dimanche 31 janvier 2016

Et si je meurs violemment, pour combien de temps on se souviendra de moi ?

Mes événements de la semaine 3 à la semaines 6.



J'ouvrais les yeux , avec peine . Rien qu'a sentir la difficulté d'ouvrir mes pupilles .. J'ai directement compris , mon corps qui m'hurlait " Ne te lève pas " j'entendais mon esprit lui répondre " Pas le choix" ... 


       J'aborde ici un événement qui aurait pu être dramatique si je n'aurai pas donné ce coup de volant qui nous a sauvé moi et mon fils,Le vendredi 22 janvier, je rentrai avec Logan, Cette route étroite et sinueuse je la connais si bien. J'avais pris le parti de ranger cela dans un coin de ma tête, et d'éviter au maximum d'y repenser parce que c'est trop douloureux. Mais hier ayant reçu les conclusions de l'expert et de mon assureur, j'ai eu à me replonger la tête la première dans ces souvenirs si redoutés...
Nous sommes le vendredi 22 janvier 2015, fin de journée. Je suis fatiguée, longue journée commencée très tôt toujours mille chose à faire, pouvoir tout Gérer seule, de plus j'avais repris mon activité professionnel depuis seulement 3 semaines. Il est 16h25, comme tous les jours, je fais le trajet matin et soir soir et matin de mon « bureau » à mon domicile  ou de la ville à mon domicile, et à cette heure je ramenais logan de chez le coiffeur. Donc ce jour là, à cette heure, il fait encore jour, le sol avait était détrempé par la pluie des jours précédent, et le matin les routes étaient gelées. Je fais le même trajet depuis 2009, . Sauf , le sort avait décidé que quelque chose viendrait perturber cet engrenage si bien établi... 


    Je roule comme à mon habitude ni trop vite ni trop doucement, la route est sinueuse et étroite, c'est l'heure de « pointe », tout le monde rentre chez lui par voiture, vélo et bus, et ce bus transportant des adultes de l'ESAT. Résultat je me retrouve nez à nez avec cet énorme bus, lui qui n'a déjà à peine la place pour rouler nous freinons qu'au dernier moment dans un virage. C'est inévitable: le choc. J'allais me faire percuter en choc frontal voiture contre bus. Bus: 1 - Kangoo: 0.


         C'est à cet instant très précis, avant le choc, que j'ai vu ma vie défiler sur des secondes qui paraissent des minutes. Pourtant, cet instant, en réalité, est très furtif. Au moment où j'ai vu ce bus foncer sur moi, j'ai su. J'ai su qu'il était trop tard et que je ne pourrai rien y faire: avancer, reculer, freiner, peu importe, les dès étaient lancés. Je me souviens avoir ressenti comme un vide en moi, comme un trou qui m'aspire. J'ai eu des images plein la tête, les idées se bousculaient. Le temps est comme suspendu... 'Et si c'était la fin ?'       'A qui je manquerai ?'    'Comment mes proches prendront la nouvelle ?'    'Je suis trop jeune, ce n'est pas mon heure !'et surtout je laisserai une petite fille de 8 ans seule    « Merde, j'ai peur » et Logan que j'entendais hurler et qui s’agrippait à mon bras.


        Cette fois c'était certain , je devais fuir , partir d'ici au plus vite , de ce lieu qui m'oppressait et écrasé ma liberté . Je n'ai pas d'autre alternative. J'ai courus aussi vite que j'ai pus , mon coeur qui battait contre mes côtes , tel un animal sauvage voulant détruire la cage dans laquelle il se trouve. J'ai courus jusqu'à en avoir mal au jambes , jusqu'à ne plus pouvoir m'appuyer sur mes pieds. J'en suis tombé , ça m'a permis de m'accorder une pause , du moins un instant de répit , avec le silence comme seul compagnon. C'est à cet instant , où dans le calme de la pénombre et avec la solitude comme voisine que j'ai dés lors compris ce que je devais faire.
Fuir ne servait à rien , échapper à mes responsabilités aussi , rejeter la vérité me ferait perdre du temps. Et le temps j'en ai bien trop besoin. Me cacher dans un voile d'illusion ne servirait à rien , pire je ferais naître un espoir inconcevable et ça , c'est bien pire que ce que me réserve mes problèmes. Alors j'ai compris. Le tilt de ma vie , la lumière de mon esprit , l'ampoule de mon âme. Tout ça ne sert strictement à rien à part retarder l'échéance. Alors j'ai abandonner cette fuite d'irresponsabilité .
J'ai fais une chose incroyable. : donner un coup sec sur ce volant et foncer vers ce fossé


           La voiture est dans le fossé, Logan a fini de crier. Je suis sonné et je tremble, Logan lui a replier sa tête dans ses jambes, nous sommes pas blessé


      Le conducteur du bus arrive, à ce moment, très franchement, je n'ai mal nul part, j'ai juste eu très peur du choc. En voyant que nous avons rien, il est reparti prendre son constat, il profite de mon état pour me dire que je roulais trop vite, il commence à remplir, je le regarde stupéfaite Choquée certes mais pas conne, non je ne porterais pas tout les tords. Quelque temps après un fermier et son tracteur passe, le conducteur lui demande alors s'il peut me tirer du fossé, Lui repars me laissant seule. La voiture est difficilement tirée, il l'a met dans un champs, une voiture passe à ce moment, voyant que je ne pouvais pas marcher 2km jusqu'à mon domicile et le fauteuil resté dans le véhicule dont il était impossible d'ouvrir le coffre ou le coté passager, une fois rentré j'appelle mon assurance, il est 18h 11.
Au téléphone, le contact me demande la rue, l'endroit d’où je venais... Je n'avais aucune idée de la rue, j'étais fatiguée et douloureuse, lui me dis de retourner à la voiture et attendre le dépanneur. Je prend alors mon scooter électrique que j'avais gardé, je repars donc en pleine nuit laissant mes enfants à mon aide à domicile, je pensais que celle ci les garderai jusqu'à mon retour et quand j'ai rappeler à la maison alors même que j'attendais le dépannage, je remarquais qu'à 19 h 07, madame était partie laissant seule mes enfants, il est 20h 22 je rentre enfin chez moi
Le lendemain, là, le décor est tout autre. Je suis complètement bloquée du dos et j'ai des douleurs épouvantables aux hanches. Pourtant le père des enfants était là, fallait bien aller faire quelques courses...



Le lend demain


Le lundi matin j’appelle mon employeur, pas de voiture pour aller travailler, je demande si un militaire pourrait venir me chercher c'est NONNN, ils me mettent alors en congé payé, je téléphone alors à mon assureur, à l'APF, idéo acces « transports pour PMR » qui refuse mon transport car pas dans son rayon d'action. Me voilà sans aucune solution, je téléphone à l'action sociale des armée et retéléphone à mon assureur, je demande si un taxi pourrai venir faire le trajet, Devis...

J'appelle donc mon médecin traitant lui expliquant la situation, le rdv est pris pour le 29 janvier il accepte de me mettre en arrêt jusqu'au 08 févier, mes douleurs sont toujours persistante et je dors très mal la nuit.
Contrairement à mon très chèr employeur je ne chaume pas malgré la fatigue, je viens de mettre une option d'achat sur un kangoo Happyaccess essence BVA avec seulement 6500 KM.

Un SMS arrive, il est 11 h 12,nous sommes le lundi 25 janvier c'est mon aide à domicile qui me fait part de son arrêt de travail pour 2 semaines. (Dans un autre post je vous énoncerai les "petits soucis" que je rencontre avec elle depuis quelque temps




Et les aides à l'aménagement d'un véhicule dans tout ça ?


Dans le secteur public 


Ha oui j'oubliai quand nous avons l'ACTP il n'es pas possible d'avoir une aide pour les aménagements du véhicule sans passer à la PCH.

Mon très chèr employeur voudrai me mettre en invalidité, déjà le médecin expert disait que je pourrait pas accéder à un emploi et le comité médical m'a accordé 3 mois en mi temps thérapeutique.
Mon emploi est remis en jeu car le médecin de prévention adhère à l'avis du médecin conseil, un combat de chaque instant pour leur prouver ma volonté malgré mon handicap qualifié de lourd et ma situation très personnel de parents d'enfants handicapé

           1.         le taxi 
(hauteurs de prise en charge FIPHFP 140 € ttc/jour)sur la base d’une préconisation du médecin de prévention,

adresser à Mme X un dossier comportant :
- la préconisation médicale (c’est le document dont découle toutes les autres pièces. Tous les autres documents seront donc postérieurs à la date de la préconisation).
- la demande écrite de l’agent avalisée par le chef de service direct sur laquelle l’agent indiquera :
               - le nom du prestataire qui répond le mieux à son besoin,
               - sa renonciation à la prestation de compensation du handicap ,
- deux devis de taxi sur lequel apparaîtra le nom de l’agent et le tarif journalier pour un transport comprenant la prise en charge de l’agent à son domicile jusqu’à son bureau et retour pour tous les jours travaillés.
- une copie de sa RQTH . 

2.       L’aménagement du véhicule : (hauteur de prise en charge FIPHFP : 10 000 € ttc).

Le dossier devra comporter :
- La préconisation du médecin de prévention, (c’est le document dont découle toutes les autres pièces. Tous les autres documents seront donc postérieurs à la date de la préconisation).
- la demande écrite de l’agent avalisée par son chef de service direct, sur laquelle l’agent indiquera :
               - le nom l'aménageur qui répond le mieux à son besoin,
               - sa renonciation à la prestation de compensation du handicap
- deux devis d’aménagement sur lesquels apparaîtra le nom de l’agent,
- une copie de sa RQTH.


Dans le secteur privé


Aide de l'AGEPIPH :
le demandeur devra faire la preuve que l'aménagement de ce véhicule est indispensable pour accéder à un emploi identifié, conserver un emploi actuel ou participer à une formation professionnelle.

]Actions et montant
Acquisition d'un véhicule : participation à l'achat du véhicule dans la limite d'un plafond de 4 575 euros.

Aménagement d'un véhicule : participation au coût de l'aménagement du véhicule. La subvention ne dépassera pas 50% du coût total de l'aménagement et est plafonnée à 9 150 euros.
 

Aujourd'hui 31 janvier je suis toujours sans solution.



Ce que je retire de tout cela au final, c'est d'avoir pris conscience que tout ne tient qu'à un fil en fait, la vie, le destin... Ce jour là, les conséquences auraient pu être tout autres, bien plus graves. Dramatiques mêmes. Mais aujourd'hui, je suis là, je vais (presque) bien et je me dis que j'ai eu de la chance. Oui, appelons ça, comme ça: de la chance. Comme un signe que la vie m'aurait envoyé pour m'indiquer de plus (ou mieux ?) profiter de chaque instant, de transformer cette vulnérabilité en force, en envie de vivre de belles choses quoi qu'il puisse arriver...

La beauté des choses que nous avons , nous la créons tout d'abord. Je n'ai pas peur de la mort. J'ai peur de ne pas avoir le temps de faire ce que j'ai à faire. Surtout, de bien le faire. Plus l'effort est intense, plus la victoire est grande. 



J'ai marché , marché ... Calmement mais avec détermination. En direction de mes cauchemars . J'ai appris en cette courte période que nous ne pouvions mérité qu'un filament de lumière seulement après être passé dans la tornade qui nous fait devenir seul , dans le combat solitaire que nous devons tous mener . Alors j'ai marché , et je ne vous caches pas que j'ai trébucher . Mais la force d'un homme ne se mesure pas au nombre de pas qu'il peut faire sans tomber , mais au nombre de fois où il se relève.





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