lundi 14 septembre 2015

Vous allez aimer mes imperfections


Le grand jour est donc arrivé, je me suis réinscrite sur un site de rencontre, mais voilà décrocher LE rdv qui vous fera rencontrer l'homme ressemblant à Edward dans Twilight et bien il me faudra certainement dormir 100 ans avant de LE rencontrer
comment envisager qu’un valide soit en couple avec une personne porteuse d’un handicap… Pourtant l’amour et la sexualité sont les choses au monde les mieux partagées! Entre les idées toutes faites, ce qu’on s’imagine, et la réalité : comment vit-on la sexualité lorsqu’on porte un handicap ?

Le handicap est-il un obstacle à une histoire d’amour

Tout être humain aime, désire, et éprouve du plaisir, quels que soient son physique et ses déficiences. L’amour et la sexualité sont des dimensions fondamentales de la santé physique et mentale. Elles participent à développer notre pouvoir de vivre et d’être heureux, et sont un élément essentiel des relations à soi-même et aux autres. L’amour et la sexualité concernent la personne en entier, et pas seulement le fonctionnement génital et le corps. C’est pourquoi le handicap n’empêche pas d’être amoureux ni de ressentir du désir pour quelqu’un !

Les personnes handicapées peuvent-elles avoir des relations sexuelles ?
    

Il peut en effet y avoir des difficultés dans la réalisation de l'act sexuel en raison de problèmes moteurs , quoi que...

Mais la sexualité ne peut se réduire à l’acte sexuel Je ne sais pas si vous voyez où je veux en venir. Je vais tenter de préciser ma pensée dans l'article ci dessous : femelles, inclinez vous

Il y a de nombreux chemins qui mènent au partage du plaisir sensuel : ça peut aller de l’amour, du beau, de la tendresse, des marques d’affection, du plaisir d’être ensemble, à des gestes, des baisers, des caresses, un accouplement…     

Le handicap laisse rarement indifférent. Chacun d’entre nous a déjà rencontré des personnes en situation de handicap et cela a certainement fait naître différentes émotions. Ces émotions sont difficilement contrôlables, elles ne sont pas volontaires. Nous sommes même surpris par ce que l’on ressent. On voudrait pouvoir se raisonner mais une émotion ça ne se commande pas… Ca surprend, ça prend de court, ça nous dépasse parfois. Souvent même, elles nous trahissent. L’émotion peut être plus ou moins intense, fugace ou persistante. Elle est instinctive et s’exprime  à travers le corps : expressions du visage, rougissements, gestes, postures…

Quelles sont ces émotions ?

Ressentis et réactions face au handicap

Sûrement avez-vous déjà croisé une personne en fauteuil roulant dans un lieu public. Peut-être vous a-t-il demandé son chemin ? Qu’avez vous alors ressenti ? Même légèrement, juste avant de lui répondre. Un petit malaise ? Une gêne ? Une envie d’aider ?


Mais pourquoi la rencontre avec quelqu’un porteur d’un handicap nous affecte, ou du moins créée-t-elle une émotion ?

La peur des différences

D’une façon générale, les différences nous font peur. Elles peuvent facilement susciter le rejet, la curiosité ou l’exclusion. Le racisme, par exemple, peut être lié à une peur de la différence (inconsciente) impliquant le rejet voire la maltraitance ou la destruction.

Le handicap peut renvoyer au manque, à l’impuissance, à la dépendance, à la souffrance. A des choses donc auxquelles nous ne désirons pas nous confronter ne serait-ce que par la pensée. Nous préférons peut-être vivre dans l’illusion qu’elles n’existent pas. Et voir qu’elles existent dans la réalité extérieure  peut nous renvoyer au fait qu’elles existent peut être à l’intérieur de nous…
Femelles : incliner vous

Depuis mes premiers ébats, je ressens une espèce de malaise diffus à l’égard de la sexualité.  Pas à l’égard de la mienne, tout va bien – merci. Mais à l’égard de celle qui m’est proposée par mes congénères mâles. Quelque chose m’a toujours gênée, sans que je ne parvienne à mettre le doigt sur l’origine du problème ou à verbaliser clairement mon ressenti.

J’ai enfin compris que la domination masculine s’était insinuée jusque sous ma couette, sans que je ne m’en sois aperçue, et que la sexualité masculine pensée par et pour les hommes n’était tout simplement pas la mienne. Par sexualité masculine j’entends :


-Une sexualité centrée autour des rapports phallo-vaginaux. La pénétration est centrale, et tout le reste est périphérique, pour ne pas dire anecdotique. Qualifier ce qui ne relève pas de la pénétration de préliminaires est en ce sens extrêmement parlant, car cela sous-entend par opposition que la pénétration est bien le but ultime du rapport sexuel, le graal.


-Une sexualité centrée autour des désirs et fantasmes masculins. L’industrie du porno, qui s’adresse aux hommes, est ainsi riche d’enseignements. On y voit des femmes réduites au rang d’objets se faire pilonner et bifler, dans la joie et la bonne humeur. Du moins, c’est l’idée.


-Une sexualité centrée autour du pénis, the one & only. Ces messieurs ne semblent pas se demander grand chose d’autre à part « Où est-ce-que je vais bien pouvoir le mettre ? ». D’où les sempiternelles questions – que celles qui ne les ont jamais entendues me jettent le premier canard vibrant : « Tu suces ? » et « Tu pratiques la sodomie ? ».

Le drame de ma vie est d’être hétéro. J’aime les hommes, ils me plaisent, ils m’attirent, depuis toujours. Cela me semble naturel. Quoique… Difficile de savoir à quel point mon orientation sexuelle est naturelle dans une société qui glorifie le couple hétéro, je serais certainement une lesbienne parfaitement épanouie ou une bissexuelle très accomplie à l’heure qu’il est.

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