dimanche 17 janvier 2016

CHAP 5 bis : la douleur est amoureuse de la force (2)



Ma vie au boulot : semaine 1 et 2

Il y a toutes sortes d'excuses pour toutes sortes de personnes , tant qu'elles veut bien ne rien faire. Il y a toujours excuse à faire , à dire , toujours un argument pour expliquer que : " non je ne peux pas faire ça " ou " non tu ne comprends pas " c'est toujours plus simple de choisir la simplicité
Toujours les mêmes choses , les mêmes paroles , les mêmes sujets , les mêmes phrases , les mêmes conclusions , et surtout le même résultat. C'est ennuyant. J'ai l'impression de voir le même film avec la même histoire , le même déroulement sur lequel je n'ai aucune influence
On ne me dis pas tout , et c'est parce que le tout n'est pas là qu'on croit que quelque chose nous échappe. J'ai appris sur la mer de la vie que certains bateaux ne veulent pas être secouru. Que la force ne se mesure pas en victoire mais en défaite. Et que la persévérance n'est pas le choix d'un instant , mais celui de toute une vie. Elle n'est pas parti. C'est simplement moi qui me suis égarée. Et aujourd'hui elle m'interdit de prendre le chemin pour la retrouver. Alors que fait-on dans la vie quand la solution à un problème n'existe pas ? Que fais-ton quand on nous dit que l'on y arrivera pas ? Que l'on nous décourage ? Que fait-on quand une issue nous bloque ? On tente de prouver le contraire.On est ce que l'on est. Ni super héros. Ni pourriture. Pas géniale et pas horrible. Mais qui que l'on soit. Quand on dit quelque chose. On assume les répercussions. Sinon il faut préférer se trancher la langue plutôt que de polluer l'air ambiant. Parler c'est beau. Assumer c'est admirable. Agir c'est magnifique
La souffrance pose le dilemme suivant : Soit tu deviens plus fort et tu passes , soit tu ne passes pas maintenant et tu ne passeras jamais. Alors continue. Continue à me faire souffrir , j'en apprend de plus en plus sur mes faiblesses et je les comblent au moment où nous parlons. C'est une question de temps. Une question de temps avant que je sois insensible , que ça ne me fasse plus rien. Fait moi souffrir par plaisir , par procuration , tant que tu me fais souffrir ça me convient. Parce que viendra un jour , où ni chaud ni froid. J'en aurai plus rien à foutre de tes douleurs , de ta vie , de ton existence. Parce que j'aurai transcendé ton petit jeu. J'aurai atteint son but à tel point que j'en acquérirai des milliers d'années lumières d'avance sur toi. Alors joue. Joue , amuse-toi et profite bien. Fait ce que tu le souhaites. Tu as déjà perdu. J'ai appris de tes erreurs. J'apprends des mes incapacités , jusqu'à ne plus en avoir. Tu es le maître pour quelques temps , j'ai dans la tête d'être le maître de l'éternité. Tu restes bloqué dans une sphère qui n'attend que ta fin pour s'effondrée sur elle-même. Mon monde évolue , se métamorphose en même temps que moi. Viendra un jour où je serai plus forte , plus résistante , plus endurante , plus déterminée que toi. Et quand se jour arrivera , si je te croise au détour d'une ruelle , je te regarderai de haut en bas , avant d'en esquissé un sourire du coin de la lèvre en regardant ton doux visage de défaitiste . A ce moment on compara le degré de victoire , la puissance de vaincre , la haine de réussir. Prend moi pour une vénarde qui ne sait pas de quoi elle parle , mais reste jaloux de ma capacité à avouer mes ambitions, tu as honte des tiennes à tel point que tu n'en parles pas , tu ne fais rien pour les réalisés. Ne soit pas amer face à moi , si moi , je décide d'en plus d'y croire , de les réalisés. Alors profite. Profite bien , ta couronne brille sur ta tête , mais de tout ça : ça ne dure qu'un temps.
Peut être qu'au final j'avais tord. Et qu'avec ou sans moi. La conclusion serait la même. J'ai peut être eu tord d'avoir cru que je pouvais changer la donne. Peut être que finalement c'est moi qui veut des gens mais les gens ne veulent peut être pas de moi. Mais puis-je être coupable de ce qu'aucun avant moi n'avait fait ? Je ne sais. Si je dois être pointé du doigt ou être plainte comme une malheureuse bête qui erre. Condamner a ne pas avoir de sens. Ni de but. Sur le trottoir d'une vie qui la refuse. Ni victime ni monstre. Juste le pantin de quelques mains qui l'espace d'un instant veulent bien jouer de moi , pour ce que je peux être ou faire paraître. Sans l'assumer. Peut être qu'en sommes nous ne choisissons pas qui nous sommes mais que les actions que nous faisons le décide pour nous. Suis-je ce que je dis. Ou ce que je fais ? Faut-il préférer la douleur des mots ou la souffrance des coups ? .. Je suis ce que l'on veut bien que je sois.

En attendant emmerdement maximal.



" Je veux me battre. "
" Pour ? "
" Un avenir meilleur."
" C'est sérieux ce que vous me dites ? "
" Bien évidemment. "
" Vous êtes certainne de ce que vous dites ? "
" Très. Je veux me battre pour MON avenir , un avenir meilleur. "
" Je vois.. Un peu égoïste dans l’âme non ? " 
" Je n'ai pas à faire le combat que d'autres doivent se livrer. Si l’égoïsme est représenté par le fait de ne pas vouloir faire le travail que les autres ont à faire par eux-même parce que incapable de le vouloir ils préfèrent crever la gueule ouverte. Alors oui. Considéré moi comme une égoïste , la premiere  même.  "
" Cette définition me plait assez , je vous y rejoins. "
" Plaire ou ne pas plaire , ça n'est pas mon intention. "
" Quelles est donc alors ? "
" Réussir. "
" Réussir dans quoi ? "
" Réussir. "
" La définition de la réussite pour vous , vous pouvez m'en donner une vague idée ? "
" Privée , c'est un.. Comment vous dire ... Une sorte de duel. Un duel éternel entre mon âme et mon coeur , je ne pas comment vous le dire.. Mon âme me montre ce qu'est la réussite. Mon coeur doute de pouvoir le réaliser. Mon âme admet l'ampleur de la tache , mon coeur s'y refuse. "
" Hum.. Un combat entre vous , et vous-même. Continuez. "
" Voilà c'est ça , jamais je n'ai connu un aussi incroyable adversaire que moi-même , quand je pense gagné , je perd , et quand je crois perdre , je gagne. Je ne suis jamais sur de rien, et pourtant c'est moi-même. Je ne me connais pas entièrement , et ça me plait tellement. "
" Pourquoi cela vous plait ? "
" La surprise .. La surprise. "
" Vous pensez y arrivez ? "
" Et bien ou verra bien. "


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