vendredi 19 janvier 2018

Quelles aides pour les mamans à mobilite réduite et leur bébé en cours de la 1ère année?




Depuis la naissance de mes 2 premiers enfants (2003 et 2007) quelques évolutions ont vu le jour, certes et malheureusement pas dans le domaine du handicap cependant ces informations sont bonnes à savoir et même si parmi mes lecteurs vous êtes pas toutes ou tous en situation d'handicap.



  1. La PMI par le biais de la CAF qui accorde une prise en charge d'heures de TISF par rapport à votre quotient familial dans le cadre d'une grossesse :
Un quotas de 200 heures que vous pouvez utiliser comme bon vous semble, bien entendu il faut établir un contrat avec par exemple l' ADMR qui fixeront avec la famille le nombre d'heures dont vous aurez besoin.
La prise en charge dans le cadre de la grossesse se fait jusqu'au 5- 6mois de l'enfant.
Exemple : pour une mère en situation d'handicap indépendamment de l'aide qui pourrai être octroyée pour l'assistance d'une tierce personne.
200 HEURES sur UNE PERIODE DE 5 MOIS
ce qui donne 40 heures mensuelles réparti en 2 heures par jour

2. L’aide éducative préventive (AEP) : pour conforter les parents dans l’exercice de leur fonction éducative

L’AEP est une prestation mise en place par la direction "Famille, Enfance et Jeunesse". Cette aide, propre au département, est une mesure de prévention exercée par l’Aide sociale à l’enfance conjointement avec un autre travailleur social intervenant auprès de la famille.
En quoi consiste-t-elle ? Un travailleur social, souvent accompagné d’un(e) assistant(e) social(e) de circonscription ou de service social scolaire, ou d’une puéricultrice de service de PMI, reçoivent les familles en entretien ou les rencontrent à leur domicile. D’une durée de 3 mois, renouvelable une fois dans la limite de 4 heures par semaine, l’AEP permet d’accompagner les parents, de façon transitoire, dans leur rôle éducatif.


mardi 16 janvier 2018

Quelles aides à la parentalité ?





Quelques éclairages concernant l'octroi d'un(e) TISF ou d'une ADF ( Aide a domicile aux Familles) dans le cadre de la PCH, ou du CG, ou encore de
la CAF. Le droit social reste à comprendre comment s'exprime le besoin et son rattachement soit à la Personne, ou à sa Famille.
Pourquoi ce post !  Et bien le 02 février 2018 une petite frimousse verra le jour et je voulais mettre à jour les aides possibles lors d'une grossesse ou d'une naissance.


Dans le cadre de la PCH (Prestation de Compensation du Handicap), l'attribution des droits à la Personne est attachée aux droits liées à la dépendance de la Personne en fonction de son autonomie : c'est donc un droit qui s'appuie toujours sur la singularité de la situation dans laquelle se trouve la Personne, et des besoins exprimés pour elle-même.
L'aide à la parentalité la MDA  n'aime pas pourtant 
L'aide à la parentalité en Ille et Vilaine est décidée par le Président du Conseil Général pour les pères et mères en situation de handicap et ayant besoin d'aides humaines pour eux même mais également pour prendre soin de leur enfant.
La personne doit donc être éligible à l'aide humaine de la prestation de compensation.

Conditions d'attribution :

Elle est accordée sans condition de ressources
La principale condition pour pouvoir prétendre à cette aide est de rémunérer des aides humaines pour soi même .

Evaluation du nombre d'heures :

il s'agit d'une évaluation au cas par cas, c'est l'équipe pluridisciplinaire d'évaluation qui apprécie le nombre d'heures. La MDPH de Rennes est aidée par exemple par une ergothérapeuthe pour l'évaluation.

Les plafonds :
Enfants de moins de 3 ans
parent seul: 5 h par jour sur 365 jours
couple: 5h par jour sur 216 jours

enfants entre 3 et 7 ans
parent seul: 2heures par jour sur 365 jours
couple: 2 heures par jour sur 216 jours 

La nouvelle mesure est textuellement la suivante :  Créer des aides à la parentalité dans le cadre de la PCH Cette mesure vise à créer une aide humaine à la parentalité pour les parents d’enfants de 0 à 7 ans : 3 heures par jour pour les parents handicapés moteurs ou sensoriels ayant des enfants de moins de 3 ans ; 1 heure par jour pour les parents avec un handicap mental ou psychique ayant des enfants de moins de 7 ans d’une part et les parents handicapés moteur ou sensoriel ayant des enfants âgés de 3 à 7 ans." 
Seulement à quand un texte de loi ????

Différences de traitement
L’IGAS fait également état dans son rapport de la difficulté d’accès à la PCH pour les personnes en situation de handicap psychique ou encore le manque de prise en charge d’une aide-ménagère au sein de la prestation.
Pour limiter les différences de traitement des demandes de PCH par les MDPH (Maison Départementales des Personnes Handicapées), sources d’incompréhension de la part des associations et bénéficiaires, l’IGAS préconise d’harmoniser sur tous les territoires les aspects les plus importants de la prestation, quand d’autres seraient laissés à l’appréciation des départements.

La notion de parentalité met en jeu la notion de Famille et de l'équilibre familial. Elle n'apparaît pas dans la liste des actes essentiels de la Vie qui servent, en outre, à l'évaluation des besoins de la Personne. Lorsque la TISF intervient à domicile, elle accompagne les parents dans leur parentalité dans l'intérêt de l'équilibre familial. Dans cette considération, ce n'est donc pas la personne handicapée (enfant ou adulte) qui est au centre de son action, mais bien la famille.

En conséquence, pour faire appel à l'aide à la parentalité, il conviendrait mieux d'interpeller soit le Conseil Général qui peut apporter une aide spécifique par le biais des MSF (Maison Sociale et Familiale) dans le but de prévention d'un placement, d'un acte de maltraitance, ou encore de risque de carence éducative,
 - ou encore, la CAF qui, au titre d'une aide spécifique, peut verser une aide à la Famille (cas de grossesse géméllaire, ou grossesse à risques... etc,....) pour un nombre d'heures à réaliser par un(e) TISF à domicile.Il est donc clair qu'il ne peut être confondu, selon le Législateur, la Personne Handicapée et ses besoins (qui relèvent de la
compétence de la MDA) et la Famille à laquelle appartient la Personne Handicapée (rélève de la CAF ou CG) et son organisation.

Par exemple en cas de grossesse la CAF finance une partie du coup en fonction de votre quotient familial à hauteur d'une trentaine d'heure mensuelle,
Lorsque la mère se blesse " indépendamment de l'handicap" une TISF peut intervenir selon le même critère qu'une grossesse à hauteur de 40 heures mensuelle.
Après une naissance  et sans prendre en compte l'handicap, toute famille ayant une naissance à le droit à 200 heures à utiliser comme bon lui semble.


La CNSA met en garde les CDAPH vis-à-vis de l'extension de l'ouverture des droits à la Personne vers les besoins de la Famille, car l'aide apportée dans le cadre de la PCH intéresse exclusivement la Personne (et non la famille).
La place de l'UDAF, selon moi, se situe dans la défense de l'intérêt de la Famille, quelles que soit ses conditions d'existence. Dans ces conditions, et considérant que le besoin d'une personne handicapée, rattachée à une famille, qui n'est pas en mesure de pouvoir réaliser les taches incombant à la vie familiale, devrait pouvoir bénéficier de l'aide à la parentalité par l'octroi d'un nombre d'heures de TISF. Il s'agit alors d'un combat à mener dans deux directions : la CAF et le CG.

dimanche 29 octobre 2017

La fin de la fille intripide

Ce jour là, j'ai compris que faire ce qui fallait qu'il soit fait n'était pas toujours en accord avec ce que nous voulions c'est dans des larmes qui ne sècheront jamais que j'ai accepté de te laisser rester. A vrai dire je t'y ai même incité à rester  car comme tu m'a dis hier  " je suis ta canne" et je pourrais te répondre " moi, je suis ton canoé de sauvetage". On ne combat pas ce qui est, seulement ce que l'on pense qui est.

lundi 23 octobre 2017

Lettre à mon avenir pensé par logan 14 ans ayant reçu un diagnostique d'autisme infantile précoce typique

Cher avenir,



tu risques d’être difficile pour moi parce que je suis autiste et le resterai toute ma vie. Je sais que je devrai discuter avec beaucoup de monde, notamment des collègues pour mon futur stage cependant et bien moi je ne sais pas trop. J’ai beaucoup de mal maintenant à aller vers les autres afin de communiquer avec eux car j'ai peur de leur réactions face à ma façon de communiquer. J'ai trés peu de copains, et puis certains se retourne contre moi. J’espère donc que je vais progresser ainsi que je le fais depuis que je suis tout petit. Et puis il y a le bus, préparer mes repas, entretenir ma maison. Oui maman est là pour m'aider et il y a le SESSAD, au moins il m'aideront jusqu’à mes 20 ans mais après! Si je rencontre quelqu’un qui a les mêmes problèmes que moi, j’essayerai de me lier d’amitié avec lui pour « affronter » le monde des « neurotypiques ». Maman me dit que je peux tout à fait avoir la vie que je désire  (avec  de l'aide et du temps), elle va parfois sur des blogs de personne qui sont Asperger et qui ont réussi à avoir un métier, une femme, parfois même des enfants et des amis. J’aimerais aussi avoir tout cela. Être complètement autonome sera un défi pour moi !

dimanche 22 octobre 2017

Logan autiste amoureux





Logan a "presque" une petite copine à presque 15 ans –je n’en reviens toujours pas ! Il a traversé des moments difficiles car l’autisme reste toujours là malgré ses progrès et il ritualise beaucoup  leur relation avec des sms presque aussitôt en rentrant à la maison. Quand il ne reçoit pas immédiatement un retour, le voilà qu'il panique, par exemple, il pleure presque et s'enferme dans sa chambre en insistant par ses sms ou par ses doutes sur le fait qu'il se trouve nul et moche, ce qui, évidemment, n’est socialement pas acceptable. Handicapé par l’autisme dans le décodage des intentions des autres, il a encore plus de mal qu’un autre à comprendre les subtilités du comportement et du discours d’une pré-ado  de 13 ans: « aujourd’hui, je préfère être avec mes copines qu’avec toi » ; « je ne suis plus sûre de vouloir venir chez toi pendant les vacances peut-être que si quand même »….  J'ai essayé de lui expliquer les subtilités en question. En douceur et à gros renfort de pourcentages –les statistiques sont ses meilleures amies-, je lui ai fait comprendre que la probabilité que son "amoureuse d'ULISS" soit sa vraie amoureuse pour la vie était proche de zéro. Un jour, sa petite amie redeviendrait une amie tout court, c’était presque sûr. Mais en attendant il es content car hier elle lui a dis qu'elle l'aimait.

mardi 17 octobre 2017

Du charme pour séduire, de la personnalité pour conquérir.

" Nous ne connaissons pas notre bonheur. Nous ne sommes jamais aussi malheureux que nous voulons bien le croire " [Marcel Proust]


Il vaut mieux être entouré d'ennemis, que d'amis. En plus de savoir ce qu'ils pensent vraiment, nous sommes au moins certains de leurs capacités, détermination, et savoir faire pour protégé et obtenir les choses qu'ils veulent. Ils n'ont rien à cacher, et pas mal de haine à nous offrir. Rappelant que si nous ne sommes pas les meilleurs, si nous ne faisons pas de notre mieux, quelqu'un le fera à notre place. Ils nous rappellent la compétition. Le fait que la vie n'est pas qu'une partie de plaisir, qu'elle est davantage un obstacle avant d'être une récompense

voilà pourquoi je dis rarement "je t'aime", je ne crois pas être pourtant autiste



A vous de voir si vous êtes plus sensible à un " Ne t'en fais pas une prochaine fois " ou un " N'abandonne pas, pas maintenant. ".


dimanche 8 octobre 2017

Mon odyssée en compagnie des constructeurs du desespoir




Combien de temps un singe peut-il manger de bananes avant de se rendre compte qu’il en fait une indigestion?. C’est une question à laquelle je n’ai pas su trouver de réponse durant mes journées d’été ensoleillée. Pas que j'ai passé mes journées au zoo à travailler sur une thèse sur l'alimentation des grands singes mais plutôt à m'identifier à eux. 
Bon ok je vous explique :
Rappelez vous  après un long combat contre la COMMISSION DE REFORME qui désirai me mettre en invalidité donc en retraite pour inaptitude j'avais réussi à les convaincre que j'étais capable de retravailler.
Et voilà que à ma plus grande fierté j'ai repris mon travail à la Marine le 04 janvier 2016 seulement le coup du mauvais sort à fait que le 22 janvier j'ai eu un accident de voiture et j'ai dû racheter un véhicule qui me mobilisa pendant 10 semaines. L'été dernier j'ai failli faire une embolie pulmonaire qui me mobilisa durant 3 mois.
Et là la machine de l'administration c'est remise en marche
CONVOCATION devant le MEDECIN EXPERT dans leur seule intention de me mettre définitivement hors jeu.

Donc depuis le 18 octobre 2016 je suis officiellement en retraite pour l'invalidité, mais un autre suceur de sang vient faire son apparition et je reçois de la CAISSE D'ALLOCATION FAMILIALES une notification de dette en mai 2017 qui m'informe que j'ai travaillé 6 mois et que j'aurai trop perçu d'ALS, d'AAH et de MVA la somme à rembourser et de 3114 euros, je demande donc une remise de dette, une réduction de dette m'est alors accordé.  Fin Août je reçois un courrier m'informant que mon AAH me sera supprimé à compter du 01 novembre 2017 car je dois faire une demande l'ALLOCATION SUPPLÉMENTAIRE D'INVALIDITE sans compter une autre notification de dette m'informant que ma situation administrative à changer depuis le 01 octobre 2016 et en conséquence 4600 euros d'indû alors même que mes ressources on baisser de 30%.
Cette allocation est prioritaire à l'AAH donc vous n'avez pas le choix vous êtes dans l'obligation de la demander.  Si vous la refusez vous vous priver d'un complément de ressource INDISPENSABLE  A VOTRE SURVIS.
Mais voilà l'ASI est récupérable sur succession à partir de 39000 euros d'actif donc si vous percevez par exemple en complément de votre invalidité un montant mensuelle de 350 euros et cela pendant 20 ans cela vous fera à rembourser :45000 euros ( 84000 - 39000 euros d'actif qui vienne en déduction)
Vous! vous êtes mort donc c'est vos héritiers qui devront payer.

DERNIERE INFO :

Heuu oui j'oubliais, l'AAH pourrai venir en complément à hauteur de 810. 89 euros mensuel avec un complément de MVA.

Depuis le 01 févier 2017, les allocataires de l'AAH (au moins 80%) peuvent continuer à la percevoir au-delà de l'âge de la retraite sans avoir à demander l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) Ce nouveau dispositif permet par ailleurs aux personnes titulaires de la majoration pour la vie autonome (jusqu'à 104.77 euros par mois, qui permet à celles vivant dans un logement indépendant de faire face aux dépenses), de continuer à la percevoir. Quant aux personnes ayant travaillé, elles percevront leur pension de retraite, éventuellement complétée par une AAH différentielle pour leur permettre d'atteindre ce montant de 810.89 euros par mois. Attention, cette mesure ne s'applique qu'aux personnes atteignant l'âge de la retraite à compter du 1er janvier 2017.
 l 'Aspa ouvrait le champ aux inquiétudes sur le devenir des personnes puisqu'elle est récupérable sur succession", précise Véronique Bustreel, conseillère nationale ressources de l'APF. C'est à dire qu'une fraction de la somme versée pouvait être réclamée aux héritiers au moment du décès, dans une certaine limite.


Avoir travaillé  et être mis en invalidité alors même que notre handicap a évolué et ayant tout de même un taux d'invalidité égal ou supérieur à 80% me (nous) désavantage par rapport  à un allocataire bénéficiant de l'AAH et n'ayant jamais travaillé de sa vie, alors même que certains pouvaient être apte au travail





LES CONSTRUCTEURS DU DÉSESPOIR



Peut être finalement que la réponse se trouve dans la question, peut-il seulement se lasser de ce qu’il a ? Se dire un beau matin que les bananes ne sont plus aussi intéressantes pour lui que le reste des fruits qu’il y a sur terre ? 

Doit-on être conscient des opportunités qui s’offrent à nous tout en ayant la conscience tranquille de n’en obtenir qu’une seule ? Est-ce que être conscient du bonheur ou de l’instant heureux que l’on vit c’est en vérité prendre le risque de ne pas en profiter ? Peut-on être heureux, le savoir, et continuer tout de même de l’être. Pour nous « trop » n’est jamais « assez » une fois une chose obtenue, nous recherchons avec envie et désir la prochaine chose qui nous confortera dans ce que nous pouvons être ou faire. Pour autant cela ne nous rendra pas forcément heureux, en partant du postulat que nos jours sont comptés, peut-on se permettre de perdre du temps à pourchasser quelque chose dont on ne tira aucun bénéfice louable à notre vie ? Et si la réponse à ça c’était ce singe ? Il sait ce qu’il mange, il sait ce qu’il a, cela lui suffit. Soit nous apprendrons à être heureux avec le peu de chose que nous avons déjà, soit nous ne le serons jamais parce que être heureux ne dépend que de nous et de notre manière de percevoir le monde.



Être conscient d’être heureux rend-t-il pour autant moins heureux ? Je ne crois pas, pas plus que le fait de croire qu’avoir le dernier objet high-tech, la dernière tenue à la mode nous permettra de nous sentir bien dans son corps.

Il n’y a rien de plus violent que la guerre de la vie, se battre pour vivre et il est ridicule de ne pas user de stratégie à l’en- contre de celle-ci pour la gagner. Réagir au quart de tour sans stratégie, au son de l’humeur et à l’odeur du sang qui frémisse dans nos veines est la sauce parfaite accompagnant le plat des vaincus. Alors oui, je ne peux m’empêcher en te voyant réagir à l’extrême pour une réflexion ou une vérité à laquelle tu ne peux faire face parce que par tes choix tu t’es rendus faible, que le diable doit rire de toi. Il n’est pas question de se relever ou de ne pas se relever après un échec, mais plutôt de savoir correctement se lever. L’art d’attendre, c’est la force d’obtenir des plus riches et ce n’est pas une question d’argent ou de richesses palpables.