jeudi 25 février 2016

Tramadol : molécule anti douleur découvert dans un arbre africain



Quand vous croisez des personnes ayant un quelconque handicap, vous vous dites rapidement que ça ne doit pas être facile tous les jours, que la douleur doit leur miner leur moral de temps à autres, puis vous retournez à vos pensées. Et bien je vous vous raconter cette douleur qui me fait parfois tourner en bourrique :
Globalement, elle et moi cohabitons bien dans l'ensemble. Chacune a son emploi du temps elle c'est la nuit qu'elle est la plus active et je dois avouer qu'avec le froid arrivant les fins de journées sont plutôt rude. La journée ça lui arrive de jouer les entremetteuse et c'est là que les choses se compliquent entre nous et de manière considérable et quand les heures de la nuit défilent sans que je ne puisse trouver le sommeil.
La douleur physique finit toujours plus ou moins, par interagir sur le moral.. Et c'est là qu'un milliard d’interrogations défilent à la seconde.Certains jours, je refuse de la laisser envahir ma vie en me battant pour faire en sorte qu'elle se rapproche le plus possible d'une vie "normale"...mais ça, c'est "facile" lorsque celle-ci reste à peu près gérable et contrôlée par le tramadol...mais il arrive (trop!) souvent, que je souffre au point de ne plus rien pouvoir faire du tout.. .je sais, ça peut sembler sympa comme programme...Par contre, je peux jurer que ne pouvoir faire que ça, devient très vite lassant et surtout déprimant...Comme vous le savez j'ai toujours un quotidien très minuté alors quand j'ai mal le matin je prends ma potion magique fait de myolaxant et de gélules à libération prolongées et je deviens Obélix pouvant soulever un ménir, seulement ce breuvage ne dure pas et oui que voulez vous je ne suis pas tombée dans la marmite. Et là, je n'en peux plus, je craque! Tout me fait mal...!!! Faire quelques pas, rester assise (et même rester trop longtemps couchée!!!!)... Dans de telles conditions, alors que faire? si ce n'est regarder vivre les autres?... J'ai l'impression d'être descendue du train, et seule sur le quai, je le regarde s'éloigner sans moi, tandis que ceux qui m'entourent sont toujours dans les wagons...prêts à prendre d'autres trains...visiter d'autres gares...Et c'est plus fort que moi quand je les vois "vivre"...travailler, agrandir la famille avec un petit dernier...ou tout simplement "bouger"! bouger sans douleurs...ne connaître de l'hôpital, que le service "maternité"!, j'en suis parfois irritée,
J'ai fait une chose que je ne fais que très rarement... Je suis rentrée m’asseoir dans une église...et j'ai pleuré... Je voudrais implorer le "Ciel" de me donner le courage d'accepter ma vie telle qu'elle est...
Parce qu'avoir mal à longueur de journée, à longueur de nuit, tape sur le système. Fait de nous des êtres plus sensibles, entendons par là, des personnes ayant notamment moins de patience certains moments. Parce qu'il faut essayer de souffrir en silence. Ne pas montrer aux autres que cette douleur nous ronge. Avoir mal peut devenir très pénible au quotidien.

On parle de douleur chronique lorsqu’elle dure plus de 3 mois. Il existe différents types de douleur : elle peut être nociceptive (l’organisme subit une agression et réagit en conséquence), comme dans l’arthrose et l'ostéoporose dont la nature m'a gentiment gradifié.
La douleur nociceptive se traite grâce aux antalgiques. L’OMS les répartie en 3 catégories appelées palier. Le premier palier traite les douleurs légères à modérées et il comporte le paracétamol, l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Le deuxième s’adresse aux douleurs modérées à sévères, la codéine, le tramadol ou encore la bupénorphine en font partie. Enfin le palier 3 comporte la morphine et les opioïdes forts.
D'autres moyens efficaces. Beaucoup d’autres techniques peuvent soulager les douleurs chroniques, soit physiques avec la kinésithérapie, les massages, application de froid, de chaud, balnéothérapie. La neurostimulation soulage également la douleur, grâce à un courant électrique (TENS ou neurostimulateur externe) appliqué localement sur la zone douloureuse.


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