Le grand jour est donc arrivé, je me
suis réinscrite sur un site de rencontre, mais voilà décrocher LE
rdv qui vous fera rencontrer l'homme ressemblant à Edward dans
Twilight et bien il me faudra certainement dormir 100 ans avant de LE
rencontrer
comment envisager qu’un valide soit en couple
avec une personne porteuse d’un handicap… Pourtant l’amour
et la sexualité sont les choses au monde les mieux partagées!
Entre les idées toutes faites, ce qu’on s’imagine, et la
réalité : comment vit-on la sexualité lorsqu’on porte un
handicap ?
Le
handicap est-il un obstacle à une histoire d’amour
Tout être humain
aime, désire, et éprouve du plaisir, quels que soient son
physique et ses déficiences. L’amour et la
sexualité sont des dimensions fondamentales de la santé
physique et mentale. Elles participent à développer notre
pouvoir de vivre et d’être heureux, et sont un élément
essentiel des relations à soi-même et aux autres. L’amour et
la sexualité concernent la personne en entier, et pas seulement
le fonctionnement génital et le corps. C’est pourquoi le
handicap n’empêche pas d’être amoureux ni de ressentir du
désir pour quelqu’un !
Les
personnes handicapées peuvent-elles avoir des relations
sexuelles ?
Il peut en effet y avoir des difficultés dans la réalisation de l'act sexuel en raison de problèmes moteurs , quoi que...
Mais la sexualité
ne peut se réduire à l’acte sexuel Je
ne sais pas si vous voyez où je veux en venir. Je vais tenter
de préciser ma pensée dans
l'article ci dessous : femelles, inclinez vous
Le handicap laisse rarement indifférent.
Chacun d’entre nous a déjà rencontré des personnes en
situation de handicap et cela a certainement fait naître
différentes émotions. Ces émotions sont difficilement
contrôlables, elles ne sont pas volontaires. Nous sommes même
surpris par ce que l’on ressent. On voudrait pouvoir se
raisonner mais une émotion ça ne se commande pas… Ca
surprend, ça prend de court, ça nous dépasse parfois. Souvent
même, elles nous trahissent. L’émotion peut être plus ou
moins intense, fugace ou persistante. Elle est instinctive et
s’exprime à travers le corps : expressions du visage,
rougissements, gestes, postures…
Quelles
sont ces émotions ?
Ressentis et
réactions face au handicap
Sûrement avez-vous déjà croisé une personne
en fauteuil roulant dans un lieu public. Peut-être vous a-t-il
demandé son chemin ? Qu’avez vous alors ressenti ? Même
légèrement, juste avant de lui répondre. Un petit malaise ?
Une gêne ? Une envie d’aider ?
Mais pourquoi la
rencontre avec quelqu’un porteur d’un handicap nous affecte,
ou du moins créée-t-elle une émotion ?
La peur des
différences
D’une façon générale, les différences
nous font peur. Elles peuvent facilement susciter le rejet, la
curiosité ou l’exclusion. Le racisme, par exemple, peut être
lié à une peur de la différence (inconsciente) impliquant le
rejet voire la maltraitance ou la destruction.
Le handicap peut renvoyer au manque, à
l’impuissance, à la dépendance, à la souffrance. A des
choses donc auxquelles nous ne désirons pas nous confronter ne
serait-ce que par la pensée. Nous préférons peut-être vivre
dans l’illusion qu’elles n’existent pas. Et voir qu’elles
existent dans la réalité extérieure peut nous renvoyer
au fait qu’elles existent peut être à l’intérieur de
nous…
Femelles : incliner vous
Depuis
mes premiers ébats, je ressens une espèce de malaise diffus à
l’égard de la sexualité. Pas à l’égard de la mienne,
tout va bien – merci. Mais à l’égard de celle qui m’est
proposée par mes congénères mâles. Quelque chose m’a toujours
gênée, sans que je ne parvienne à mettre le doigt sur l’origine
du problème ou à verbaliser clairement mon ressenti.
J’ai
enfin compris que la domination masculine s’était insinuée
jusque sous ma couette, sans que je ne m’en sois aperçue, et
que la sexualité masculine pensée par
et pour
les hommes n’était tout simplement pas la mienne. Par
sexualité masculine j’entends :
-Une
sexualité centrée autour des rapports phallo-vaginaux. La
pénétration est centrale,
et tout le reste est périphérique,
pour ne pas dire anecdotique.
Qualifier ce qui ne relève pas de la pénétration de
préliminaires
est en ce sens extrêmement parlant, car cela sous-entend par
opposition que la pénétration est bien le but
ultime du
rapport sexuel, le graal.
-Une
sexualité centrée autour des désirs et fantasmes masculins.
L’industrie du porno, qui s’adresse aux hommes, est ainsi
riche d’enseignements. On y voit des femmes réduites au
rang d’objets se faire pilonner et bifler, dans la joie et
la bonne humeur. Du moins, c’est l’idée.
-Une
sexualité centrée autour du pénis, the one & only. Ces
messieurs ne semblent pas se demander grand chose d’autre à
part « Où
est-ce-que je vais bien pouvoir le mettre ? ».
D’où les sempiternelles questions – que celles qui ne les
ont jamais entendues me jettent le premier canard vibrant :
« Tu
suces ? »
et « Tu
pratiques la sodomie ? ».
Le
drame de ma vie est d’être hétéro. J’aime les hommes, ils
me plaisent, ils m’attirent, depuis toujours. Cela me semble
naturel. Quoique… Difficile de savoir à quel point mon
orientation sexuelle est naturelle dans une société qui
glorifie le couple hétéro, je serais certainement une
lesbienne parfaitement épanouie ou une bissexuelle très
accomplie à l’heure qu’il est.
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