Quand
vous croisez des personnes ayant un quelconque handicap, vous vous
dites rapidement que ça ne doit pas être facile tous les jours, que
la douleur doit leur miner leur moral de temps à autres, puis vous
retournez à vos pensées. Et bien je vous vous raconter cette
douleur qui me fait parfois tourner en bourrique :
Globalement, elle et
moi cohabitons bien dans l'ensemble.
Chacune a son emploi du temps elle c'est la
nuit qu'elle est la plus active et je dois avouer qu'avec le froid
arrivant les fins de journées sont plutôt rude. La journée ça lui
arrive de jouer les entremetteuse et c'est là que les choses se
compliquent entre nous et de manière considérable et quand
les heures de la nuit défilent sans que je ne puisse trouver le
sommeil.
La douleur physique finit toujours
plus ou moins, par interagir sur le moral.. Et c'est là qu'un
milliard d’interrogations défilent à la seconde.Certains
jours, je refuse de la laisser envahir ma vie en me battant pour
faire en sorte qu'elle se rapproche le plus possible d'une vie
"normale"...mais ça, c'est "facile" lorsque
celle-ci reste à peu près gérable et contrôlée par le
tramadol...mais il arrive (trop!) souvent, que je
souffre au point de ne plus rien pouvoir faire du tout.. .je
sais, ça peut sembler sympa comme programme...Par contre, je
peux jurer que ne pouvoir faire que ça, devient très vite
lassant et surtout déprimant...Comme vous le savez j'ai
toujours un quotidien très minuté alors quand j'ai mal le
matin je prends ma potion magique fait de myolaxant et de
gélules à libération prolongées et je deviens Obélix
pouvant soulever un ménir, seulement ce breuvage ne dure pas
et oui que voulez vous je ne suis pas tombée dans la marmite.
Et là, je n'en peux plus, je craque! Tout me fait mal...!!!
Faire quelques pas, rester assise (et même rester trop
longtemps couchée!!!!)... Dans de telles conditions, alors que
faire? si ce n'est regarder vivre les autres?... J'ai
l'impression d'être descendue du train, et seule sur le quai,
je le regarde s'éloigner sans moi, tandis que ceux qui
m'entourent sont toujours dans les wagons...prêts à prendre
d'autres trains...visiter d'autres gares...Et c'est plus fort
que moi quand je les vois "vivre"...travailler,
agrandir la famille avec un petit dernier...ou tout simplement
"bouger"! bouger sans douleurs...ne connaître de
l'hôpital, que le service "maternité"!, j'en suis
parfois irritée,
J'ai fait une chose que je ne fais
que très rarement... Je suis rentrée m’asseoir dans une
église...et j'ai pleuré... Je voudrais implorer le "Ciel"
de me donner le courage d'accepter ma vie telle qu'elle
est...
Parce qu'avoir mal à
longueur de journée, à longueur de nuit, tape sur le système. Fait
de nous des êtres plus sensibles, entendons par là, des personnes
ayant notamment moins de patience certains moments. Parce qu'il faut
essayer de souffrir en silence. Ne pas montrer aux autres que cette
douleur nous ronge. Avoir mal peut devenir très pénible au
quotidien.
On parle de douleur
chronique lorsqu’elle dure plus de 3
mois. Il existe différents types de
douleur : elle peut être nociceptive (l’organisme subit une
agression et réagit en conséquence), comme dans l’arthrose et
l'ostéoporose dont la nature m'a gentiment gradifié.
La douleur
nociceptive se traite grâce aux
antalgiques. L’OMS les répartie en 3
catégories appelées palier. Le premier palier traite les
douleurs légères à modérées et il comporte le paracétamol,
l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Le
deuxième s’adresse aux douleurs modérées à sévères, la
codéine, le tramadol ou encore la bupénorphine en font partie.
Enfin le palier 3 comporte la morphine et les opioïdes forts.
D'autres moyens
efficaces. Beaucoup d’autres
techniques peuvent soulager les douleurs chroniques, soit physiques
avec la kinésithérapie, les massages, application de froid, de
chaud, balnéothérapie. La neurostimulation soulage également la
douleur, grâce à un courant électrique (TENS
ou neurostimulateur externe) appliqué localement sur la zone
douloureuse.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire