous placer au rang de pauvre petite chose malheureuse ? Est-ce réellement l’image que nous reflétons ? Pourquoi toutes discussions portée sur des possible aides tournent t'elles toujours à la dispute ?
si seulement. Et rien n’est tout à fait « comme tout le monde », pour le meilleur et pour le pire. Parce que je vous ai promis de raconter toutes les facettes du handicap, aujourd’hui je vous parle : Epoux, alcool et non acceptation du handicap.

J’ai toujours été relativement raisonnable. Les trous de mémoires ou les vomissements conséquences de trop d’alcool je ne connais pas. La gueule de bois si j’ai eu…une fois. Mais même si j’avais été de ceux qui en abusent, il y a une chose qui freine toute envie d’aller trop loin : le fauteuil (et tout ce que ça implique). Pas qu’on ne puisse pas rouler droit, blague que j’ai trop souvent entendue. Non en fait c’est tout bête mais c’est quand même plus pratique pendant une soirée de pouvoir continuer à aller aux toilettes et, une fois celle-ci terminée d’être capable de se coucher.

Je m’explique.



Que ce soit par la boisson, par la fatigue ou les deux, quand il se fait tard vos muscles peinent. Si votre tête continuerait bien jusqu’à 5h du matin, votre corps lui n’est pas toujours de cet avis n’est-ce pas ? Et bien pour les handi c’est pire. Nous avons déjà un corps plus faible « en temps normal » donc si en plus on tire dessus imaginez ! Quand on va aux WC, si on veut baisser le pantalon ou remonter la robe ou la jupe, et bien il faut se soulever. Mais pour ça encore faut-il avoir la force nécessaire ! Si vous avez plus d’alcool dans le sang qu’il n’en faut, autant vous dire que c’est mort, vous n’avez plus qu’à vous faire dessus. Ainsi par respect pour vous même (d’abord) je vous assure que vous devenez prudents quelles qu’aient été vos habitudes avant. Quant à avoir la capacité de se coucher à la fin, là non seulement il faut décoller du siège mais il faut en plus avoir l’énergie de se déplacer en même temps. Alors je sais bien, le mari peut donner un coup de main quand lui même n'a pas noyer sa solitude et sa tristesse dans la boisson juste pour oublier « un temps » et c’est vrai qu’il le ferait lors de ses jours de sobriété. Mais j’ai travaillé trop dur et trop longtemps mon indépendance pour la laisser tomber ne serait-ce que dix minutes pour une raison aussi futile que celle de l’alcool.

Mais jusque là je vous parle de ce que je vis. Je répète assez souvent comme ça que chaque handicap est différent pour que vous puissiez me poser la question : et pour les autres qu’est-ce que ça donne ? Quand j'étais en centre, j'avais des ami(e)s avec une tétraplégie, une IMC plus importante que la mienne. Du coup j'imagine que parmis des trétras s 'lls ne font ne pas attention et qu’ils se penchent un peu trop en avant, ils basculent et se retrouve bloqué la tête sur les genoux. « S’il ne fait pas attention » : après trois verres il n’était pas rare que l’on se retrouve à devoir les redresser et même si l’on en riait beaucoup, ça n’est finalement pas pratique comme souci (en existe-t-il seulement, des soucis « pratiques » ?). Pour ce qui est des amis ayant une spasticité plus importante que la mienne La spasticité, au premier abord, on aurait tendance à la haïr. Vous voyez le matin, quand vous vous sentez tout tendu et que ça vous amène à la nécessité (et le bonheur) de vous étirer ? Et bien imaginez vous sentir comme ça sans jamais pouvoir y remédier. Sympa non ? Cette raideur continuelle, en plus de ne pas être bien agréable, empêche la fluidité des mouvements : il devient difficile de se « déplier ». Étendre les jambes, tenir son dos droit, ouvrir ses doigts… Mais il n’y a pas que ça. La spasticité, c’est aussi (parfois) des mouvements incontrôlés ,Car à force de la côtoyer, nous apprenons à l’apprivoiser, à la prévoir, la sentir venir et… à nous en servir ! Car en contractant un muscle ou en faisant tel mouvement, nous savons peu à peu la déclencher, la solliciter. Pour quoi faire ? Aider à monter la jambe quand il faut s’asseoir dans la voiture ou se mettre dans le lit par exemple. Sans elle, ma jambe droite ne serait pas capable de grand chose. Avec elle, j’ai une force en plus qui me permet de soulever le dit membre. Pour mettre enfiler ou retirer culotte ou pantalon notamment, c’est quand même mieux. Je ne parle même pas de mon bras droit, lui est toujours replié si être un peu grisé après une choppe de bière leur permettait d’oublier qu’ils ont mal , elle les empêchait aussi parfois de se servir correctement de leurs jambes pour marcher. Choix cornélien.

Et puis la plupart d’entre nous avons des médicaments aussi (douleur, spasticité, digestion…), certains faisant très mauvais ménage avec certains alcools : j’en ai un qui me met dans un état moral pas vraiment joyeux lorsqu’il rencontre du vin rouge (et seulement quand c’est du vin rouge) par exemple. Tout ça nous ramène finalement quelques années auparavant : on doit recommencer les tests pour apprendre et comprendre nos nouvelles limites, en connaître les conséquences, le pouvoir que l’on a dessus et faire le choix de prendre des risques ou non. En ce qui me concerne je ne compte pas en prendre de trop grands. J’évalue à quel niveau je suis lorsque je vais aux toilettes par rapport à la difficulté que je vais avoir et le temps que je vais mettre à faire ce que j’ai à y faire. Et ça marche plutôt bien, je refuse d’un jour me retrouver dans un état que je ne pourrai pas gérer toute seule par égard pour moi, , pour mes proches et de mon mari alors comprenez que je rage quand il se joue de mon handicap car tout ceci il le savais avant de venir vivre à nos cotés comme moi j'intègre pleinement le fait de devoir subvenir entièrement à ses besoins et encore pour un moment certain.

Mais c’est mon choix. On est qui l'on est parfois ça inquiète d'autres fois ça rassure et aujourd'hui j'ai envie que ça m'inquiète. Comment ai-je pu en arriver là ? L'abus d'optimisme ? Une vision peut être trop bienveillante, je n'ai pas vu le coup venir. Étais-je devenue aveugle entre temps ou bien avais-je fait confiance à quelque chose qui m'avait trahis profondément ? 

mercredi 20 juin 2018

Décrochage

L'important ce n'est pas d'être  le plus gros connard mais d'être le plus performant dans la connerie humaine

lundi 4 juin 2018

BLOOD

tiré du blog loveless


On écrit pas quand on est heureux. ", c'est vrai, personne n'écrit quand il est heureux, peut-être parce qu'il est quasiment impossible de définir correctement par des mots le bonheur et la joie qui nous est procurés à instant précis de notre vie. Personne écrit quand il est flamboyant, la littérature des années après, des siècles même fait figure de lieu de tristesse. Elle est très certainement le moteur d'une inspiration mélancolique qui a permis l'écriture des fleurs du mal ou la monotonie désastreuse du dernier jour d'un condamné à mort. Je crois qu'on ne sait pas écrire correctement la joie, on ne sait qu'en profiter pleinement, nous ne sommes tout compte fait, dans un doute, pas adapter à écrire plus que l'on ressent. Un auteur, un écrivain, c'est avant tout quelqu'un qui cultive sa tristesse et pour les plus audacieux la nostalgie. Hugo disait que la mélancolie, c'est la joie d'être triste

vendredi 19 janvier 2018

Quelles aides pour les mamans à mobilite réduite et leur bébé en cours de la 1ère année?




Depuis la naissance de mes 2 premiers enfants (2003 et 2007) quelques évolutions ont vu le jour, certes et malheureusement pas dans le domaine du handicap cependant ces informations sont bonnes à savoir et même si parmi mes lecteurs vous êtes pas toutes ou tous en situation d'handicap.



  1. La PMI par le biais de la CAF qui accorde une prise en charge d'heures de TISF par rapport à votre quotient familial dans le cadre d'une grossesse :
Un quotas de 200 heures que vous pouvez utiliser comme bon vous semble, bien entendu il faut établir un contrat avec par exemple l' ADMR qui fixeront avec la famille le nombre d'heures dont vous aurez besoin.
La prise en charge dans le cadre de la grossesse se fait jusqu'au 5- 6mois de l'enfant.
Exemple : pour une mère en situation d'handicap indépendamment de l'aide qui pourrai être octroyée pour l'assistance d'une tierce personne.
200 HEURES sur UNE PERIODE DE 5 MOIS
ce qui donne 40 heures mensuelles réparti en 2 heures par jour

2. L’aide éducative préventive (AEP) : pour conforter les parents dans l’exercice de leur fonction éducative

L’AEP est une prestation mise en place par la direction "Famille, Enfance et Jeunesse". Cette aide, propre au département, est une mesure de prévention exercée par l’Aide sociale à l’enfance conjointement avec un autre travailleur social intervenant auprès de la famille.
En quoi consiste-t-elle ? Un travailleur social, souvent accompagné d’un(e) assistant(e) social(e) de circonscription ou de service social scolaire, ou d’une puéricultrice de service de PMI, reçoivent les familles en entretien ou les rencontrent à leur domicile. D’une durée de 3 mois, renouvelable une fois dans la limite de 4 heures par semaine, l’AEP permet d’accompagner les parents, de façon transitoire, dans leur rôle éducatif.