Je
crois que parfois il ne faut pas attendre que les choses arrivent, il
faut les vivre. Sans attendre. J'ai souvent l'impression que beaucoup
de personnes courent après quelque chose, sans jamais l'attraper.
Comme le bonheur. Pour ma part, je me réjouis d'un rien. Une toute
petite chose peut me faire sourire. Éclater de rire. Et me rendre
heureuse.
J'ai
toujours été convaincue que prendre la vie avec légèreté est
probablement le secret pour être capable d'affronter les épreuves
difficiles. Il y a tellement de choses qui peuvent venir nous
blesser, nous contrarier. Alors autant essayer de trouver de la joie
dans de petites choses. À chaque instant.
Et
puis aussi, je veux vivre à fond, tant que mon handicap me le
permet. Parce qu'après tout, je ne sais pas de quoi demain sera
fait. En même temps, qui le sait ? Mais je dois reconnaître que ma
situation d'handiparentalté en solo avec enfants à besoin
particuliés m'apprend à vivre les choses sans attendre. C'est
peut-être curieux mais c'est comme si je me disais parfois que la
vie a une date d'expiration.
Du
coup, j'ai tendance à être montée sur pile électrique. À faire
plein de choses, à mes enfants tout le temps.
Dans
la vie, c'est important de ne pas rester sur ses acquis. Il est
essentiel aussi selon moi de se surpasser. Même
en dépassant ses peurs. Ses
doutes.
Et pour cela, il faut savoir se faire confiance. Se dire que tout est
possible à partir du moment où l'envie et la détermination sont
là.
C'est donc pour cette raison que samedi en quinze, je me suis lancée un défi. Un défi qui, pour le commun des mortels, va paraître somme tout assez... facile. Mais qui, pour moi, suppose un réel enjeu. Je vous explique.
C'est donc pour cette raison que samedi en quinze, je me suis lancée un défi. Un défi qui, pour le commun des mortels, va paraître somme tout assez... facile. Mais qui, pour moi, suppose un réel enjeu. Je vous explique.
Je devais rejoindre un ami à 500 km de mon lieux d'habitation. Seulement je ne suis pas très rassurée à partir seule avec mes enfants, mon fauteuil a l’arrière en sachant qu’il y a personne à prévenir en cas de soucis technique à part les borns d'autoroute et sa messagerie puisque là où vie cette personne c'est un coin perdu donc gros problème de reception.
Le
départ doit être donc bien organisé de manière à éviter toutes
crises du fait de ce changement
Alors voici le défi de taille que je me suis lancée : rejoindre seule avec mes enfants et en voiture cette destination. Vous allez me dire : mais en quoi est-ce un tel défi de faire cela ? Un acte, à priori, plutôt courant. Tout simplement parce que pour se faire, il faut que je prépare ce voyage, rassurer mes enfants, monter le fauteuil électrique et installer ma petite puce dans son siège, le " grand " devant pour éviter les bagarres, organiser des arrêts fréquents. Et après avoir tout vérifier prendre la route seule avec des enfants autistes pour un trajet de 5 heures minimum et que je me rende jusqu’au lieu définie, seule. Avec tous les efforts physiques que cela représente pour moi.
Alors voici le défi de taille que je me suis lancée : rejoindre seule avec mes enfants et en voiture cette destination. Vous allez me dire : mais en quoi est-ce un tel défi de faire cela ? Un acte, à priori, plutôt courant. Tout simplement parce que pour se faire, il faut que je prépare ce voyage, rassurer mes enfants, monter le fauteuil électrique et installer ma petite puce dans son siège, le " grand " devant pour éviter les bagarres, organiser des arrêts fréquents. Et après avoir tout vérifier prendre la route seule avec des enfants autistes pour un trajet de 5 heures minimum et que je me rende jusqu’au lieu définie, seule. Avec tous les efforts physiques que cela représente pour moi.
Je
vous avoue qu'avant de partir de chez moi, je ne savais pas trop
comment cela allait se passer. Ni même si cela allait réellement
être possible. Je
savais juste que j'étais folle d'impatience d'y arriver et ainsi de
revoir cette connaissance.
Pendant notre séjour nous avons pu visiter une ville fortifiée.
Je
n'irai pas par quatre chemins : ce défi a été un véritable
succès. J'y
suis arrivée. Sans
trop d’encombre.
Il
n'y a pas de petites victoires dans la vie. Et
encore moins, face à l’handicap. Samedi,
je me suis sentie fière de moi. Fière
de ne pas avoir baissé les bras face à ce défi. D'avoir
su dépasser mes peurs. De me dire qu'il fallait que j'y arrive, quoi
qu'il arrive.
Samedi, je me suis sentie vivante. Et
comme tout le monde. Et
ça, ça n'a pas de prix, croyez-moi.
Se promettre des choses à soi-même est le plus dur des défis. Le plus beau est de les relever. _Grégory Lemarchal




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